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Accueil / Voiliers / Projets / Mode d'emploi du chantier Mode d'emploi du chantier
Y'a qu'à, faut qu'on …Maintenant que l'idée d'un grand chantier naval numérique communautaire est posée, il n'y a plus qu'à se lancer. Ok, mais dans quelle direction ? Pour ceux qui se sentiraient un peu perdus, voici quelques premières pistes à suivre.
Les 2 gammes du chantierJe pense qu'on verra deux types de production sortir du chantier Nautical Trek :
Car les seconds, au contraire, sont lancés avec l'espoir même pas secret d'aboutir concrètement sur l'eau un jour. Les voilà condamnés à tenir compte des contraintes de la vie réelle d'un bateau : construction, sécurité, performance, coût, … A vivre comme un accouchement : pas toujours facile mais quel bonheur quand le bébé est là !
Le concept boatBon, là, on est clairement dans le domaine de la liberté de penser. On ne va pas se prendre la tête à essayer de poser des barrières pour canaliser tout ça, au contraire. Vous pouvez coucher sur le clavier l'idée de ce voilier si particulier qui a traversé votre esprit embrumé un soir de pleine lune. Tous les moyens sont bons pour participer à cette exposition voguant allègrement du Musée maritime à la galerie d'Art Moderne. Pour être exposé dans la galerie, adressez-moi simplement vos "œuvres" par mail : conceptboat(at)nauticaltrek.com
Le projetLà, vu qu'on aimerait bien aboutir, on va essayer de se donner toutes les chances pour avancer et réussir. Pour cela, quelques principes et règles, empruntés au développement réel des bateaux et des logiciels Open Source, sont probablement bons à suivre.
Demandez le programmeLa première étape consiste à décrire le programme du bateau. Il s'agit de dire à quoi va servir le voilier et non pas à quoi il va ressembler. A ce stade, ne faites pas l'erreur tentante de fixer les caractéristiques du voilier que vous imaginez (votre vision) mais contentez-vous de poser le problème (votre besoin). En dressant le cahier des charges que le voilier devra remplir et non pas les spécifications des solutions qu'il faudra mettre en œuvre, vous aurez tout à gagner :
Quelques exemples concrets :
Dessine moi un bateau…Que ce soit votre programme ou celui proposé par un autre, la seconde étape consiste à proposer un début de solution. Votre vision du bateau le plus adapté au programme décrit.Il se peut que vous hésitiez entre plusieurs options radicalement différentes comme par exemple une solution monocoque et une solution multicoque. Pas de problème, il suffit de multiplier les avant-projets différents. Précisez les caractéristiques du voilier et expliquez vos choix architecturaux. Un petit croquis, réalisé à la main ou à la souris, est toujours bienvenu pour illustrer le propos. A ce stade, inutile de rentrer dans les détails, ils seront affinés ultérieurement si le projet est adopté. Les différents bateaux sur lesquels nous avons pu naviguer n'ont pas manqué de modeler notre vision de la solution idéale. Il faut logiquement s'attendre à des avant-projets très différents… et c'est bien le but du jeu. Pour proposer un avant-projet, envoyez le moi par mail : projet(at)nauticaltrek.com
Qu'en dites vous ?Du commentaire courtois à la déclaration d'amour enflammée, vous êtes cordialement invité à vous exprimer sur les avant-projets présentés.Dites ce que vous adorez, relevez ce qui vous chagrine … mais attention, évaluer l'avant-projet dans le contexte de son programme ! Inutile de mentionner que vous trouvez navrant qu'il n'y ait pas de salle de bain digne de ce nom si le programme du projet concerne un engin de plage transportable sur le toit d'une voiture… Les critiques constructives sont bienvenues et pourront déboucher sur une nouvelle version de l'avant-projet… ou rebondir sur un tout autre avant-projet. Si l'humour et la taquinerie amicale sont appréciés à leur juste valeur pour égayer la discussion, les petites phrases assassines et blessantes, du genre "Faut être le roi des crétins pour croire qu'une horreur pareille pourra flotter un jour !", feront l'objet d'une censure aussi immédiate qu'impitoyable. Avant de voguer vers le grand large, faisons déjà preuve de largeur d'esprit et ne tolérons pas l'intolérance... Pour donner votre avis sur un avant-projet, utilisez la zone "Commentaires" prévue à cet effet en bas de la présentation de l'avant-projet.
La grossesseAprès avoir mariné dans son jus, un avant-projet ayant réussi à générer l'engouement d'un groupe de personnes constituera une base suffisante pour pouvoir commencer la plus ou moins longue gestation du projet.Et si on veut prévenir les risques de fausse-couche ou de grossesse éternelle, on a intérêt à s'organiser un minimum. Il est temps de poser quelques règles pour éviter que cela parte dans tous les sens et les retours en arrière contre-productifs. Au fur et à mesure que le projet avance, il faut prendre des décisions. Les choix entérinés seront clairement précisés et sauf impasse bloquante, ne devraient plus être remis en cause. Les décisions du projet seront consignées dans la page des spécifications du projet.
L'équipe projetDécider, c'est bien … mais qui décide ? Comment fait-on si on n'arrive pas à se mettre d'accord ?Parmi tous ceux qui participent au projet, un groupe particulier va naturellement émerger du lot pour constituer l'équipe moteur. Il s'agit des personnes qui sont prêtes à aller jusqu'au bout. Ceux qui sont partants pour acquérir ou construire le voilier une fois qu'il sera finalisé, à condition bien entendu, que le résultat final leur convienne et tienne dans le budget qu'ils s'étaient fixé. Si chacun peut participer au débat d'idée, la décision finale revient de droit à l'équipe projet. Et si l'équipe projet est tiraillée entre plusieurs courants ? A noter qu'un projet peut tout à fait être lancé et mené par un groupe à vous tout seul. Il suffit de parvenir à définir le bateau idéal qui n'intéresse personne et vous serez tranquille pour décider rapidement et à l'unanimité des choix retenus. L'équipe projet pourra s'appuyer sur des outils spécifiques pour communiquer et prendre les décisions (liste de discussion spécifique, outil de vote, chat en ligne, conférence téléphonique,…)
L'outillageLe dessin reste le vecteur le plus efficace pour expliquer, comprendre et tester visuellement le résultat. Parfait donc pour travailler ensemble autours d'un projet aussi complexe sans pouvoir se retrouver physiquement autours d'une table. Mais la solution de concevoir en se basant sur le dessin bute sur plusieurs limites :
Il convient juste de s'assurer que chacun utilise des outils compatibles pour être capable de travailler sur une base commune de plan. Pour favoriser cette interopérabilité, Nautical Trek met à votre disposition ses outils (gratuits) favoris. D'autre part, on sait tous que l'informatique, c'est 90% de bonheur à savourer la facilité et la puissance de l'ordinateur… et 10% de galère à s'arracher les cheveux parce que le bourricot ne fonctionne pas comme prévu. Alors en adoptant les mêmes outils, vous pourrez profiter des conseils et du support de Nautical Trek pour ne pas rester coincé.
DébuggageLa conception détaillée du bateau s'opère par touches successives. L'image floue du départ s'affine au fur et à mesure que les problèmes sont décortiqués, les solutions trouvées et les détails définis.Envoyez-moi par mail les éléments de détail à publier avec la documentation du projet : projet(at)nauticaltrek.com En publiant régulièrement les versions intermédiaires, le projet bénéficie de la force d'une armée de "béta-testeurs" bénévoles dont l'œil acerbe ne manquera pas de repérer le détail problématique, voir même d'apporter la solution corrective. Remontez vos remarques en utilisant la zone "Commentaire" en bas des pages.
L'accouchementArrive un jour où le bateau numérique est prêt à prendre la mer virtuelle. Juste une dernière chose pour pouvoir boucler le projet dans Nautical Trek : envoyez quelques photos du bébé. Jean-marc Schwartz, septembre 2007 Commentaires
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Jean-Marc est un ingénieur de formation, et ça se lit dans chaque ligne de ce qui est écrit ci-dessus!
La démarche qu'il propose est celle utilisée, dans le monde entier, par tous les bureaux d'études sérieux.
On énonce un besoin, en le déclinant sous forme de "fonctions d'usage" que le futur produit devra réaliser, et de "fonctions contraintes" auxquelles le produit devra répondre, assorties de critères d'évaluation aptes à mesurer les réponses du projet en gestation à ces fonctions, au sein d'un "cahier des charges".
Ensuite, on évolue vers des phases de recherche de solutions aptes à répondre aux fonctions, on les passe à la moulinette des fonctions du cahier des charges et de leurs critères associés, pour enfin prendre la décision de se lancer plus finement dans les plus satisfaisantes...et on ne revient pas sur les choix pris en commun!
Cette méthode regroupe un certain nombre d'outils sous le vocable généraliste "d'analyse fonctionnelle".
C'est exactement ce que je vais attaquer demain avec mes élèves en "Sciences de l'Ingénieur" !!!
Sauf que je viens de vous gaver avec un "langage pédagogique" insipide alors que ce qui est écrit ci-dessus est limpide!
Il est trop tard pour refaire mes cours ce soir...mais je m'en servirai pour la rentrée 2008 !!!
Sans rire, si ça part comme ça, on va bien s'éclater...
PHIL