Arcachon en Open 5.70 "Discovery"
Il y a eu la
puis la
...
et maintenant, la 
Test en autarcie complète, en milieu hostile
et sans aucune assistance extérieure.
Texte et photos : XAT alias DOM (extrait du site de l'AsOpen, avec l'aimable autorisation de l'auteur)
Un appel au milieu de l'hiver
Je vais vous conter une histoire très étrange qui a eu lieu en août 2005, c'est bien loin, je suis obligé de fouiller dans ma mémoire, réveillant parfois des souvenirs douloureux. Pourquoi la raconter maintenant ?... c'est simple j'attendais l'autorisation de Bruno pour pouvoir divulguer ces évènements illustrant ce que peu d'initiés connaissent sur la guerre entre les constructeu ... stop j'en dis déjà trop.
On était en janvier 2004, non je me trompe, c'était en 2005, confortablement installé dans mon voltaire au coin de l'âtre où crépitait joyeusement du bois séculaire que j'avais ramassé dans le parc après la tempête de 99, la chatte ronronnant sur mes genoux, d'une main la caressant distraitement, de l'autre tenant un verre de Gin Fiz, comme dans un songe, je voyais ma muse descendue de l'éther étoilé, auréolée d'un voile arachnéen qui me faisait de la main un geste énigmatique, était ce une invite, un adieu, un au revoir, un à bientôt ?…. Je ne sais pas.
Dreling drelin drelin, dans le calme serein de cette nuit d'hiver où le vent hurlait dans les volets clos, la douce quiétude qui m'habitait fut rompue par la sonnerie de mon vieux téléphone de bakélite noir.
- oui j'écoute, ah c'est toi Bruno, comment tu vas ?, c'est un plaisir de t'entendre. - Dom c'est bien toi ? - oui, oui.
J'étais alerté car sa voix me semblait énigmatique, inquiète, et un peu fébrile, comme si une menace pesait sur lui.
- oui Bruno ? - il faut que l'on se voit, c'est pressé…. non il y a un problème, c'est confidentiel, on ne doit pas nous voir ensemble, je suis surveillé.
Entendant ces propos j'étais un peu désappointé par leur étrangeté.
- oui, tu ne peux pas m'en dire plus… bon j'ai compris, ça a l'air vraiment sérieux. - il faudrait que je te vois avec ton pote, c'est un truc un peu spécial et risqué, vous n'êtes pas obligé d'accepter mais je vous demande votre réponse tout de suite.
C'est vrai, répondre sans savoir ce dont il s'agit , c'est un peu étrange…..
- ok on se voit quand et où ? - tout de suite. - mais tu sais dehors il fait un temps de chien, il y a même parfois quelques flocons qui tombent sur le velux. - on se retrouve dans les environs de Rochefort, arrivé là bas vous me contactez, je vous guiderai, je ne sais pas encore où ce sera, ça dépend si je suis suivi. - ton numéro, c'est bien le 06... Ah tu as changé, c'est un nouveau, la carte Sim aussi eh béh quelle histoire !!!! - Bon le temps d'arriver il me faut bien 2 h, je dois récupérer Raymond, je pense à Echiré au bord de l'autoroute, il est 22H30, bon pas avant minuit et demie, tu veux qu'on prenne des torches ?, bon d'accord.
Je raccroche un peu assommé par tout ce que je viens d'entendre, sur le coup ne sachant pas par quoi commencer, je me laisse quelques instants de réflexion, le temps de rassembler quelques affaires comme la grosse Maglite, on ne sait jamais, je téléphone à Raymond : coup de bol il est chez lui, puis quelques explications sommaires.
- je te dirais tout cela en chemin, couvre toi bien. Oui une lampe, à échiré comme d'habitude , non je peux pas t'en dire plus.
Rendez vous nocturne
On se retrouve à Echiré. Je vois bien qu'il se pose des questions. On démarre, le temps est infect, c'est le premier quartier de lune, les nuages noirs défilent très rapidement la masquant parfois et nous plongeant dans le noir absolu de temps en temps.
- Dom, on va arriver à Rochefort. - bon, tu contactes Bruno, c'est le 06... - t'inquiète je le connais par cœur, non c'est pas celui la il en a changé. - oui, il n'est pas sûr de sa ligne. - Bruno, c'est Raymond, on arrive !!! - vous passez devant la corderie, l'ancien hôpital, oui oui, la rocade qui va sur la rochelle ...
Je vous passe tout les détails mais on s'est pas mal baladé, changeant de direction sans arrêt, à croire qu'il pense que l'on pourrait être suivi : On est vraiment pommé. Maintenant on roule en rase campagne, pas âme qui vive, j'ai l'impression qu' on va vers l'océan sentant des effluves iodées.
- vous avez passé le cimetière des allongés. - oui - bon, dans 500m, au calvaire, première à gauche. - ça y est - bon continuez, vous allez rentrer dans une forêt de pins, à la croix du pendu, vous tourner dans le petit chemin sablonneux, tu as pris le disco, c'est un peu étroit mais cela passe.
Nous voilà brinqueballés dans tout les sens, en première courte, la fenêtre ouverte, je sens les branches frotter sur la carrosserie, et tout d'un coup libérée de l'étreinte des pins on arrive dans une sorte de clairière. Pas de voiture, et à la lisière de mes phares je crois voir une moto genre trial, plein phare, quelqu'un de casqué en train de le retirer, un crâne lisse et brillant, pas de doute c'est Bruno, l'armature de ses lunettes Armani ne fait pas l'ombre d'un doute, brillant dans la lumière des phares. Je coupe tout, le ressac de l'océan m'indiquant qu'on n'en est pas loin, je crois deviner un cordon de dune.
Et là commence une étrange histoire, qui encore aujourd'hui alors que je vous la raconte, provoque chez moi une érection de mes follicules pileux, un frisson descendant de mes épaules jusqu'au creux de mes reins (c'est pas je t'aime moi non plus).
Je vous passe une partie de la conversation qui fut assez confuse, Bruno me semblait particulièrement agité, la sueur perlant sur son front, son crâne duveteux lui même en était couvert alors que manifestement il faisait pas si chaud, un coup d'œil à droite à gauche, je ne l'avais jamais vu comme ça.
Je repense à cette scène à Lanveoc alors que nous cheminions vers le mess, notre Bruno french lover faisant du gringue à une jeune militaire qui allait, elle aussi, prendre son petit déjeuner. Je la regardais, car elle était d'autant plus jolie, que le rouge lui montait aux joues avec le trouble qui la gagnait, visiblement Bruno de sa voix douce et caressante ne la laissait pas complètement indifférente, elle avait un très joli cou, la nuque dégagée par un impeccable chignon réprimant à mon goût un peu sévèrement sa chevelure que j'aurai bien volontiers libéré… Bon je m'égare.
Il ressort de cette conversation que Bruno avait pensé à nous pour cette mission de test du comportement de l'Open 5.70 en autarcie complète, en milieu hostile et sans aucune aide extérieure.
Je m'en étonnais auprès de lui pensant que les rochelais Jean et Pf étaient plus compétents pour ce job. Sentant quelques réserves de sa part, je ne comprenais pas pourquoi, ce ne fut que plus tard, on en reparlera plus loin dans le récit.
On représentait pour lui, ma modestie mise à part, le profil idéal. De mémoire il voyait en nous l'âge requis, pas froid aux yeux, la discrétion requise, un certain recul aux évènements, rompu à la chose clandestine, et surtout, cette capacité d'analyse en phase de crise etc.
Moi je voyais bien Pf et son " nopanic " et Jean avec son flegme au demeurant fort trompeur comme j'ai pu le voir à Lanveoc où il peut être redoutablement cassant, mais efficacité oblige. Donc, récupérant quelques conseils d'aménagements du boat dans le respect de la jauge, nous nous quittons.
Je ne vous raconte pas le retour. Plein de questions nous assaillant, comment allait on s'y prendre, mériterions nous sa confiance, c'était pas l'euphorie, j'y allais un peu à reculons. Le départ est prévu début août, il nous a fallu faire diversion, j'ai fait courir le bruit qu'on était de mariage en Poitou, donc pas de bateau de prévu pour quelques temps.
l'Open Discovery
Il insiste plus particulièrement sur celle qui se ferait appeler Caline ou Marine, je ne sais plus trop bien, voilà textuellement ce qu'il en disait. Sous ce masque d'innocence juvénile que lui confère la grâce de la jeunesse, se cacherait une détermination et une acuité dans l'analyse, que trahit parfois fugacement un éclair dans le regard. Quand à Anne son égérie, sous des airs de madone empreinte de sérénité, elle semble entretenir des liens privilégiés avec l'apothicaire, ce qui la rend d'autant plus dangereuse qu'elle en constitue le bras armé.
Effectivement, des souvenirs de Maubuisson remontent à la surface, à ce propos, Gilbert, alias joli bord notre bien dévoué webmaster, devrait pouvoir nous donner des photos de ces créatures callipyges car il a mitraillé toute la soirée sur tout ce qui pouvait bouger. Soirée mémorable où transitèrent sous la table des provisions de bouche, englouties sur le tard dans une résidence de vacances au bord de la piscine, avec nos amis espagnols et autres compagnons de fortune inh..
Des images fragmentaires se bousculent devant mes yeux, des verres levés, force libation, toasts à l'amitié trans- pyrénéenne, mini jupes estivales, cheveux mouillées coiffés à la diable, jambes interminables. Délicieusement hâlées par ce bienveillant mais néanmoins connaisseur de soleil, des éclats de rire, autant de perles dans cette belle soirée qui fut d'ailleurs émaillée d'un incident de voisinage, une excitée mal lunée ou mal b…. on saura jamais, qui venait se plaindre, Bruno lui proposant de venir se joindre à nous, elle a raté son grand soir en déclinant son offre. Oh la la, je m'écarte du sujet si grave… La légèreté de mes propos peut vous sembler choquante, mais cela m'aide un peu pour poursuivre ce récit douloureux.
Les créatures
![]() C'est la fin, remplissage, et moteur mis en marche après avoir remonté la quille, nous embouquons le chenal, le cœur un peu serré. |
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EpilogueBruno nous ayant rejoint avec surprise en compagnie de la divine créature entrevue à Arcachon, nous sommes enchantés. Nous ayant aidé à tout ranger, nous partons au restaurant réservé délicatement par Bruno. Au menu, d'abord une grande bière bue cul sec pour apaiser notre gosier asséché, ensuite dégustation, plus lentement, des suivantes Grand plateau d'huîtres, foie gras avec un Sauterne, confit, un bon Saint Estèphe, Château Clos d'Estournel. Avec une petite remarque : Bruno est toujours à l'eau. Heureusement, la créature a fait honneur à ces divins breuvages, soirée euphorique, j'apprendrai plus tard qu'il s'agit de Marie, une très proche collaboratrice de Bruno au chantier, je crois si je ne me trompe pas de prénom. Que conclure, si ce n'est que nous avons vécu sur ce bateau une expérience inoubliable, en toute sécurité, qu'il peut être un bateau familial, un bateau de régate pour les plus affûtés d'entre nous avec son évolution pour accueillir nos petit jeunes et qu'il peut aussi être un formidable compagnon de baroud. Aux infos nationales, nous apprendrons plus tard le formidable accueil fait par le public à ce bateau. Juste une dernière remarque, Bruno, comme je l'avais pressenti nous a bien manipulé car l'histoire du gang Rochelais, du chantier, c'est du pipeau. Il a seulement voulu nous mettre la pression pour que l'on soit au plus prés de la réalité. Une confidence, vous la garderez pour vous, mais je ne suis pas mécontent que cette histoire finisse comme cela. Lors de nos prochaines sortie, nous pourrons retrouver ces délicieuses créatures, ainsi que ces beaux et jeunes et fiers hidalgos que nous oublions pas et en qui la série doit beaucoup pour leur implication, ils sont la locomotives du littoral atlantique à mi-chemin entre nos amis bretons et basques, tous de bons agitateurs d'idées et de glaçons au fond de verres de sangria.
L'ultime merci, je le réserve à Gilbert qui anime le site [de l'AsOpen] et qui va devoir mettre en page photos et textes de cette modeste contribution comme s'il n'avait pas déjà pas assez à faire, mes excuses joli bord. XAT alias DOM, Dimanche 30 avril de l'an 2006 |














? En fait, on a rien eu de tout cela, excellente nuit calme, la journée semble prometteuse.
























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