
Cette page a pour but de rassembler des avis et des témoignages (propriétaire, essai, presse,...) à propos du monocoque Sail 21.
Voici une jolie carène agréablement aménagée, conçue et fabriquée en Espagne et dont l'imposant bulbe en plomb de sa quille relevable promet une raideur à la toile intéressante tout en offrant un tirant d'eau réduit pour le transport.



Son arrière large permet de caser un cockpit aux dimensions confortables tout en ménageant une belle plage arrière.

La vaste jupe accueille d'un côté l'échelle de bain et de l'autre, une chaise moteur fixe qui réduit au minimum les manipulations pour abaisser ou relever le moteur puisqu'il suffit de le basculer.
Si l'échelle de bain présentée offre un confort d'utilisation certain, elle encombre significativement le passage lors des débarquements par l'arrière sur le quai ou la plage. Un modèle d'échelle se repliant sur le dessus de la jupe serait peut être plus judicieux.
Profitant de la largeur généreuse du tableau arrière, 2 coffres prolongent les passavants et peuvent servir de banc déporté pour le barreur, bien calé contre le balcon, lorsqu'il s'agit de reculer l'équipage dans les bords de portant musclés sous spi.
N'encombrant nullement le passage vers la jupe ou le moteur, le volume de stockage qu'ils offrent est généreux et facile à utiliser compte tenu de la longueur du couvercle.




Une troisième coffre, moins grand et moins profond, prend place sous le plancher du cockpit, au niveau de la barre.
Si l'on se réjouit de cette profusion de coffre, on pourra regretter leur emplacement déporté complètement à l'arrière ce qui est loin d'être optimum pour le centrage des poids… surtout lorsqu'on y place la réserve d'eau de 50 litres !
En se glissant dans la cabine via le panneau de rouf coulissant, on s'étonne de la raideur de l'escalier dont les marches peu profondes laissent à peine la place d'y poser le pied. Nous verrons plus tard qu'il est très simple d'en faciliter la descente.




on découvre un intérieur joliment contre-moulé et agrémenté de quelques boiseries simples.
Le coin cuisine qui sépare judicieusement le couchage avant du carré, dispose d'un réchaud plat à cartouche gaz horizontale dont les 4 pieds viennent se caler sur une planchette en bois disposant des perçages adéquats.
Pour éviter les projections, il sera peut être judicieux d'installer une petite cloison lors des cuissons.



La planchette supportant le réchaud est elle-même calée sur une petite bassine moulée avec le plan de travail. C'est très astucieux mais il faut voir à l'usage comment l'on jongle entre cuisson et utilisation de la bassine (dépourvue de bonde de vidange et de robinet).
Pour une fois, l'espace de rangement sous la cuisine n'est pas ridicule et reste facilement accessible via 2 portes.



Une petite console complète le dispositif de rangement tout en accueillant le tableau électrique.

La table escamotable est particulièrement astucieuse. Repliée, elle enveloppe le puits de la quille relevable.
A noter que ce dernier reste finalement plutôt discret car son emplacement ne gêne en rien la circulation dans la cabine. Bien vu.

Pour installer la table, il suffit de faire pivoter la partie centrale à l'horizontale puis de déplier les 2 parties latérales. La plus longue vient se positionner juste sous une petite cale fixée sur le puits de dérive.
Il ne reste plus qu'à faire pivoter de 90 degrés la barre en bois placée sous le plateau pour verrouiller l'ensemble déployé et le tour est joué. En voilà un système diablement ingénieux !


La couchette avant dispose d'un emplacement découvrable pour s'installer avec un WC chimique tandis que de vastes coffres occupent l'espace restant.




Les banquettes du carré disposent d'un long dossier-équipet se prolongeant jusqu'au pied des couchettes arrières.
Là encore, on trouve de multiples coffres de rangement.



Autre astuce à applaudir des deux mains : le coffre sous la descente.
D'une part, ce grand tiroir, une fois tiré, permet d'accéder facilement aux affaires stockées là.
D'autre part, la dernière marche étant fixée sur le tiroir, il suffit de déplacer un peu celui-ci vers l'avant pour obtenir un escalier moins raide ou, au contraire, de le repousser à fond pour se dégager un maximum de place dans le carré. Bien vu !
Il ne manque plus qu'une petite ouverture au milieu de la marche afin d'y glisser les doigts et faciliter son utilisation comme poignée de tiroir.


De Jean-Marc Schwartz, décembre 2007