| Jacques Subscriber, 1 post | Triaskell : impressions après visite au Grand Pavois Bonjour, Merci pour cet essai du Triaskell par Jacquesd... avec les avis et suggestions qu'il a pu en retirer. Ayant moi-même visité ce voilier-fifty au Grand Pavois 2011, je fus impressionné par la simplicité et la solidité de sa conception, son aspect marin très sécurisant, sa circulation aisée, son pont de plain pied hors norme, ses facilités d'échouage, sa timonerie intérieure bien abritée. Quand on navigue dans une zone où il fait beau plusieurs fois par jour, où selon les observations séculaires "pluie sèche" alterne souvent avec "pluie mouillée", ce dernier détail prend une importance considérable ! Certes, si l'on veut retrouver des emménagements avec les standards qui caractérisent aujourd'hui les bateaux des grands chantiers, il faudra soit y ajouter quelques milliers d'euros, soit se tourner vers les productions des chantiers de l'Europe du Nord... mais avec un prix barre en main qui sera le double de celui du Triaskell, si ce n'est davantage. Choisir, c'est renoncer ! Ici, c'est la rusticité qui prime, avec les "plus" que ce choix délibéré apporte, notamment en matière de facilité d'emploi, d'entretien et de maintenance, mais aussi les "moins" en terme de recherche d'un niveau de confort élevé. Un bon bateau est né, sous l'égide d'un certain retour aux sources et d'une mise en oeuvre de solutions qui ont fait leurs preuves. Longue vie au Triaskell et bonheur de navigation à ceux qui vont l'acquérir ! Valdulys |
Avis sur Triaskell
TriaskellLongueur : 7.85 mLargeur : 3.00 mDéplacement : 3000 kg Voir la fiche complète |

Commentaire de Jacquesd
A l'occasion de Brest 2008, Dominique Bourçois et Eddie Mithois, m'ont proposé d'essayer le prototype du nouveau vaisseau Amiral de PLASMOR, le Triaskell, nommé "IRUS" du nom d'une des innombrables îles du golfe du Morbihan.Rendez-vous pris pour le 28 novembre 2008, départ d'Arradon. Eddie me laisse les commandes que je prends avec un peu d'appréhension ne connaissant pas les réactions du bateau.
Je suis surpris par la facilité des manoeuvres au moteur. Marche avant, arrière, créneau, pas de problème malgré le fardage.
Eddie hisse toutes les voiles et nous voilà parti pour la traversée du golf sous un vent variant de force 2 à 5 suivant le dégagement par rapport aux îles. IRUS réagit bien aux risées quoique avec un peu de lenteur due à son poids. Il gîte vraiment très peu, c’est appréciable.
Quelque fois, nous sommes obligés de donner du moteur pour lutter contre les courants qui sont impressionnants, voir même de raser les rives pour bénéficier d’un léger contre-courant de manière à sortir du golf (dans le goulet, ceux-ci peuvent atteindre les douze nœuds !).
En mer, au niveau de l’île de Méaban, nous essuyons un bon grain de courte durée permettant d’apprécier la stabilité à la survente. La gîte augmente jusqu’à environ une douzaine de degrés. Les réactions sous voiles restent très saines et l’équilibre parfait grâce à la voilure divisée.
Il est l’heure de rentrer mais cela ira plus vite avec le vent et les courants dans le bon sens.

En conclusion
Esthétiquement, une légère inclinaison de la partie avant du rouf ainsi que du poste de pilotage serait souhaitable, à mon avis.Mécaniquement, il faudrait revoir la sortie du bout-dehors et lui adjoindre un petit palan pour faciliter sa mise en place, installer des balancines doubles permettant le réglage en hauteur du gui, lui évitant ainsi de porter sur le capot du poste de pilotage, et servant de guide lors de la descente du pic de grand voile.
Bien vu, la double écoute de grand-voile qui remplace le frein de bôme et le hale-bas.Par contre, il faudrait modifier son implantation pour économiser du bout et faciliter son usage à la barre. Par exemple, mettre les cadènes sur le poste de pilotage au lieu du rouf.
Il faudrait également diminuer le diamètre de la barre pour permettre un recentrage et en installer une deuxième sur le même axe, à l’intérieur du poste de pilotage, permettant de naviguer assis en haut des marches du cockpit, à l’abri des intempéries, au lieu de l’emplacement du poste de barre interne prévu (voir plan d'aménagement), compliquant son installation, son prix et sa fiabilité.
L’emplacement de la table à carte serait plus adapté comme plan de travail pour le cuisinier et plus à sa place en dessous de la barre intérieure, en bas de la descente, avec les instruments de navigation. Bien sur, ces idées sont celles d’un navigateur solitaire qui voit le coté pratique, au salon nautique il en va différemment. J’ai constaté que le bateau n’est pas dans ses lignes d’eau, il manque de poids sur l’avant ou alors peut être faudrait-il avancer légèrement les quilles ou est-ce simplement parce que les aménagements n’étaient pas terminés.
Je pense que ce sera un bon bateau de croisière côtière, voire hauturière, simple et économique, régulier en vitesse (sans doute 5 à 7 nœuds), mais cela n’engage que moi.
Avec de très grands coffres et rangements permettant une autonomie importante, l’intérieur est clair et fonctionnel, mis à part les points précédemment cités, et le pont s'avère sécurisant.
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Triaskell
Voilier de moins de 8m pour la croisière côtière. Avec une voilure fragmentée…un bateau simple, marin et authentique.



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