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Accueil / Récits / France / Méditerranée / Echouage en Méditerranée Echouage en Méditerranée
Bonheur total !Le soleil darde l'étang de Bages de ses premiers rayons quand je franchi la passe du port de la Nautique (1). La météo consultée sur quatre sites WEB prévoit un vent de 13 à 20 km/h de secteur Nord-Ouest. A hauteur de la bouée d'alignement du port, je place Ti-Mazoul, mon Hamac, face à la Tramontane déjà forte de si bon matin. Je réduis le régime de "la mobylette", un moteur Honda de 2,3 CV, et hisse la voile en prenant d'entrée de jeu deux ris. Ti-Mazoul file plein sud à vive allure et c'est le bonheur total. Quelques temps plus tard, le lazy-jack se décroche et la bôme est à quelques centimètres au dessus du toit de la cabine. L'île de Planasse (2) est proche et je décide d'aller mouiller sous le vent de cet abri naturel pour effectuer la réparation. Elle ne prend que quelques minutes, juste un noeud à refaire. Bien que constatant que le vent fraîchi encore, je m'octroie un peu de repos. Le niveau baisse…Mauvaise analyse… L'étang communique avec la mer et la Tramontane a fait baisser le niveau de l'eau. Les posidonies affleurent la surface et ma mobylette peine à pousser le Hamac dans cette végétation. Changement de programme, je vais aller me planquer à la base nautique de Peyriac-de-Mer (4). Je connais bien l'endroit, c'était mon port d'attache précédent. L'étang moutonne. La mobylette, entravée par les posidonies, peine à pousser Ti-Mazoul contre la force cumulée des vagues et du vent qui culmine à 37 nœuds. A trois reprises, alors qu'une centaine de mètres me sépare des pontons, le vent prend la main sur la barre du bateau et me pousse hors du chenal d'accès. Inutile d'insister, je risque de fracasser mon Hamac sur l'un des pieux du chenal. Poussé vent arrière, je fais retraite vers le Soulier (5), un petit cailloux, qui m'abritera peut-être de ce sacré vent qui commence à entamer mon moral. Il est 13 heures et le Soulier laisse passer beaucoup trop de vent à mon goût. Je mouille le bateau par moins d'un mètre cinquante avec une ancre prolongée par 6 mètres de chaîne et 10 mètre de grosse amarre plus un grappin équipé de même. Il est temps de prendre un peu de repos et de me restaurer. Une tomate et une boîte de petit salé aux lentilles plus tard, je dois admettre que c'est une journée de merde. Malgré les deux ancres, le bateau dérape doucement et donne de plus en plus prise au vent. Haut fond inhabituelJe remonte mon mouillage et, poussé par la mobylette, je longe la rive sud de l'île quand j'échoue le bateau dans un haut fond (6) de quarante centimètres.Je mets la mobylette en marche arrière et à fond. Rien à faire. Le Hamac est posé sur ses deux quilles et refuse de bouger. Dire que je suis passé à cet endroit des dizaines de fois mais comme un crétin, j'ai oublié que la Tram' avait vidé l'étang. Primo, garder son calme et trouver des solutions pour sortir de là. Je vais hisser la voile et faire gîter le bateau avec un peu de chance il se décrochera du fond… Comme il me semble en appui sur la quille bâbord, je décide de transférer tout ce qui pèse sur tribord. A l'intérieur de la cabine, c'est un vrai chantier. Le bateau coule ?A l'ouverture du coffre qui contient les réserves d'eau, j'ai un coup au cœur. Le fond du coffre est plein de flotte. L'eau doit passer par les fixations de la quille.Je saute sur la pompe de cale et évacue l'eau dans le cockpit.Un petit truc, goûter l'eau… Si seulement l'idée m'était venue, j'aurais constaté que c'était de l'eau douce provenant d'une bouteille d'eau minérale percée par le choc. Après ce grand déménagement, je tente d'ébranler le bateau en utilisant l'aviron en bois comme bras de levier. Aux grands maux les grands remèdes, j'enfile mon gilet de sauvetage et me confectionne un harnais avec un bout que j'attache à la fixation de l'écoute de grand voile. Pour finir, et avant de me jeter à l'eau, je déplie l'échelle télescopique. Ce serait trop bête de désensabler mon bateau pour le regarder partir sans moi. J'ai beau jouer les Jean Valjean, pousser, tirer, soulever, rien à faire. Le bateau ne bouge pas. Françoise à la rescousseAvant de déclencher les secours, ranger le bateau et tout préparer pour une opération de remorquage. Je récupère dans le bloc côtier le téléphone de la capitainerie du port de la Nautique (1). Françoise est fidèle au poste. C'est une excellente navigatrice apte à comprendre la situation. "Françoise, je suis échoué derrière Planasse en 43°04'37N et 002°59'49E. Je ne suis pas en danger mais le bateau talonne et j'ai peur de la casse." "Patientez, je contacte le capitaine et l'agent de port. Ils vont venir vous chercher." Quelques minutes après, Françoise me téléphone pour m'annoncer qu'ils font route avec la vedette du port et qu'il me faut caler ma VHF sur le canal 72. 16 heures. J'ai la vedette en vue. Après plusieurs tentatives infructueuses, le Capitaine me propose d'ancrer le bateau et de rentrer avec eux en attendant que le vent marin fasse remonter le niveau de l'étang. Je refuse catégoriquement. J'ai de l'eau et des vivres pour tenir une semaine, je n'abandonne pas mon Hamac aux éléments. Avant de me laisser à mon triste sort, ils me proposent, par mesure de confort d'essayer de tourner le bateau face aux vagues. La vedette opère un mouvement d'encerclement pendant que, dans l'eau, je pousse sur l'étrave. Le retour prendra du temps. Les vagues atteignent un mètre et le vent ne faiblit pas. La vedette m'accompagnera jusqu'au port. Après un pot pour les remercier et une bonne douche pour me dessaler, je me suis écroulé sur la bannette pour un tour de réveil. En conclusion
Un grand merci à l'équipe de permanents et de bénévoles de la SNN (Société Nautique Narbonnaise). Je vais changer la mobylette pour une moto… Commentaires
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On s'y croirait... à galérer aux côtés de Richard sur ce banc de sable.

Malheureusement, les galères font partie des marques de parcours que tout marin doit virer un jour ou l'autre. Un passage quasi obligé pour progresser, une cicatrice qui témoigne de l'expérience acquise.
Là, l'avantage, c'est qu'on profite de l'expérience et de ses enseignements en restant bien au sec et au chaud chez nous
Le biquille c’est génial sauf… quand on s’échoue :
Pas moyen de faire gîter pour s’en sortir et puis là, on ne peux pas attendre la pleine mer !
Oui, c'est ce que l'on dit des biquilles... sauf que là, Richard a quand même réussi à le faire gîter jusqu'à rentrer de l'eau dans le cockpit !
Salut Richard
le fond du probleme est quand meme ton moteur trop faiblard pour mettre en securité avec du vent...
j'avais un 5Cv sur un edel 2 (moins de fardage que toi) j'ai toujours cru que j'étais sur motorisé jusqu'a un coup de mistral a la ciotat ou la les watts permettent de se mettre en sécurité ...
sur le lac j'utilisais un 2cv sans problème ... quand il y avait plus de vent
Passe a un moteur plus puissant pour ta sécurité (4cv ?)
A+
ASKI
Françoise Alberny (surveillante du port)
Gérard Lapeyre (Maître de port)
Laurent Dubouchet (agent de port)
Emile Lauthelin (membre actif à la SNN)
Merci à vous tous une bouteille de champ est déja dans le bateau, elle attend que nous soyons réunis pour être débouchée.
Amts à vous
PS : pour Aski j'ai commandé un 4Cv Yahm.
Je suis passé l'autre jour pour photografier un Tiburon et le Leisure 17...a quel endroit es tu amarré , nous pourrions éventuellement nous rencontrer ...gilbert.corbieresarobasewanadoopointfr
j'aime bien les petits bateaux, petit n'est pas péjoratif et j'y inclus le mien
cordialement, gilbert;
A Gilbert Corbières
Mon Hamac est sur sa remorque, quand tu passes l'atelier d'entretien, il est dans la travée située après la rangée d'abres qui suit.
Pour une rencontre ce serait avec plaisir.
J'ai même le projet d'une virée vers Coliour, le fait de naviguer à deux bateaux est sécurisant.
Cdt
j'ai vu le bateau
)
on peut se rencontrer pour contact tel portable 0682073805 ou adresse mail message précédent
( et en plus les photos sont extras...
pour collioure tu a se projet pour ???
Cordialement, gilbert.
Bonjour Gilbert
Mes excuses pour cette réponse tardive mais je n'étais pas retourné sur cet endroit du site.
Pour te répondre, au printemps je remplace l'antifouling, ensuite si la météo est plus clémente que cette année j'aimerais faire cette petite croisière avant l'arrivée des touristes soit entre mai et juin. J'ai aussi le projet de refaire les iles d'Hyeres.
Je te laisse mon téléphone : 06 65 30 84 92.
cdt
le week-end de pâques ne s'annonce guère mirifique, je repasserai à ton bateau la semaine prochaine , sinon on se tel
pour le moi de mai aller vers collioure pas de problême, hormis cette fameuse météo...
@+gilbert.