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Accueil / Voiliers / Projets / Les projets / Canoë pneumatique à voile Canoë pneumatique à voileEtant adepte du bateau polyvalent et pratique, j'ai un canoë pneumatique. Seulement, ce n'est pas agréable de pagayer avec un pneumatique sur un plan d'eau venté. Autant se servir du vent pour se déplacer. J'ai donc envisagé de construire ou plutôt, de modifier, mon canoë pneumatique longiligne (genre kayak) en mini dériveur. Durant mes séances de pagayage, j'ai imaginé un support de gréement pour mon pneumatique. J'ai réfléchi aux plans de ma structure sur le lac du Salagou quand les dériveurs me tournaient autour et que je luttais contre le vent à la pagaie. J'adore le canoë mais en eaux calmes (sans vent) ou en rivières. Sur un plan d'eau avec du vent, là, je trépigne. C'est tellement magique de se déplacer grâce au vent. Premier systèmeMalgré de nombreux conseils décourageants, j'ai quand même entrepris le projet. Ca marche finalement bien. Au delà de mes espérances, même. Je vais bien plus vite (avec du vent bien sûr : force 3, 4 et même 5 en rafale) que lors d'un gros sprint a la pagaie. J'ai opté pour un gréement d'Optimist. Je ne pensais pas que je pourrais remonter au vent. En fait, je le peux très bien mais je ne peux pas faire de pur portant par vent fort. J'ai essayé le mât plus en arrière mais il ne vire pas. Il reste à la cape et dérive ce qui autorise uniquement les empannages. J'ai ensuite placé des genres de bastaques à larguer et reprendre au vent à chaque virement de bord. On voit que, vu l'étroitesse de l'embarcation, c'est moins évident de contrebalancer la gîte. Il vaut mieux avoir un passager sur l'avant (je n'ai pas pris le temps de faire des essais en solo en me positionnant à l'avant).
Montage Le système de dérives latérales, relevables elles aussi. Les taquets au dessus ont une forme bizarroïde pour accueillir les bastaques qui exercent une traction vers le haut. Après quelques corrections, le montage s'est avéré efficace dans les lacs. Cependant, sur certains lacs peu ventés, le montage devient décourageant pour une balade incertaine en vent : il me faut + de 20 minutes pour assembler traverse, dérives et safran. Seulement ce gréement marche très bien pour les allures travers ou largue. Pour louvoyer avec un vent de face, je pense qu'il est plus efficace de prendre les pagaies. Or, dans les lacs de fond de vallée, étroits et longilignes, on a très souvent le vent de cul ou de face. Ce gréement n'a donc plus d'intérêt.
Deuxième systèmeJ'ai donc conçu un autre gréement, beaucoup plus simple, avec un mat bipode qui se relève et se rabat en tirant sur un simple bout et une voile de style spi, uniquement pour aller au portant dans le sens du vent.Pas besoin de dérive ni de safran. Je garde les pagaies à la main pour corriger le cap. Pour aller face au vent, j'utilise uniquement la pagaie. La voile est une simple toile avec plus ou moins une forme de spi, qui peut se rabattre en deux sur elle même et peut ainsi naviguer au travers comme un foc. Dans cette configuration, toujours le même hic : la force vélique est trop sur l'avant et il est préférable d'avoir un passager ou de lester l'avant. J'ai par la suite créé un petit support de dérive facile à mettre en place et avec le safran on peut naviguer sans pagayer. Mais ce n'est pas dans cette configuration que ce système est le plus efficace. De Didier Serrut Commentaires
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De mon côté j'ai déjà essayé avec un petite aile de kite surf. Ca marche bien au portant, jusqu'au largue. Le travers devient inconfortable. Sinon il vaut mieux être deux pour gérer la direction.
BRAVO DIDIER !
a la premiere lecture ton article me plait ,mais quand je vois la signature ; je suis emu.
je t'explique, j'ai la meme envie mais pour un canoe RTM .
faut qu'on se voit ! 25 ans après on a encore des choses a partager .
je ne signe pas tout de suite pour te faire languir ,mais je te dis a très bientôt.
As-tu essayé de breveté ton invention?