Skip to main content Help Control Panel

Réparation du gel-coat sur la coque d'un Globe 530


Après quelques sorties, j'ai malheureusement fait connaissance du problème décrit par Jean-Claude Piquard : "Le Globe 530.4 a une carène très plate dessous, comme beaucoup de voiliers modernes. Lors de la mise à l’eau, surtout à la descente de la remorque, le bateau peut partir légèrement de travers, sortir des galets centraux et l’étrave venir heurter l’essieu, occasionnant de profondes rayures."

Pour ma part, c'est sur les supports de galet que le bateau est venu se frotter.

Je me suis donc lancé dans cette réparation après avoir demandé conseil au constructeur (très réactif) et lu des articles piochés sur Internet (merci aux contributeurs).


Réparer un éclat de gel coat et des rayures sur la coque


1ère étape : application du gel-coat

Il va falloir déjà poncer tout le pourtour de l'éclat de gel-coat en biseau. Ça permet une meilleure accroche et, au niveau du ponçage, une meilleure fusion du nouveau gel-coat.
 
Puis on nettoie bien avec de l'acétone et on délimite la zone à réparer avec de l'adhésif pour peinture, pour ne pas déborder avec le gel-coat.

Préparation du gel-coat dans un récipient, vous y ajoutez 2 % de catalyseur (durcisseur) et vous mélangez (faites une petite quantité à renouveler si nécessaire). Le plus gros problème dans ce style de réparation, c'est la couleur. Pour ma part le constructeur 3C-Yachting m'en a fait parvenir.

Important : il faut une température d’emploi comprise entre 15°C et 25°C

Le gel-coat est ensuite appliqué au pinceau sur les éclats et les rayures.
En fonction de la température le gel-coat catalyse plus ou moins rapidement (vérifier au touché la dureté du gel-coat).


2ème étape : Ponçage grossier

Après avoir enlevé l’adhésif, il n'y a plus qu'à poncer. Utilisez du papier à poncer que vous prendrez soin de garder constamment mouillé.

On commence à poncer avec un grain de 100 (utilisation d’une cale à poncer) pour enlever le plus gros.

Vous pouvez aussi avoir des phénomènes de retrait, si votre travail n'a pas été bien préparé. Là encore, pas de problème, on rajoute du gel-coat et on recommence les opérations de ponçage.

3ème étape : Ponçage fin
Le but est de faire disparaître les rayures du papier de verre. Pour cela vous commencez avec un grain de 240, suivi d'un 400, d'un 800 pour finir avec un 1000 (entre chaque changement de papier rincez continuellement la surface à l’eau et agrandissez la zone de ponçage pour faire disparaître les rayures du papier d'avant).


4ème étape : lustrage
Le travail de ponçage est fini, arrivé au 1000 c'est doux comme de la peau de bébé... Mais terne.

On récupère le brillant de la coque en appliquant du polish (style voiture) avec un chiffon doux. Vous laissez sécher quelques minutes et avec un autre chiffon vous frottez pour lustrer. Vous pouvez aussi utiliser une lustreuse.

Me voilà prêt pour de nouvelles sorties (Aber Wrac’h ; rade de Brest ; étang de Bages…).

Depuis, pour éviter pareille aventure, j’ai modifié ma remorque : poteau bois + vis + colle et, bien sûr, de l’huile de coude…

De Frédéric Lavigne, décembre 2008



Source

Cet article s'inspire en partie des infos et textes d'un article plus complet publié par Joël sur son blog http://bateau.blogspot.com/

Cliquez ici pour accéder à cet (excellent) article

Comments

avatar
Jmarc S.
Associate, 1957 posts

1 on Dec. 9 2008


Sacrées rayures !

Ça fait mal au coeur sur une coque flambant neuve... mais ça se répare très bien !

J'ai eu l'occasion une fois d'aider Laurent Fourré, l'architecte, à remonter un Globe 530 sur sa remorque. Malgré son faible poids, l'opération s'est révélée plus délicate que ce que j'aurais imaginé :confused:

La faute à cette remorque, certes bon marché, mais insuffisamment équipée. La ligne de rouleaux centraux épaulés par 2 chandelles, c'est bon lorsque l'on est 4 pour remonter le bateau en le maintenant de tous les côtés et que la mise à l'eau est calme. Dans le cas contraire, je ne suis pas étonné de voir les dégâts occasionnés :frown:

Pour que mise à l'eau et sortie de l'eau ne soit pas une galère, je conseille vivement de choisir ou d'équiper les remorques de multirouleaux qui s'orientent longitudinalement et transversalement. c'est plus cher mais cela guide et centre le bateau tout seul et évite de l'abîmer.

J'ai remonté il y a quelques semaines un voilier dériveur intégral de 1500 kg à deux sur une telle remorque avec une facilité bluffante ! :cool:

Dernière remarque : on a l'impression que le fond de la coque ne repose sur aucun des rouleaux centraux... Pas sur que ce soit bon de ne supporter le bateau que par les chandelles :confused:
Dominique

2 on Dec. 9 2008


Effet miroir

Super le reflet des rouleaux sur le gel coat lustré dans les deux dernières photos !:cool: :cool: Il faut les lunettes de soleil ! Attention au polish automobile siliconé car l'accroche ultérieure (peinture et antifouling) est mauvaise.
Fred-L(Paulo)
4 posts

3 on Dec. 9 2008


Comment garder l'effet miroir

L’effet miroir (état naturel sans lifting (lustrage)... ) :cool: :cool: demande un peu d'attention et de soin. Cet été dans l'étang de bages à port la nautique, j'avais pris l'option de laisser Paulo à un ponton (durée 4 semaines). Il ne possède pas d'antifouling, c'était sans compter sur les conséquences d'une eau plutôt chaude (en comparaison de la manche!!!). A sa sortie une belle surprise m'attend. La coque est recouverte d'algues et surtout de petits coquillages sur toute la partie immergée. Malgré un rinçage au "Karcher" il reste les coquillages incrustés. Un autochtone me conseille de gratter !!! avec une spatule (délicatement dans le sens de la longueur). J’ai pris peur et j’ai préféré reporter le nettoyage au retour de vacances. J’ai renoncer au grattage car c’est comme au loto on a un fort pourcentage de perdre (sa coque). J’ai trouvé « LA SOLUTION » :
  • à l’aide d’un pulvérisateur arrosé copieusement la coque avec du vinaigre d’alcool ( utilisé contre le tartre des lavabos entre autre) ;
  • attendre dix minutes (réaction acide-calcaire) ;
  • recommencer l’opération plusieurs fois de suite ;
  • à l’aide d’une éponge enlever les résidus de coquillage ;
  • renouveler les différentes opérations jusqu’au résultat final ;
  • puis enfin rincer à l’eau claire.


Cela demande de l’huile de coude mais la méthode est efficace et pour le résultat voir la photo. Effet miroir… :cool: :) :)
Fred-L(Paulo)
4 posts

4 on Dec. 9 2008


Rouleaux centraux et chandelles !!!

Pour répondre à Jmarc, Paulo repose bien sur les rouleaux centraux (au nombre de trois), effectivement les chandelles ne servent que pour maintenir et guider le bateau dans l’axe de la remorque. C’est une chose à vérifier lors de la première mise en place du voilier sur sa remorque, ainsi que son équilibre (poids sur la flèche). Mais ceci est un autre débat …:rolleyes:
Jagard
0 post

5 on Dec. 11 2008


CENTRAGE SUR LA REMORQUE

Ayant le même problème de dérapage de la coque tant à la mise à l'eau qu'à la sortie de l'eau, j'ai pour ma part, réglé le problème en ayant un palan fixé à l'anneau de traction sur la coque, d'une part et suivant le besoin, sur un point de la remorque a l'aide d'un morceau de chaine qui me permet de le fixer ou je veux. Je peux ainsi plaquer le nez du bateau sur les rouleaux et guider au cm près sa position sans effort particulier, depuis que je fais comme ça je n'ai plus eu de problème, quelques soit le clapot ou le vent de travers. Ce même palan me permet de tirer le bateau vers l'arrière à l'aide du treuil lors de la mise à l'eau, sur certaine pente insuffisante, le bateau ne descend pas tout seul, il faut alors le pousser enérgiquement, mais alors il risque de partir trop vite, de travers, d'autant plus que je le fais toujours tout seul. A l'aide du palan, c'est plus lent mais trés sûr et trés calme.
Carole (Biscotte)

11 inspired from JAGARD on Oct. 31 2009


J'ai pas tout compris au point d'ancrage du palan. L'inventeur génial ne pourrait-il pas glisser un dessin ? En effet, je rencontre les mêmes problèmes de mise à l'eau et sortie de l'eau, et je voudrais une autre solution que de déboucher le gelcoat ! merci aux bonnes idées.
Fred-L(Paulo)
4 posts

12 inspired from Carole (Biscotte) on Nov. 1 2009


Fini les angoisses lors des mises à l'eau

Depuis que j'ai mis en place cette protection, je n'ai plus de probleme de frottement avec la remorque. pour la mise à l'eau, je met un bout au point d'attache du bateau, j'enlève le cable (du treuil) et ensuite je laisse filer le voilier d'un seul coup sans le retenir jusqu'a sa mise à l'eau complète (il est très facile de reprendre avec le bout le bateau lorsqu'il flotte). pour la sortie de l'eau, je plaque le bateau contre le premier rouleau en commençant par tendre le cable (treuil), ensuite avec les écoutes de spi (que je laisse en place avec les bloqueurs) je maintien le voilier dans l'axe de la remorque puis je mouline le treul jusqu'à la remontée sur les autres rouleaux tout en vérifiant l'alignement du voilier sur sa remorque avant sa remontée complète jusqu'à la butée avant. l'utilisation d'un palan pour un globe vu son poids me semble pas necessaire, un bout suffit. j'espère avec ses petits conseils que les mises à l'eau ne seront plus un moment d'angoisse :razz: (je peux en parler... king king )
Joël

6 on Sep. 8 2009


Citez vos sources

Je suis le webmaster du blog bateau.blogspot.com dont vous avez dù plus que vous inspirez car vous mettez carrément des copier coller de mon article, quand on fait ça en général quand on est poli on cite ses sources et l'article d'origine qui serais plus bénéfique pour vos lecteurs car plus aboutit. Voici l'article http://bateau.blogspot.com/200...n-gel-coat.html
avatar
Jmarc S.
Associate, 1957 posts

7 inspired from Joël on Sep. 8 2009


Tout à fait, Joël !

Je suis le webmaster de Nautical Trek et mon intervention s'est borné à publier cet article réalisé et envoyé par Jérome. Je pense que ce dernier, comme nous, a voulu bien faire en partageant l'expérience de cette réparation sur son Globe 530, sans cacher qu'il s'était inspiré des conseils trouvés sur Internet et pour lesquels il remerciait les auteurs.

A la lecture de l'article que tu cites en lien, on réalise effectivement qu'il a dû trouver que tes explications particulièrement bien formulées vu comment il n'a pas lésiné sur les copier/coller pour construire son article. Dommage qu'il n'ai pas pris la peine de demander ton autorisation préalable et de citer la source avec le lien qui va bien... :(

Je comprends ton énervement lorsque tu as dû découvrir ce "pillage". Mais plutot que de supprimer cette page et de censurer son auteur, qui, au passage, a apporté ses touches personnelles dans ses explications + l'appui de ses photos, je te propose d'ajouter explicitement la source et le lien vers ton blog, ce qui contribuera à le faire connaitre aux visiteurs de Nautical Trek. ;)

D'ailleur, après une rapide lecture de ton article (l'original), je m'associe à ta voix pour inviter les copains à aller y jeter un oeil : explications claires et fournies accompagnées des illustrations adéquates... Que du bonheur. A découvrir donc sans hésitation ! :)
Eric34
37 posts

8 inspired from Jmarc (Nautical Trek) on Sep. 8 2009


Médiateur

Je sais ce que tu fais comme métier Jmarc, tu dois probablement être médiateur (et je cite mes sources illico, fini le plagiat : http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9diateur_(m%C3%A9tier) et passer tes journées à régler avec brio les problèmes relationnels les plus complexes et les plus fous large smile
avatar
Jmarc S.
Associate, 1957 posts

9 inspired from eric34 on Sep. 8 2009


Pillage d'article

Pour l'anecdote, j'ai découvert un jour un de mes articles repris intégralement sur le site d'un chantier naval étranger. :shocked: Il avait pompé mon commentaire sur l'un de ses bateaux pour avoir une version francophone de son site (sans me prévenir ni me demander au préalable, bien entendu...:confused: )

Le plus drôle, c'est qu'il avait copié l'ensemble de mes commentaires avec toutes les critiques et réserves que je formulais sur son bateau ! king

Cela ne nous a d'ailleur pas empêché de sympathiser et de travailler ensemble par la suite...
Joël

10 on Sep. 12 2009


Merci pour la rectification

Je suis pour partager mes connaissances, autrement je ne tiendrais pas un blog.

Si l'article avait été totalement réécrit et basé sur l'expérience personnelle d'une première réparation (ce qui aurait été intéressant en plus) il n'y aurait pas de problème. Mais du moment qu'il y a du copier coller c'est bien de citer sa source. Je vous remercie et je ne veux surtout pas que vous enleviez votre article, les photos font voir qu'une réparation sur de grandes éraflures n'est pas un problème, au passage les coques bleus sont les plus dures à travailler, car l'on y voit les moindres défaut. Bonne continuation à l'équipe de Nauticaltrek.
Tools
* Post a comment
Monitor
Recent pages
Recent files
Recent comments