2ème jour, remontée de l'Elorn
Je voulais coûte que coûte montrer à Chris mon lycée
qui m'a fait connaître les joies de la
pension et surtout de la voile, donc arrimage à la seule
bouée au pont tournant de Landerneau [11],
promenade à pied dans la ville, danses bretonnes, ...
Dans l'euphorie,
nous avions
complètement oublié l'heure de la marée et
nous avons appareillé à 23h00 pour
rejoindre Brest [9] de nuit. Une nav éprouvante car
le GPS ne nous a pris en compte qu'a
partir de la moitié de la rivière, c'est après plusieurs échouages et à la lampe torche que nous
avançons à contre-courant.
La pleine lune ... nous l'avions dans les
yeux. C'est pire que le soleil. On confondait
les eaux saines avec les ombres des arbres et vice versa.
A
4h00 du matin, enfin arrivés à la cale, exténués
et hyper tendus, nous avons bien mérité une
grasse matinée surtout que maintenant il pleut.

Involontaire ... Landerneau, au bout de l'Elorn

En attendant la marée
3ème jour, Anse de Lauberlac'h [12]
Mouillage sur ancre, idéal, dans une eau digne des plus beaux
lagons.
Préalablement nous avons fait le plein d'eau de source à la
Grève de Kerdrein [13] et pris une douche à bord.
4ème jour, Daoulas
Halte au Tinduff [14], joli petit port.
Attention, conchylicultures !!! dans la rivière, mais le balisage est
correct. En arrivant sur Daoulas [15] beaucoup de méandres, si on se
plante, le moteur nous en sort facilement.
En arrivant, le choix de l'emplacement à quai ne se pose pas (nous étions trois bateaux). Bien amarré, à marée basse, le mur fait 3m de
haut mais pour rejoindre la berge on le fait par la rivière à pied.
Commodités : commerces

Aube sur Daoulas
5ème jour, Hôpital-Camfrout [16]
Aussi sympa.
Commodité : eau potable, vidange eaux sales, pas de 220v, poste,
tous commerces.
6ème jour, Le Faou [17]
Super tranquille et très accueillant. Pour accéder au quai, c'est le
seul port avec des échelles métalliques car le marnage est à près de
4m (amarrer le plus loin possible la pointe et l'arrière et
installer une cravate pour garder le bateau droit).
7ème jour, Terenez [18]
Sur ancre, au niveau de l'ancien passage à gué, la tenue est très
bonne avec une ancre plate malgré le courant important (la petite
bouée de mouillage a même coulé en s'enroulant autour de la chaîne. Nous avons été quitte pour un petit stress, nous ne mettrons plus de
bouée).
 
9ème jour, Port Launay et Châteaulin
4 heures de nav, voile et moteur. La rivière n'est pas spécialement
jolie. Passage de l'écluse. Promenade sur le canal, accostage
sur la berge droite, il y a de la place.
Port Launay [19] est un
petit musée sur l'eau et très convivial. Ensuite on pousse jusqu'à
Châteaulin [20] pour être en ville.
10ème jour, Landevennec [21]
Après un ravitaillement aux viviers d'en face, visite de
l'Abbaye de Saint Guénolé [22]. Ce côté de côte est moins touristique et
plus sauvage. Les mouillages sont rares et nous arrivons dans les
eaux de la Marine Nationale.
Ca clapote un peu plus au mouillage et
les nuits sont plus agitées mais le dodo prend le dessus. Eau
potable sur la plage.
11ème jour, Lanvéoc
Joli site, station voile, terrain de camping, Fort de Lanvéoc [23] et une
très belle vue de la rade.
12ème jour,
Brest [9]
Le vent agréable de NE passe au vent de SW forcissant à 4.
Nous rejoignons le Moulin Blanc [1] pour passer une nuit « tranquille »,
au son des drisses qui cognent contre les mâts.
En chemin, nous
rencontrons, à une centaine de mètre, ce fameux dauphin qui a fait
tant parler de lui en Bretagne durant cet été en
agressant des
pêcheurs.
13ème jour, Quelern
L'ALBRET sous voile effectue un sauvetage en mer, un
pêcheur en panne de moteur et le vent en sens contraire, pour
rejoindre Lanvéoc [23] en remorque et on s'est promis de se retrouver un
jour pour boire un coup de « gwen rus ».
Nous passons une nuit épouvantable. Le vent lève un gros
clapot qui cogne sourd contre la coque et le vent siffle dans les
haubans comme pour nous dire de partir. Donc mouillage déconseillé
car l'étranglement entre la presqu'île de Crozon et de Quelern [24]
provoque un effet venturi et même en étant sous le vent de la
presqu'île, nous ne sommes pas protégés.
14ème jour, Camaret [25]
Un joyau des côtes françaises. On sort du goulet en tirant
des bords pour arriver dans des eaux tranquilles et au fond de la
baie, ce havre de paix avant d'attaquer l'océan.
15ème jour, Tas de pois
Nous quittons Camaret après avoir fait le plein de
spécialités à la poissonnerie des quais (entre autre, du foie gras
de la mer, UNIQUE, à déguster sans modération).
La Pointe du Toulinguet [26] nous offre un paysage sublime, nous
rencontrons quelques aimables pêcheurs ainsi que des vieux gréements
en goguette.
|