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Photo du Monocoque Micro Challenger 2000

Avis sur le Monocoque Micro Challenger 2000

Cette page a pour but de rassembler des avis et des témoignages (propriétaire, essai, presse,...) à propos du Monocoque Micro Challenger 2000.

Commentaire de Nautical Trek

Voilà un petit croiseur qui fourmille de bonnes idées.

La première concerne sa construction en double peau renfermant une mousse polyuréthanne injectée.

D'une part, cela permet de rendre le bateau incoulable (il est même homologué insubmersible, c'est à dire capable de naviguer avec son équipage même rempli d'eau).

D'autre part, cela procure une excellente isolation thermique et phonique. Adieux les problèmes de condensation !

Bel exemple de comment joindre l'utile (la sécurité) à l'agréable (le confort).

Continuons l'inventaire des bonnes idées en nous attaquant au cockpit.

On remarque immédiatement les très longues ouvertures des 2 coffres sous les bancs. On peut difficilement rêver mieux pour accéder facilement à ces 2 grands espaces de stockage.

Seul (petit) bémol : pour accéder au contenu d'un coffre, il faut que tous les équipiers sur le banc concerné lèvent leurs fesses.

Observez ensuite la position du rail d'écoute de grand-voile. Avancé jusqu'à la cloison du rouf, il ne gène absolument pas la circulation dans le cockpit.

Il convient ensuite de saluer le traitement du tableau arrière qui comprend 4 positions :

  • Fermé en navigation : sécurisant et protecteur.
  • ouvert à l'horizontale à l'arrêt : belle plate-forme d'accès au quai ou à l'annexe.
  • ouvert à la verticale au mouillage : échelle de bain grâce à ses marches moulées.
  • complètement retiré : jupe ouverte en navigation pour ceux qui aiment observer leur sillage (la tableau se déclipse facilement sans outil).

Là, je dis bravo !

Ce tableau multifonctions a nécessité la mise au point d'un safran particulier. Ce n'est pas la pelle du safran qui pivote pour les arrivées de plage mais l'ensemble du safran solidaire de sa mèche. Cette dernière est maintenue en place en navigation à l'aide d'un système de mâchoires "débrayables" lorsque les fonds diminuent.

Au mouillage, la barre peut être relevée pour dégager le cockpit. On peut aussi retirer facilement l'ensemble du safran.

Les profondes rigoles de chaque côté du plancher du cockpit sont moins convaincantes . Si elles permettent d'évacuer l'eau en préservant au maximum la sécheresse du plancher, elles s'avèrent être un redoutable piège à salissure.

Le coffre bâbord renferme la pompe hydraulique qui permet de relever la dérive lestée. Cette fois, inutile de faire lever tous les équipiers à bâbord pour pouvoir accéder au mécanisme. Une fente dans la paroi verticale du banc permet d'actionner la pompe de l'extérieur du coffre.

Sur le reste du pont, signalons le capot de baille à mouillage en 2 parties.

 

 

Observez comment le tangon de spi peut être fixé et utilisé en bout-dehors pour un spi asymétrique ou un gennaker.

Engouffrons nous maintenant à l'intérieur de la cabine. On y trouve une couchette double dans la pointe avant complétée par 2 couchettes simples.

Une planchette et un coussin amovibles en tête de la couchette double permettent d'accroître la capacité d'accueil autour de la table.

Cette dernière, avec ses 2 abattants et ses porte-bouteilles, peut se retirer pour libérer de l'espace en dehors des repas.

Elle peut alors être installée dehors dans le cockpit. Bien vu.

Côté équipets, il y en a un profond à l'étrave mais point le long des bordés.

On trouve, par contre, 2 équipets fixés sur la cloison arrière du rouf. Situés de part et d'autre de la descente, ils sont idéalement placés pour accueillir les affaires à garder au sec mais à portée de main du cockpit en navigation.

On trouve un grand coffre sous la couchette avant et un plus petit sous chaque banquette.

Un rangement est également accessible sous la marche de la descente.

Observez les trous alignés dans l'épontille. et qui permettent de contrôler visuellement le niveau de remontée de la dérive.

Celle-ci est enfermée dans un puits complètement étanche. Aucun risque d'infiltration d'eau dans la cabine. Si on le souhaite (c'est même conseillé en navigation "rase cailloux") , une position de la pompe hydraulique permet de ne pas bloquer la dérive lorsqu'elle est en position basse. En cas de choc contre un obstacle, elle peut ainsi remonter toute seule dans son puits.

Les concepteurs de ce petit voilier ont décidément pensé à tout...

 

De Jean-marc Schwartz, Mars 2007

Autres avis et témoignages

Pour donner votre avis ou nous faire part de votre expérience sur le Monocoque Micro Challenger 2000, n'hésitez pas à utiliser la zone de commentaire en bas de cette page ou à m'envoyer un mail : contact(at)nauticaltrek.com

Commentaires

1 Commentaire
1- Satisfaction Damiano, 11.07.2008 14:33 answer

je suis satisfait de mon premier bateau: un Micro-challenger du 1979, avec lequel je navigue sur eaux internes et en Manche. Excellent compromis entre confort, prestation et prix, encore en production depuis 1979.
1) Excellent bateau au près (jauge micro) moins au portant (mais la moyenne sera dopé avec l'utilisation d'un spy).
2) Quille retractable: donc tous les avantages d'un quillard en termes de raideur à la toile, mais avec une mise à l'eau super-simplifiée parce que la quille rentre dans la cocque (en revanche on la retrouve dans la cabine meme si une petite table masque le puits de quille). Le bateau s'echoue à plat sans bequilles.
3) Bon confort interne grace à 4 couchettes de bonne taille, une petite table-rechaud-evier central, un toit escamotable ... en revanche, le cockpit est petit.
4) Facile à transporter sans permis E, derrière une voiture de cilindrèe moyenne (j'ai une Golf 144 cc) et à mettre à l'eau grace à un poids interessant de 56o kg à vide.
5) Bateau encore produit avec des petites modifications et donc le chantier naval azuréen peut vous envoyer les pièces detachées.
6) Prix interessant entre les 3000 et les 6000 euros. Moins par rapport au first 18, Microsail et Corsaires sont en général plus chers.
Si vous avez plus de questions ecrivez moi:
a.damiano@free.fr
(95).


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