Commentaire de
Nautical Trek
L'objectif de l'architecte du TES 550 est clairement affiché : un maximum de volume dans un minimum de longueur !
Effectivement, lorsque l'on découvre le franc bord du bateau, on a du mal a imaginer pouvoir faire plus volumineux. Malgré le joli rouf en sifflet et les effets de liston et autres bandes bleues, l'allure vue de profil est franchement massive. Et l'étrange étrave à bulbe qui lui donne un air de cuirassier n'aide pas vraiment à alléger la ligne. |

Pourtant, une fois la première surprise visuelle passée, on découvre un voilier
plutôt raffiné.
Embarquons par la jupe, ou
plutôt les 2 demies jupes positionnées de part et d'autre du safran. Une belle échelle de bois et d'inox permet d'accéder une petite plateforme servant de marche d'accès vers le cockpit (une soudure supportant un barreau de bois n'a pas résisté au poids des visiteurs...).
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Une fois repliée, l'échelle de bain vient fermer le portillon d'accès à la jupe. Bien vu sauf lors de l'échouage où elle deviendra
gênante car il ne sera pas possible de la laisser baissée dans l'eau. |
Continuons la visite par le cockpit, magnifique avec ses parements en bois. Bien que court, il est relativement large en faisant l'impasse sur les plat bord derrière les hiloires (des sangles sont malgré tout prévu pour s'y asseoir adossé). Le cale pied moulé au milieu ne sera pas inutile. Ses formes arrondies lui donnent un air de salon chaleureux. Une fois la barre relevée, on obtient un banc quasi circulaire où il sera agréable de recevoir à l'heure de l'apéro.
Deux panneaux basculants complètent les bancs tout en permettant d'accéder facilement à la jupe coté échelle de bain ou coté moteur.
Notez le hublot apportant de la lumière à la couchette arrière.
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D'ailleurs, en parlant d'apéro dans le cockpit, je ne suis pas le seul à y avoir pensé. Le chantier a prévu une astucieuse embase de palan de grand voile qui, une fois le palan décroché, permet d'y glisser un tube chromé venant supporter un petit plateau de table ronde. On pourra juste regretter de ne pas pouvoir installer cette table en navigation... boire ou conduire, il faut choisir ! |
Deux coffres sont accessibles du cockpit. Le premier à l'arrière est vaste mais l'accès aux affaires ne sera pas aisé compte tenu de son ouverture relativement réduite, de la gène
occasionnée par la barre en navigation et de la profondeur importante.
A contrario, le second coffre, situé sous le banc bâbord, est peu profond mais dispose d'un large accès. |

Descendons maintenant dans la cabine.
Les belles boiseries claires rendent l'endroit fort agréable. Le table ovale, posée sur le puit de dérive
plutôt discret sous son habillage de bois, se rabat de chaque coté.
Deux petites banquettes permettent de profiter de la table sans forcément devoir libérer la couchette. Un plus qui sera apprécié par amateurs de grasse matinée qui y dormiront. |
Un grand hublot ouvrant apporte l'éclairage et l'aération nécessaire tandis que de nombreux équipets courent le long des bordés. |
 Un petit coin cuisine est installé en biais afin de libérer l'accès à la couchette arrière. pas vraiment de plan de travail en dehors de l'évier et du
réchaud à 2 feux.
Là encore, de jolis ameublements en bois ajoutent de nombreux rangement ouverts et fermés.
On notera que le bosco dispose d'une hauteur sous barrot de plus d' 1m70 ! |
Face à la cuisine, le coin toilette. Là aussi,
joliment traité avec miroir, placard, équipet, lavabo. L'espace y est vraiment réduit, claustrophobes s'abstenir. |
Astucieux, l'escalier en marches décalées occupe un minimum d'espace. Il faut juste penser à toujours entrer dans la cabine du pied gauche.
Il abrite au passage le tableau électrique. |
Enfin, terminons la visite de cet appartement par la couchette double installée
transversalement sous le cockpit.
La hauteur sous le plancher du cockpit est suffisante pour y dormir et l'espace au dessus de la tête bien dégagé. |
 Intéressons nous maintenant au système de matage qui parait bien conçu.
Deux bas haubans, destinés à maintenir le mat dans l'axe lors de son pivotement, viennent se fixer sur des supports inox de part et d'autre du mat afin que leur attache soit alignée avec le point de pivotement du mat.
Un support de mat arrière est fixé en permanence au tableau tandis qu'un arceau basculant à l'aide d'un palan le long du pont avant permet de monter le mat seul en s'aidant d'un winch (sur la photo, l'arceau n'est pas rabattu jusqu'au pont à cause de la hauteur insuffisante du
bâtiment pour terminer le matage).
Comble du raffinement, le petit siège qui permet de s'asseoir au dessus du bout dehors.
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 On notera la présence d'une baille à mouillage de belle taille. |
| Sur l'eau, compte tenu de son fardage et de son poids (jusqu'à 1700 kg en charge), il ne faudra pas s'attendre à des miracles dans le petit et le gros temps. |