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Accueil / Récits / Italie / Venise en Astus 20 / Lagune de Venise

<<Départ laborieux

Escale à Murano>>

Premiers pas dans la lagune de Venise

Enfin sur l'eau !

Retour à la mise à l'eau (1), en partie en bus, en partie à pied (sous le cagnard) et en partie en stop (cool).

11h30 : Je suis content de retrouver Florence et nos 2 filles aînées (Léa, 8 ans et Julie, 6 ans) et pouvoir enfin larguer les amarres.

Même si, pour l'instant, la navigation se résume à descendre un canal au moteur, c'est déjà ça.

On s'arrête rapidement dans un méandre, à l'ombre des arbres plantés sur la rive, pour pique-niquer.

Ce coin de campagne tranquille est à peine troublé par le passage d'un bateau ou d'une voiture de temps en temps.

On a gardé les flotteurs repliés le long de la coque centrale car l'on sait qu'un peu plus loin, il y a une petite écluse à passer (2).

 

Le passage de l'écluse n'est qu'une formalité ... mis à part le câble électrique qui traverse le canal à la sortie.

Vu d'en dessous, difficile de dire si le mât passe ... Tout juste ! Heureusement que l'on est descendu d'1m50.

Nous voilà de "plein pied" avec la lagune distante d'encore un kilomètre.

Petite halte sur ce qui ressemble à une sorte de plage pour sortir les flotteurs puis nous mettons les voiles dans une agréable brise de 2 beauforts.

Le trimaran glisse rapidement sur le plan d'eau dépourvu de vagues. On navigue en sortant du boulevard balisé par d'énorme poteaux. C'est par là qu'arrivent les cargos à destination de Fusina, l'important port commercial de Venise.

Il fait une chaleur étouffante mais l'eau opaque d'un marron verdâtre ne donne pas vraiment envie de se baigner. Dommage, car à plus de 28 degrés, on pourrait y passer le plus clair de notre temps.

On passe rapidement devant Venise et quelques îles pour un premier repérage de la lagune.

Assez vite, j'éprouve quelques difficultés à me situer car je ne dispose que d'un petit croquis de la lagune et de ses principales îles...

L'embêtant, c'est que tout l'horizon n'est que terre, que ce soit des îles, le continent où la langue de terre qui ferme la lagune. Et les distances sont bien plus grandes que ce que j'imaginais.

Je finis par me retrouver complètement désorienté. On s'arrête à un endroit à la recherche d'une carte de la lagune... Sans succès. Je me résigne à demander mon chemin et sortir, pour la première fois de ma vie de randonneur, le compas stocké en fond de cale.

Bivouac de légionnaire

L'après midi bien entamé, nous nous mettons à la recherche d'un coin pour passer la nuit.

La tâche n'est pas facile. L'idéal serait de se mettre au bord d'un village mais les abords des villes "civilisées" sont tous occupés par les bateaux locaux. On ne sait pas trop où on a le droit ou pas de se mettre sans risquer la colère d'un italien qui n'arriverait plus à se garer sur son "parking".

Bien sûr, on pourrait aller dans l'une des marinas mais on a lu qu'elles étaient excessivement chères et souvent fort agitées par le ressac dû au passage des bateaux à moteur.

On rêve plutôt d'un bout de nature tranquille...

Plusieurs fois, il nous semble l'apercevoir au loin. Mais une fois sur place, on déchante vite.

  • Trop près d'un chenal et l'endroit est agité par les sillages des bateaux à moteur.
  • Le fond vaseux et peu profond qui risque de s'assécher à marée basse (80 cm de marnage quand même !)
  • un recoin trop calme où l'eau stagnante est peu ragoûtante...
  • trop de cailloux, impossible de s'amarrer suffisamment près de la rive pour pouvoir y débarquer sans annexe
  • Des bâtiments en ruine trop proches et qui pourraient blesser quelqu'un s'ils venaient à s'effondrer...

De guerre lasse, nous renonçons à dénicher l'endroit idyllique. Nous optons pour un morceau de lande parfaitement calme (3) à l'écart des chenaux fréquentés.

Ce que nous avions pris de loin pour de l'herbe s'avère être une sorte de buisson ras sur lequel on ne peut marcher. Pas de balade non plus à côté de ces "espaces verts", c'est de la vase. Nous voilà contraints de rester à bord.

Les filles s'amusent à observer les nombreux crabes qui courent sur la vase.

21H, c'est au tour des hordes de moustiques de se lancer dans la bataille malgré la grande moustiquaire que l'on a installée comme on a pu au dessus du cockpit.

Plus tard dans la soirée, la brise tombe et la chaleur devient lourde et étouffante.

Entre les problèmes de voiture et ces conditions difficiles de bivouac, le moral est en berne. Pour l'instant, ça ne ressemble pas vraiment à des vacances. Surtout lorsque l'on se remémore notre rando nautique en Corse l'été précédent, les plages de sable fin, l'eau cristalline,...


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