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Accueil / Voiliers / Monocoques / 5m50 / Kerkena 6.1 / La genèse de Maybe, proto du Kerkena 6.1 / Deuxième partie La Genèse de Maybe - deuxième partieÀ la suite de nos premiers essais, “Maybe” passe son “expertise” (contrôle technique helvétique). C’est la fin du long labyrinthe administratif qui permet au voilier de recevoir son certificat de navigation. FinitionsDerrière ce mot à l’apparence anodine, se cache en fait une multitude de choses à faire, de trous à percer, de vis et d’écrous à serrer, de mastic à mastiquer et j’en passe...Mais c’est aussi par les finitions qu’un simple bateau se transforme en bon voilier. Alors, pourquoi faudrait-il s’en priver ! Le mât qui monte et qui descendDécidément, cela ne le fait pas. Malgré la chèvre et son palan, en cas de vent violent ou d’aire de gréement pentue, le mât risque de basculer latéralement.C’est sur Internet (une fois de plus !) que je trouve la solution miracle : les haubans provisoires ! Il s’agit en fait de frapper deux filins sur le mât à 1m50 du pied de celui-ci. Le tout doit former un triangle isocèle dans le plan exact de l’axe de rotation du mât. Sur “Maybe”, cela ne pose pas de problème. Petit essai dans un sens, puis dans l’autre ; à deux, puis à un équipier. Le pieu ne dévie plus d’un centimètre. Pas de doute, ça fonctionne. Problème réglé ! Panneau solaireVous l’avez lu : c’est cher, peu efficace et pas trop écologique quoiqu’on en dise.Pourtant, je finis par craquer. Plus par curiosité que par conviction scientifique il faut bien le dire. Mais j’en ai trouvé un à bon prix et on m’affirme que les méthodes de fabrication ont changé et sont moins gourmandes en énergie. Alors... Je choisis une dalle de 45x45 cm produisant 24 Watts théoriques, ce qui devrait me faire du 10 à 15 Watts en condition réelle. Le régulateur trouve sa place dans le coffre arrière de la cabine. Le panneau est posé sur un support provisoire en alu. Ce dernier se révèle tellement simple et pratique que le provisoire risque de durer quelque temps ! C’est par un dimanche où le soleil brille sans conviction que j‘enclenche l’installation. Le Voltmètre fait un saut en avant, ce qui veut dire que le système est monté comme il faut, c’est déjà ça ! Par curiosité, je coupe la batterie. Les instruments du bord (GPS,VHF, loch et sondeur) ne se sont aperçus de rien et continuent à donner leurs informations. Je teste tous les appareils du bord, ce qui me donne un aperçu de la production énergétique : entre huit et dix Watt. Par ciel moyen sur une journée, le panneau va donc produire une dizaine d’ampères. Je commence à aimer mon gadget, car avec le feu de mât LED que je viens en plus d’acquérir, nous nous éloignons sérieusement des prises de quai. Un problème de poidsPar une belle journée de printemps, nous allons gambader, “Maybe” et moi, dans la campagne vaudoise, plus précisément dans le petit bourg d’Echallens. Cet endroit ne présenterait guère d’intérêt à mes yeux s’il n’était équipé d’un “poids public”, ou si vous préférez, d’une bascule communale, bref, d’un truc pour peser le machin ! But de l’exercice : connaître le poids réel du bateau, ceci pour éviter de partir dans un fossé pour cause de mauvais calcul de charge. L’engin est précis et peut peser un quarante tonnes à deux kilos près ! Le préposé est fier de sa bascule, qui sert entre autre à confondre les camions en surcharge pincés par la police du coin. Pour la remorque seule, pesée lors du contrôle technique, c’est sans surprise : 350 kg nets, comme sur la fiche constructeur. C’est le pèse-personne gracieusement offert par mon voisin qui m’aidera à détailler les kilos coupables : Bref, quand on remet tout ce bazar dans le bateau et qu’on y ajoute le lest liquide, l’équipage et quelques menues bricoles, on trouve un déplacement réel en mer de près de 1500 kg ! Quant au poids sur la flèche de la remorque : 87 kg contre 80 désirés. Mais là, je laisse tomber, car je pressens un certain optimisme de mon pèse-personne et la différence ne me paraît pas exorbitante pour ma sécurité. Météo 1, “Maybe” 0 !Cela fait presque un an que nous sommes allés chercher notre jouet à la Rochelle. Les travaux d‘aménagement sont terminés, nous pouvons effectuer notre première croisière.Le bateau est accroché à son véhicule tracteur. Objectif : 10 jours en Méditerranée. Première croisièreJe vous l’accorde, le mot est ici un peu galvaudé, car en fait de croisière, nous ne partons qu’un petit week-end sur le Léman avec, il est vrai, une première nuit passée à bord. Ça compte tout de même un petit peu, non ? Nous mettons le bateau à l’eau avec comme but de nous retrouver tout là-bas en face, en France. Nous arrivons à Evian par “marée basse”. Ne riez pas, ce n’est pas un canular : chaque année, le niveau du lac est abaissé artificiellement de 60cm (80 cm les années bissextiles), afin de permettre le nettoyage des berges. Nous sommes en plein dans cette période (et en année bissextile), c'est-à-dire en avril/mai. Le ponton paraît donc bien haut, mais nos “bouées carrées” nous protègent efficacement du mur en béton. Nos amarres sont enfin de bonnes dimensions. Sur le Go, nous avions des 5 et 10m, c’était souvent un peu juste. Sur le bateau d’un ami, les 20m s’entortillaient dans les pieds. “Maybe” possède une paire de 15m, une autre de 7.5m, et deux petites de 3.75m pour les amarrages courts. Ça a l’air de fonctionner. Nous installons la table de cockpit. La première fois que je l’avais vue, je pensais directement la classer comme “objet parfaitement inutile et malvenu à bord”. Ca faisait vraiment “marin de ponton”, beurk ! Très vite, nous repérerons une grave erreur de conception dans le coffre à WC. J’ai oublié qu’il fallait tirer une poignée pour ouvrir une trappe rendant l’objet opérationnel. Or, la poignée est coincée dans le coffre ! La nuit tombant, le réverbère sous lequel est amarré le voilier se révèle être d’une puissance redoutable et illumine la cabine. Il faudra mieux obstruer cette dernière si on veut dormir ! Le lendemain, il y a un peu de vent. Le bateau est facile à gérer et avance, malgré la faible brise. Le gréement et la voilure donnent une impression de solidité. Seule faute de goût : un halebas très “chip” qui conviendrait à peine pour un Optimist. Autre raté, mais plus grave : le panneau de descente ne tient à rien et, par mer formée, peut à tout moment passer par-dessus bord. À revoir sérieusement. Deuxième croisièreLà, c’est plus consistant : trois jours et trois nuits sur l’eau, presque une expédition !La mise en service est un sans-faute, nous commençons à maîtriser le sujet. Cap à l’est, direction le “Vieux-Rhône”, la région la plus sauvage du lac. Le trajet (12,6 Milles) se fait entièrement en PMP (Pétole-Moteur-Pilote), mais le paysage est Celui-ci cale ce jour là à 1m40. C’est la limite de notre tirant d’eau ! Nos yeux se scotchent sur le sondeur qui pousse par deux fois le vice à inscrire 1m30, mais on passe. Dans ce paysage verdoyant et plein d’oiseaux, nous goûtons au bon confort de notre voilier. Une couchette double de 140 de large sur un transportable, ce n’est pas courant ! Nous adoptons également un ingénieux système de filet pour les fruits et légumes, trouvé par mon épouse. Ça à l’air d’un détail, mais naviguez quelques jours et vous comprendrez l’intérêt de la chose ! Une belle promenade nocturne avec notre cocker et, le lendemain, le pont de “Maybe” est noir de terre. Merci toutou ! En ce deuxième jour, le vent souffle bien en face et nous tentons de belles allures de prés. Résultat : 100 degrés d’un bord sur l’autre, la trace du GPS faisant foi. Ce n’est pas très brillant, mais en fait, pas pire que sur la plupart des bateaux sur lesquels j’ai navigué. En plus, le vent étant faible, nous devons prendre un peu d’angle pour gonfler les voiles. Après quelques heures, Eole, fatigué, se fait la malle et nous retrouvons notre allure PMP (voir plus haut !). Après 23 Milles parcourus, nous entrons dans le port de Thonon, son funiculaire et ses installations portuaires plus que correctes. Un petit nettoyage du bateau (merci toutou), et nous reprenons au matin le large sous un vent sympa. Le bateau se sent bien, mais se fait dépasser sans scrupule par un régatier généreux en voilure. “Maybe”, croiseur tu es, croiseur tu resteras ! Le vent faiblit, mais nous conservons deux noeuds alors qu’il n’y a plus une ride sur l’eau. Nous avons rendez-vous avec mon frère qui nous rejoint sur son canot à moteur. Le but est de réaliser quelques photos de “Maybe” sous voiles. Nous nous consolons en allant manger des gâteaux à Saint-Prex. Nous passons une dernière nuit sur l’eau et tirons nos premières conclusions : le bateau est paré pour une longue croisière. Notre seule inconnue est son comportement par gros temps. Pour cela, il faudra patienter et attendre le Mistral de nos prochaines vacances d’été. Pour le reste, pas de problème. La vie à bord est très agréable, ”Maybe” est ergonomique et semble solide. Le “réservoir-lest”, quant à lui, a été testé avec 30 litres d’eau lors de la seconde croisière. Les vents et le clapot étant trop faibles pour juger de la partie “lest”, nous nous sommes concentrés sur l’aspect “réservoir”. Nous avons constaté qu’un jerrican de 10 litres restait indispensable à bord. Il n’y a pas toujours un robinet d’eau près du bateau, et je ne me vois pas transporter 20 m de tuyau d’eau plus ses embouts pour remplir le réservoir à chaque port. De plus, même si nous avons un peu utilisé le petit évier du bord pour, par exemple, nous laver Le BilanIl est pour l’instant incomplet, puisque ce n’est que par gros temps qu’on peut savoir si un bateau est réellement marin ou non. Or du gros temps “Maybe” n’en a encore jamais vu la couleur ! Mais en l’état, nous pouvons tout de même aboutir à certaines conclusions :
Note concernant les photos : vous y voyez le Kerkena “prototype” qui a été en plus transformé. Ne faites donc pas de procès à Indigo Yacht si celui qu’ils vous présentent est légèrement différent ! De Roger Baudet, mai 2008(Photos : Maurice et Roger Baudet) Commentaires
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Bonjour, j'avais remarqué lors du precedent article les supers pare battages qui equipent ton bateau, je me dis qu'ils doivent etre bien pratiques pour proteger les flotteurs de l'astus grace à
leur forme carrée! y a t'il possibilité de se les procurer en france?
Merci de ta reponse
Les pare-battages sont des Dan Fenders, je suppose qu'on peut les commander directement ici :
www.dhp.dk/SEEEMS/707.asp
Bonjour je suis revenu sur Nautikaltrek apres mon passage au Touquet ce WE (FR, PAs de Calais). Je suis tombé la-bas sur ce Kerkena qui m'etait inconnu et dont l'allure (malheureusement sur le parking) m'a tout de suite plus.
)
LEs doigts me brulent d'aller signer un gros cheque pour un transportable. Je recherche à la fois un bateau amusant, legerement sportif mais pas trop rustre non plus. le plan du Kerkena me semblait repondre à cela mais je vois que vous restez legerement sur votre faim apres le passage sur GO5.5. D'un autre coté il n'a pas l'air de se comporter comme un vulgaire tonneau non-plus!!j'attend donc avec impatience vos futures commentaires sur son comportement marin et dynamique.
D'ici la bon vent
Je ne reste pas sur ma faim en ayant changé de voilier. Simplement, je constate que dans le domaine du transportable, chaque petit détail compte. Il faut donc être très précis sur ses attentes avant d'acheter un petit voilier. Pour le prochain article, ll faudra patienter jusqu'à l'automne. J'espère qu'à cette date, "Maybe" aura fait connaissance avec les éléments déchaînés
Bonjour, j'étais amaré devant vous à évian ( Luthi 33, Siphon, voir la photo...) j'ai bien observé votre bateau et me suis décidé ( enfin presque ) pour l'aquisition de ce petit bonheur. Ma question est la suivante: est-il possible de vous rencontrer, afin de me faire une meilleure idée sur ce bateau, et peut être une nav. pour le plaisir... je suis enchanté de vous avoir retrouvé sur ce site et me réjouis d'avoir de vos nouvelles.
Bonjour G. Samuel,
Il n'y a pas de problème pour voir le bateau qui rentre d'un mois de croisière en Méditerranée. Mon numéro n'est pas un secret, c'est le 0041 21 791 35 11. A bientôt.
Un mois de croisiere en Mediterranée
Je ne manquerai pas de repasser regulierement sur Nautical afin de lire ses aventures et l'avis de son heureux proprietaire