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Raid musclé en 5O5 en Corse du sud

Philippe Markt, cinquante ans tout rond, a déjà bien bourlingué : America's cup, Transat, plusieurs tours de France à la voile, vice champion d'Europe en Surprise, 18 pieds Australien ... et 34 ans de 5O5.
Souhaitant retrouver les joies simples d'une navigation à sensation sur un petit bateau vivant, il embarque Etienne, son neveu, pour 10 jours de raid en 5O5, en complète autonomie.

Avec un joli brin d'insouciance et un solide sens marin, les 2 compères traversent les coups de vent et de mer sans bobo ...

Philippe nous livre le récit de cette aventure musclée et les nombreux enseignements et conseils qu'il en retire.

Texte de Philippe Markt, photos de Philippe et Etienne Markt

Raid Corse en 5O5, juillet 2005

Pourquoi ce choix ?

Je navigue en Corse depuis longtemps mais j'ai toujours été frustré de ne pas pouvoir mieux profiter des magnifiques petites criques rendues inaccessibles à cause du tirant d"eau de nos bateaux de croisière.
Je cherchais une solution (zodiac, canoë, cata léger, etc...) et je me suis dit chiche ! Pourquoi ne pas le faire en 505 ?

Justement, mon neveu venait de restaurer une coque Rondar de 1972 avec un mat de Flying Dutchman, une dérive de Ponant, des voiles d'occasion ….bref un gros bricolage!

Le périple

Nous avons choisi le parcours Ajaccio Porto-Vecchio car cet itinéraire nous permettait de profiter des secteurs sauvages jalonnés de nombreuses calas propices au bivouac tout en ayant des vents portants pour traverser les bouches de Bonifacio.
Ce choix s'est avéré pertinent car nous n'avons fait que deux heures de près durant notre périple.

Cette fois ci il n'était pas question de traverser en 5O5…. Heureusement, des amis Corses m'ont permis de stocker ma voiture et ma remorque sur leur terrain pour la durée de notre périple.

Ajaccio étant très bien reliée par les transports en commun, cela me permettait de pouvoir retourner chercher ma voiture quelque soit le point de chute car, il faut le préciser, nous voulions faire impérativement ce raid en autonomie complète.

Nous nous sommes fixé comme but Porto-Vecchio, objectif modeste qui nous permettait de musarder dans la partie la plus intéressante et nous laissait deux ou trois jours de battement en cas de revers météo.

La navigation

Un petit tour sur Internet pour se rendre compte que l'accès aux côtes Corse est plus réglementé que je ne le pensais et je découvre avec stupeur qu'il est interdit de camper dans toutes les zones achetées par le conservatoire du littoral ainsi que dans la réserves des bouches de Bonifacio (Iles des Lavezzi, Cavallo, Piana comprises).

Donc adieu la tente qui, de toute façon, était trop lourde pour notre bateau.
Le bivouac serait plus discret.

En bon marin, nous nous somme pourvu d'une carte marine "Navicarte 1008 Propriano –La Magdaléna" au 1/100 000ème et surtout, d'un excellent Guide des côtes édité chez Galimard "LA CORSE DU SUD" dont les photos aériennes se sont avérées extrêmement précises et fort utiles à la préparation de notre type de navigation (accostage, bivouac).

La préparation du bateau

Le 5O5, qui est un bateau déjà extrêmement volage en temps normal, devient particulièrement traître s'il est trop chargé.

Comme il n'était pas possible d'emmener plus de 40 Kg (nourriture, eau, matériel de sécurité compris), nous avons été obligé de réduire notre équipement au minimum.

Chacun a donc pu disposer de seulement deux bidons étanches de 20 litres pour ranger l'équipement personnel, la nourriture, les matelas, palmes, masque et tuba étant stockés dans le caisson avant.

La glacière pour conserver la nourriture fraîche et les bouteilles d'eau minérale étaient positionnées à l'intérieur du cockpit en fonction des conditions de navigation rencontrées pour rééquilibrer le bateau.

La préparation du bateau fut rapide (une soirée). On s'est contenté d'une révision des éléments vitaux, du recollage des lèvres du puit de dérive et du bouchage généreux de toutes les entrées d'eau à la bombe de mastic silicone.

Le départ

Mardi 5 Juillet au matin, embarquement pour la Corse après un long parcours routier (seulement 2 km) et le plein d'argent liquide car les distributeurs de billet sont rares dans les criques sauvages mais les paillotes nombreuses…

Notre premier souci fut de trouver une mise à l'eau suffisamment proche d'Ajaccio mais relativement calme de façon à pouvoir peaufiner notre préparation en toute sérénité.

En route donc vers le sud, les plages de Porticcio sont magnifiques mais peu accessibles avec une remorque.
Le hasard nous conduit à l'Isolella et sa mise à l'eau de rêve dans l'anse Médéa (Parking ombragé, plage peu fréquentée, site à recommander...).
Le bateau fut rapidement armé et mis à l'eau car nous devions nous débarrasser de la voiture et de la remorque le soir même.

 Pas le temps de tester les réactions du bateau en charge on verra bien demain !

Premier bivouac dans une chambre à coucher magnifique mais où le ressac fait un bruit d'enfer.
La fraîcheur nocturne s'avère agréable mais la rosée du matin redoutable. Heureusement, le soleil Corse résout rapidement le problème.

2ème jour

Plus question de faire les "kékés", il faut y aller.
Nous partons au près dans un vent de force 3 et une mer très clapoteuse.
Le bateau plante des pieux, prend un maximum d'eau par l'avaleur de spi.
Dur retour à la réalité, le 5O5 n'est pas un bateau de croisière et ne supporte pas la charge !
Premier arrêt à midi dans l'anse de Portigliolo puis contournement du Cap Muro dans des conditions de plus en plus musclées et descente rapide vers l'anse d'Orzo, endroit mythique à cause de sa célèbre paillote "CHEZ FRANCIS " (qui devrait être déclarée d'utilité publique dans un endroit aussi désert….).
Beacher avec une houle qui ferait peur à "Brice de Nice" étant trop risqué, nous préférons slalomer entre les rochers pour atteindre une petite crique moins exposée, plus facile à dire qu'à faire car la limpidité de l'eau fausse totalement la notion de profondeur.

Ouf nous voila posés sur le sable, vite une petite "TORA" réconfortante (bière corse) et un très lourd repas (boites de saucisses lentilles, salade de fruits, afin d'alléger le bateau) puis un petit somme comme à la maison.
Même le ressac, pourtant toujours très présent, ne nous dérange plus.

3ème jour

Départ vers midi avec un vent soutenu et une grosse houle d'Ouest prometteuse de surfs endiablés.
Il faut savoir que pour tenir un 505 au portant dans les conditions fortes, la sécurité, c'est l'attaque, avec le spi de préférence qui permet d'atteindre des vitesses impressionnante mais surtout stabilise le bateau en le tirant vers le haut à condition de ne pas faire d'erreur…

Il va sans dire que la croisière à cette vitesse laisse peu de temps pour admirer le paysage, nous faisons une petite halte gastronomique sur la magnifique plage de Cupabia et profitons du camping pour nous ravitailler.

Nous repartons pour Propriano. Le vent a légèrement baissé mais pas la houle.
En cherchant l'allure idéale, je me retrouve avec Campomoro en ligne de mire.

Est ce bien raisonnable de traverser le golfe de Valinco aussi loin des côtes avec un dériveur léger ?
Pas du tout, mais la prise de pied (vieille expression de marine) en perspective emporte la décision.

Le golfe est traversé en 25 minutes (13 nœuds de moyenne) et nous rentrons dans le mouillage de Campomoro dont la réputation d'abri sûr n'est pas usurpée.

4ème jour

Après une nuit hachée : bombes à eau (de mer) projetées par des plaisantins et une érosion galopante de la plage (je comprend mieux pourquoi les autochtones m'ont recommandé de toujours attacher le bateau durant la nuit),

Nous prenons la météo. Rien de rassurant, toujours de la houle et 30 nœuds de vent dans les bouches de Bonifacio.

Nous hésitons à prendre la mer et comme la bière porte conseil nous décidons de réfléchir sur une terrasse ombragée.
Midi passé, heure décisive en méditerranée, le vent se mis à baisser progressivement et la courte distance qui nous sépare de la prochaine "cala" nous incite à reprendre la mer qui avait d'ailleurs fini de ronger la plage.

Nous sortons du mouillage en escaladant les vagues et naviguons au prés contre un fort clapot de sud croisé avec la houle en direction de la pointe d'Eccica.
Mais soudain le pire qu'il puisse nous arriver arriva, le vent tomba et notre bateau se transforma en sous marin malgré les efforts démesurés d'Etienne pour écoper (nous avons maudit notre avaleur de spi qui absorbe l'eau à merveille dans ce type de conditions).

Que faire ? Retourner à Campomoro distant de 3 miles... Solution peu réaliste avec cette force de vent.
Ou aller à la côte avec le risque de s'écraser contre les rochers ?

Vu l'urgence, nous optons pour la deuxième solution surtout que je connaissais l'existence d'une petite Cala près de cet endroit.

En approchant, nous constatons que derrière les déferlantes, il y a bien une minuscule plage parfaitement calme malgré son exposition ouverte face à la houle. Comment est-ce possible ?
Héroïquement, nous nous engageons dans la passe en priant et en écopant (merci Etienne), et là, miracle, nous pénétrons dans une sublime crique sableuse couverte d'écume. C'est la cala d'Aguila.

5ème jour

Séchage de tout le matériel, plongée en apnée, naturisme, lecture, bricolage, escalade, photos, soirée invités par les Corses… c'est fous ce que l'on peut faire dans un endroit aussi perdu !

6ème jour

Miracle, la houle s'est enfin calmé.
Bien que nous ayons complètement succombé au charme de cette cala, nous nous résignons à la quitter.

Passage de la pointe Sénetosa avec une petite brise thermique comme nous en rêvions depuis le départ, tourisme le long des plages de sable blanc, un arrêt photo dans la cala Longa et une halte pour nous sustenter et recharger notre électronique portable sur la grande plage de Tizzano.

Après une tentative de ravitaillement infructueuse (la sieste est longue en Corse !), nous repartons en direction de Roccapina avec un thermique vigoureux mais heureusement portant.

Une houle croisée se forme et transforme la mer en shaker.

Une petite pose pour admirer le Lion et sa baie turquoise puis nous reprenons le rodéo en direction de la baie d'Arbitru qui est située juste avant Figari.

Un peu échaudé par la navigation du jour, nous consultons la météo. Celle-ci nous prédit une courte fenêtre demain avant retour du Mistral.

La décision est vite prise, le passage des Bouches de Bonifacio sera pour demain.

7ème jour

Aujourd'hui, c'est du sérieux. Le bateau est préparé avec minutie.
L'équipage est concentré et bien conscient que la navigation du jour se fera dans un secteur dangereux.

Départ 10 heures pour avancer au maximum avant que le vent ne soit trop fort.
Peine perdue. A 10 heures 30, le vent a déjà dépassé force 5.

C'est reparti au largue sous spi pour une traversée expresse du golfe de Ventilègue, le bien nommé, et un salut au planchistes de la Tonara (les statistiques donnent plus de 20 jours de vent au dessus de force 4 sur ce spot au mois de Juillet).

Autant dire que les 16 miles que nous avions à parcourir furent vite avalés et nous nous retrouvâmes avant midi au-dessous des falaises de Bonifacio et son goulet.

Nous résistons à l'envie de rentrer à la voile dans ce joyaux (c'est possible avec un 505) et continuons notre chemin en direction de l'île de Piana.

La tentation est grande de faire un petit tour aux îles Lavezzi mais le vent était déjà trop fort pour prendre ce risque.

Le passage entre Piana et le continent est un moment inoubliable :eau limpide, au point que l'ombre du bateau se reflète parfaitement sur le fond de sable blanc, ambiance polynésienne agrémentée d'une lumière spécifique aux bouches de Bonifacio.

Séance photo, repas rapide car, bien que légèrement abrité par le continent, on sent bien que le vent n'a pas dit son dernier mot.

Bien nous en a pris car le vent est monté à force 6 et nous a littéralement éjecté des Bouches et du golfe de Santa Manza, fort venté lui aussi, mais sans houle ce qui nous a paru beaucoup plus confortable.

En moins d'une heure, nous étions à Rondinara, site magnifique mais victime de son succès.
Heureusement, la baie est grande et un Corse nous a chaleureusement offert l'hospitalité sur son terrain.

Le soir, repas au restaurant bien mérité et une bonne nuit agrémentée d'un lever de soleil magnifique.

8ème jour

Départ en douceur sur un lac, on comprend vite pourquoi ce secteur est particulièrement prisé par les bateaux à moteur.
Une petite halte touristique sur la plage de Palombaggia puis nous continuons notre route jusqu'à la cala Rossa en face des îles Cerbicales (dont l'accès est interdit) pour notre avant dernier bivouac.

Une apnée nous permet de découvrir les merveilles de l'endroit : mérous, poulpes, sèches, murènes et autres espèces méditerranéennes nous apparaissent comme a l'état originel. On croit rêver.

Dans la nuit, nous avons eu la surprise de nous faire réveiller par un jeune renard très intéressé par notre sac de nourriture et pas du tout impressionné par notre présence.
La situation, ludique au départ, est devenue rapidement conflictuelle.

9ème jour

Après une dernière apnée et une petite boule à l'estomac, nous partons sans entrain pour notre destination finale avec une idée en tête, trouver un endroit suffisamment calme pour plier notre matériel et tout rincer à l'eau douce (les hommes compris).

Le golfe de Porto-Vecchio est traversé à l'aide d'une petite brise portante qui nous laisse le temps d'admirer ce site exceptionnel.

Mais comme si l'aventure ne pouvais pas se terminer sans un adieu des éléments, devant le port, nous sommes pris dans un violent orage qui nous oblige à affaler la grand voile et à rentrer sous foc histoire de tester une dernière fois notre sens marin.
Il va sans dire que tout a été rincé à la perfection.

 

10ème jour

Un rapide trajet en bus pour récupérer la voiture et un retour au point de départ non s'en s'être perdu dans la montagne à cause de nos amis Corses qui aiment bien jouer avec les panneaux indicateurs.

Malgré l'hospitalité de nos relations ajacciens nous préférons dormir une dernière fois à la belle étoile sur la plage Médéa afin de boucler l'aventure.

 

ENSEIGNEMENTS

Comment aborder ce type de raid

Attention, le raid dans des zones peu fréquentées et ventées est une activité dangereuse.

Comme en croisière ou en montagne, il faut toujours envisager le pire.
Pas question de partir en se disant que l'on naviguera qu'en dessous de force 4 comme nous l'avions pensé au départ !

Une maîtrise parfaite de son bateau est nécessaire et une bonne connaissance de la région et de ses régimes météo est indispensable.

Chaque soir, nous préparions la navigation du lendemain afin d'avoir la configuration de la côte en tête et d'être capable d'improviser instantanément quand les éléments se déchaînent.

Les rochers Corses sont extrêmement traîtres, même pour un dériveur, et la transparence de l'eau ne fait qu'accentuer le problème.

En raid, on est obligé de composer avec la météo, il ne faut donc pas se fixer des objectifs trop ambitieux qui risqueraient de vous pousser à la faute.

Le principe de naviguer en autonomie est tout à fait gérable à condition d'avoir toujours 3 à 4 jours de vivre d'avance car le principal risque est de se retrouver bloqué par un coup de vent dans une crique isolée.
De toutes façon, une assistance à terre est peu envisageable car les plus belles criques ne sont pas accessibles par la route.

Les bivouacs

Rechercher un site de bivouac, c'est tout un art.
Il doit être facilement accessible avec le bateau mais aussi suffisamment isolé pour passer une nuit tranquille (Nous n'avons jamais été dérangé mis à part les bombes à eau et le renard).

Tirer le bateau chargé sur la plage n'est pas une mince affaire.
Heureusement, des mains charitables sont souvent venues à notre secours.

Il est nécessaire de le monter très haut et de l'attacher car une plage est vite rongée par le ressac et le niveau de la Méditerranée varie avec la pression atmosphérique (pas besoin de baromètre).

Se méfier des calas qui sont capables de se vider et de se remplir en l'espace d'un quart d'heure pour une raison qui m'est inconnue (pour info, en patois Corse, le terme "cala" veut dire plage accessible en bateau).

L'accueil

Le 505 est un véritable passeport. Son manque de confort et son originalité intrigue les novices comme les spécialistes ce qui favorise considérablement les contacts.

L'accueil des Corses a été extrêmement chaleureux et spontané (hospitalité, ravitaillement, conseils) alors que les rapports avec les bateaux de croisière habitables étaient glaciaux, ceux-ci étant beaucoup plus préoccupés par la tenue de leur mouillage que par deux olibrius qui se promènent en 5O5.

Avoir un beau bateau, c'est bien, mais un peu de convivialité contribue aussi à la qualité d'une croisière !

Le budget

Nous avons dépensé 400 euros par personne en 10 jours, traversées en bateau et bières comprises.

je pense qu'il est difficile de trouver meilleur rapport qualité-prix !

La Corse

Au dessus de toutes nos espérance.
Sa configuration est particulièrement propice à ce type de raid à condition de se méfier des secteurs ventés comme les Bouches de Bonifacio et le Cap Corse, ou peu abrités comme les golfes de Porto et de Sagone.

La sécurité

Gilets de sauvetage, seau (il nous a été très utile), fusées, miroir de signalisation, 2 téléphones portables, une pharmacie, un bidon accroché à la têtière de grand voile pour éviter le retournement complet et une paire de palmes à portée de main en cas d'abandon du bateau.

La météo

Nous ne comptions que sur notre téléphone portable, solution peu fiable car la couverture est aléatoire. Une VHF est préférable.

L'équipement

Une protection maximum du soleil est à prévoir (chapeaux, tenue blanches). Pour le reste, un coupe vent est suffisant.

Attention, les soirées peuvent être fraîches. Il faut prévoir une petite polaire et un pantalon pour se prévenir des moustiques et un bon oreiller (c'est l'accessoire qui nous a le plus manqué).

L'argent liquide

Être prévoyant car il est difficile de retirer du liquide sur ce parcours et le manque d'autonomie oblige à consommer dans les paillotes chaque fois que cela est possible.

Heureusement les commerçants nous ont aimablement dépannés.

L'alimentation électrique

Nécessaire uniquement pour recharger le téléphone portable et le palm. Nous n'avions pas de solution, mais il serait bon de prévoir un accumulateur solaire.

La nourriture

Les plats déshydratés à cuisson rapide sont idéals car beaucoup plus légers que les boîtes et très bien conditionnés. Surtout, ne pas se priver des fruits Corses qui sont remarquables.

L'eau

Nous avions en moyenne 10 litres d'eau minérale. C'est beaucoup mais on ne peut pas prendre le risque de se déshydrater dans des secteurs aussi arides.

Le principal danger rencontré

Une grosse houle avec un clapot croisé qui nous remplissait le bateau à chaque vague et un vent mollissant qui ne nous permettait plus de vider avec les trappes.

CONCLUSION

Cette aventure montre qu'il est possible de faire des raids intéressants avec un dériveur pour un budget minimum à condition de choisir un bateau suffisamment marin et performant à toutes les allures.

Les constructeurs de catamaran ont déjà conçu des bateaux adaptés au raid, pourquoi ne pas faire de même pour le dériveur, car celui-ci est moins cher, plus maniable, moins encombrant, plus confortable et supporte mieux la charge !

En raid touristique, la vitesse n'est pas un avantage car elle risque de vous faire rater les détails les plus intéressants (nous avons navigué en moyenne 1 heure par jour avec le 5O5).
Par contre, le confort et la maniabilité sont primordiaux.


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