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Grand Pavois 2005

Le Salon du Grand Pavois de La Rochelle est l'occasion pour les petits chantiers de présenter au publics des petits voiliers sympathiques car atypiques.
L'édition 2005 ne faillira pas à la règle.

Tout d'abords, avec le premier exemplaire du Kouign Amann fraîchement mis à l'eau. On découvre un bateau plaisant à regarder avec une jolie carène surmontée d'un rouf volumineux mais esthétique.

La bonne surprise est à l'intérieur avec un volume qui décoiffe (surtout lorsque la quille sabre est abaissée): de la hauteur et de la largeur à revendre.

Coté rangement, c'est encore limité. Il faudra attendre l'ajout prochain de grands et profonds équipets le long du bordé pour trouver où poser les affaires... et où se caler le dos une fois assis.
Quand aux sacs plus volumineux, il prendront place sous la cockpit ou au pied des couchettes latérales.
Du coup, le cockpit se retrouve dépourvu de coffre... dommage.

Ce que j'ai pris pour un accès à la mer par le tableau arrière est en fait l'emplacement pour fixer le moteur hors bord.

 

Il y avait ensuite le nouveau Globe 530.4 qui, extérieurement, ressemble à l'ancien 530. Même coque performante et même cockpit spacieux.
Il faut descendre dans la cabine pour y découvrir la principale différence : une vraie petite cabine où l'on peut s'asseoir et dormir à 3.

Un panneau de rouf coulissant facilite la descente dans la cabine. Le rouf a été rabaissé afin d'améliorer l'esthétique du bateau... au détriment de la hauteur utile dans la cabine. On y tient assis mais le plafond n'est jamais loin du cuir chevelu.

Il faudra voir à l'usage si la baille à mouillage qui réduit la hauteur disponible pour les pieds sur une partie de la couchette est gênante ou pas.
De même, l'expérimentation sur l'eau, au prés serré par mer formée permettra de savoir si le bout dehors coulissant présente un risque d'infiltration d'eau à l'intérieur de la cabine.

On notera la présence d'équipets structurels qui reprennent intelligemment les efforts de compression du portique supportant le mat.
Un petit hublot sur l'avant du rouf améliore l'aération et l'éclairage de la cabine sans permettre toutefois, à un enfant d'y séjourner en passant le buste au travers.

Pour le stockage du matériel, on trouve un espace sous le cockpit mais le contre-moulage des couchettes n'offre pas de volume de rangement dessous.

Le cockpit peut accueillir 2 coffres à ouverture verticale. Une porte en option permet de les rendre étanche.

   

Dans un autre genre, le Viva 600, construit en Pologne, vous offre un maximum d'équipement de confort (cuisine, WC séparés) dans une coque de 6,15 mètres.
Le résultat est plutôt séduisant avec des boiseries chaleureuses et un rouf elliptique à l'esthétique plaisante.
On dispose même de 2 grands coffres dans le cockpit ainsi qu'un système de tenue latérale du mat lors du matage et un support de mat sur le tableau arrière , chose rare qui mérite d'être soulignée.
Reste à savoir comment se comporte cette coque rondouillard dans des conditions de mer et de vent variables.

 

On pouvait également admirer sur le quai accueillant le "village bois", le tout nouveau Birvidic, étonnant dériveur au cockpit interminable.
On notera la présence de 2 coffres sur la console centrale supportant le mat avant tandis que d'autres coffres viendront s'ajouter sous les bancs du cockpit, grâce à l'ajout de trappes sur leur face verticale.

Pour compléter la visite du "village bois", on peut mentionner un superbe Seil en bois vernis

et un Proa particulièrement original et innovant, fruit d'un projet d'étude d'étudiant de la filière bois, et sur lequel nous reviendrons prochainement plus en détail.

 

Poursuivons avec les multicoques en notant l'arrivée en force de petits trimarans repliables.

Le Triptyque 18, construit en contreplaqué / époxy, est particulièrement léger (200 kg). Avec ses 19 m² de voilure, il se déhale au moindre souffle.
Il faudra faire attention de ne pas trop le charger pour ne pas altérer ses performances.

Le Tryptique 18 a permis à Christophe Maurel, son architecte constructeur, de valider le concept applicable à des unités plus importante (les triptyques 26 et 34) :

- système de repliage à 3 positions (remorque, moteur ou voile)
- système de matage
- organisation des aménagements

On ne sera donc pas surpris de trouver un aménagement ambitieux (cabine avec couchette double, WC, coffres sous les banquettes du cockpit, bimini top) mais à échelle réduite.
La couchette double et la cabine conviendra tout à fait pour des enfants mais des adultes s'y trouveront à l'étroit et préfèreront dormir en s'installant un couchage dans le cockpit.

On notera que le système de repliage des flotteurs se manoeuvre de l'intérieur du cockpit à l'aide de différents palans.

Je terminerais enfin en citant l'Astus 20.1, la toute nouvelle version polyester de l'Astus 20 présenté l'année dernière en contreplaqué époxy.

Les visiteurs étaient nombreux pour venir découvrir cette nouveauté. La hauteur disponible dans la cabine et le volume de rangement disponible ont surpris à l'unanimité ceux qui ont pris la peine de se glisser à l'intérieur.


Nautical Trek s'est déjà fait l'écho des nombreuses qualités de ce trimaran lors des premiers essais en mer, je n'y reviendrais donc pas.
Mais s'il existait une élection du bateau de rando de l'année, l'Astus 20.1 mériterait assurément d'accéder aux plus hautes marches du podium !


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