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Gros coup de vent au mouillage

Le premier accueil en Méditerranée m’a permis de tester un certain nombre de choses, ça peut être instructif alors je vais essayer de raconter.

Le bateau
Un trimaran Magnum 21 classic, au mouillage par trois mètres d’eau, fonds de sable, à l’abri des vents d’ouest et légèrement exposé aux vents de nord ouest aux environs de Hyères.

Le mouillage
Du solide : une ancre de 10 kg avec 8 mètres de chaîne de 10.

Les circonstances
J’avais prévu une remorque de mise à l'eau pour pouvoir mettre le bateau à terre en cas de coup de vent mais j’ai dû la retourner au vendeur car inadaptée au Magnum 21.

Fin mai, la météo annonce force 7 d’ouest pour la nuit. Compte tenu des difficultés pour remettre le bateau sur la remorque de route, je choisis de laisser le bateau au mouillage.

Le lendemain matin, je constate que le vent a bien atteint force 7 établi et a temporairement tourné NW durant la nuit avant de revenir W.
Le bateau, lui, a bien résisté, le mouillage ayant accompli tout son devoir.

Mais la météo reprend le force 7 pour la journée et annonce W force 8 pour la nuit, tournant NW. J’avais vérifié le mouillage la veille. Pas de possibilité d’aller sans risque jusqu’au bateau, il devra seul affronter le coup de vent.

La nuit, le sommeil a été difficile. Le vent soufflait fort en faisant du bruit au travers des volets.

Au matin, on constate les dégâts : le vent a atteint 60 noeuds en rafales et la mer a formé des creux de 9 mètres.
Plusieurs bateaux, mouillages rompus, sont perchés sur les rochers. Le vent est W force 7.

Mon Magnum, lui, flotte toujours au même endroit. Il est un peu plus enfoncé sur l’eau mais n’a pas bougé d’un centimètre.

J’ai dû attendre le troisième jour pour aller jusqu’au bateau et constater les problèmes.
Quelle est cette pellicule blanche ? Pas de la neige, le climat ne s’y prête guère. On goutte, c’est bien du sel.

Le bateau est alourdi par l'eau qu'il a embarqué. La coque centrale est pleine jusqu’au niveau du plancher du cockpit.
Après avoir vidé une partie de l’eau, on branche la nourrice et le moteur Honda, sans faire aucun caprice, démarre à la première sollicitation.

Direction la plage pour finir l’assèchement et ausculter un peu plus le patient. Assèchement fait, pas de dégâts. On pourra sortir le week-end prochain.

Conclusion

  • Un très bon mouillage est une solide garantie de sécurité et le Magnum 21 est vraiment insubmersible. Il est certain qu’à sa position, les creux n’ont pas atteint 9 mètres mais un quillard calant au moins 1m50 s’est retrouvé au sec au milieu des rochers, gouvernail brisé (je rappelle qu’il n’y a pas de marée en méditerranée).
  • Il faudra trouver une solution pour éviter que l’eau n’envahisse la double coque.

Marc PHILIPPE, juillet 2007

 


Témoignage d'un autre Marc...

C'est curieux, mon Magnum a plutôt tendance à "tirer des bords" au mouillage par gros temps ! L'été dernier, en Corse, au mouillage au fond du golfe de Lava, orienté plein ouest, et où la houle a provoqué parfois des rouleaux de 3 mètres sur la plage, l'eau n'est pas du tout entrée dans le coffre. Pas une goutte.

La seule fois que j'ai eu de l'eau dans la coque centrale (je veux dire sous le cockpit, et le coffre plein jusqu'au raz de la porte ), c'était en navigation au portant dans des rafales à 9 du côté de Calvi : le bateau plongeait sous une vague sur 2. Dans ce cas, une "pellicule" d'eau de 5 cm d'épaisseur passait du taquet d'amarrage avant jusqu'au tableau arrière !

En entrant dans la baie de l'Ile Rousse, on sentait à la barre que le bateau était "un peu" plus lourd. La petite pompe à main a été utile pour vider le coffre, mais ce n'est qu'en sortant le bateau de l'eau à Bonifacio que nous avons réalisé qu'il y avait de l'eau sous le cockpit. C'est clair, cet engin est insubmersible ! Mais là, c'était en navigation.

Sinon, d'accord avec Marc, en terme de sécurité au mouillage: Big is beautiful ! J'ai donc pu vérifier que mon ancre de 10 kg sur bout plombé crochait bien dans le sable, mais j'ai eu un moment d'inquiétude aussi !

Marc Slaney, juillet 2007

 


Témoignage d'Antoine C., mai 2007

Celette (trimaran Astus 20.1) a bien traversé la tempête du week-end sur son corps mort (+ de 100 km/h selon l'aviateur de beau-frère)...

Content d'avoir passé une bonne partie du dimanche matin d'avant à tout arrimer et assurer !...

Cela n'a pas été le cas pour 5 autres bateaux qui se sont retrouvés sur la plage (et pourtant, il n'y en avait pas tant que ça encore à l'eau).

Me voilà un peu rassuré pour les semaines à venir...

Antoine


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Magnum 21