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Canoë pneumatique à voile

Etant adepte du bateau polyvalent et pratique, j'ai un canoë pneumatique. Seulement, ce n'est pas agréable de pagayer avec un pneumatique sur un plan d'eau venté. Autant se servir du vent pour se déplacer.

J'ai donc envisagé de construire ou plutôt, de modifier, mon canoë pneumatique longiligne (genre kayak) en mini dériveur.

Durant mes séances de pagayage, j'ai imaginé un support de gréement pour mon pneumatique. J'ai réfléchi aux plans de ma structure sur le lac du Salagou quand les dériveurs me tournaient autour et que je luttais contre le vent à la pagaie. J'adore le canoë mais en eaux calmes (sans vent) ou en rivières. Sur un plan d'eau avec du vent, là, je trépigne. C'est tellement magique de se déplacer grâce au vent.

Premier système

Malgré de nombreux conseils décourageants, j'ai quand même entrepris le projet.
J'ai bâti un châssis + traverses intérieures supportant le mât (enfilé comme sur un Optimist ou un Laser) ainsi que 2 dérives pivotantes latérales, le tout sanglé au bateau pour le rendre solidaire.

Ca marche finalement bien. Au delà de mes espérances, même. Je vais bien plus vite (avec du vent bien sûr : force 3, 4 et même 5 en rafale) que lors d'un gros sprint a la pagaie.

J'ai opté pour un gréement d'Optimist. Je ne pensais pas que je pourrais remonter au vent. En fait, je le peux très bien mais je ne peux pas faire de pur portant par vent fort.
Le hic, il faut lester l'avant ou avoir un passager. Le bateau est trop souple sur l'avant et gîte trop alors que l'arrière reste à plat. Malgré tout, il avance quand même.

J'ai essayé le mât plus en arrière mais il ne vire pas. Il reste à la cape et dérive ce qui autorise uniquement les empannages.

J'ai ensuite placé des genres de bastaques à larguer et reprendre au vent à chaque virement de bord.

On voit que, vu l'étroitesse de l'embarcation, c'est moins évident de contrebalancer la gîte. Il vaut mieux avoir un passager sur l'avant (je n'ai pas pris le temps de faire des essais en solo en me positionnant à l'avant).

 

Montage

 
J'ai fait les planches en long en 2 parties pour éviter le maximum de matériel sur le toit : uniquement le gréement (mât, bôme, livarde). Tout le reste tient dans le coffre de la voiture.

Le bâti une fois assemblé.

Le pied de mât.

Le système de dérives latérales, relevables elles aussi. Les taquets au dessus ont une forme bizarroïde pour accueillir les bastaques qui exercent une traction vers le haut.

Le système du gouvernail relevable, actionné par un palonnier.

Après quelques corrections, le montage s'est avéré efficace dans les lacs. Cependant, sur certains lacs peu ventés, le montage devient décourageant pour une balade incertaine en vent : il me faut + de 20 minutes pour assembler traverse, dérives et safran.

Seulement ce gréement marche très bien pour les allures travers ou largue. Pour louvoyer avec un vent de face, je pense qu'il est plus efficace de prendre les pagaies.

Or, dans les lacs de fond de vallée, étroits et longilignes, on a très souvent le vent de cul ou de face. Ce gréement n'a donc plus d'intérêt.

Deuxième système

J'ai donc conçu un autre gréement, beaucoup plus simple, avec un mat bipode qui se relève et se rabat en tirant sur un simple bout et une voile de style spi, uniquement pour aller au portant dans le sens du vent.
Pas besoin de dérive ni de safran. Je garde les pagaies à la main pour corriger le cap.

Pour aller face au vent, j'utilise uniquement la pagaie.
 
Je reprendrais l'ancien système uniquement pour les régions assurément ventées comme la Bretagne.

La voile est une simple toile avec plus ou moins une forme de spi, qui peut se rabattre en deux sur elle même et peut ainsi naviguer au travers comme un foc.

Dans cette configuration, toujours le même hic : la force vélique est trop sur l'avant et il est préférable d'avoir un passager ou de lester l'avant.

J'ai par la suite créé un petit support de dérive facile à mettre en place et avec le safran on peut naviguer sans pagayer. Mais ce n'est pas dans cette configuration que ce système est le plus efficace.

De Didier Serrut

Commentaires

4 Commentaires
1- Henri, 29.10.2007 09:16 answer

De mon côté j'ai déjà essayé avec un petite aile de kite surf. Ca marche bien au portant, jusqu'au largue. Le travers devient inconfortable. Sinon il vaut mieux être deux pour gérer la direction.

2- familledt64@aol.com ou @neuf.fr, 06.05.2008 22:49 answer

BRAVO DIDIER !
a la premiere lecture ton article me plait ,mais quand je vois la signature ; je suis emu.
je t'explique, j'ai la meme envie mais pour un canoe RTM .
faut qu'on se voit ! 25 ans après on a encore des choses a partager .
je ne signe pas tout de suite pour te faire languir ,mais je te dis a très bientôt. Big Grins

3- moi alphonse, 09.05.2008 18:24 answer

Big Grins

4- brevet? fred, 27.06.2008 11:44 answer

As-tu essayé de breveté ton invention?


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