Bateau fraîchement démoulé C'est au moins la quatrième fois que je monte un plan rando sur Marseille et ses environs. Les trois fois précédentes, j'avais dû renoncer au dernier moment à cause de la météo : trop de vent (mistral) ou temps orageux. Mais cette fois, les prévisions sont au beau fixe (rien d'anormal en soi pour un 14 juillet). C'est plutôt coté bateau que ça a failli coincer... l'un des 2 bateaux prévus pour cette virée de 3 jours est le tout nouveau Astus 16.1 que j'aurais dû recevoir en mai... et que j'ai finalement récupéré... la veille au soir ! Un peu court pour préparer le bateau pour sa première rando qui, en l'occurrence, sera aussi sa première vraie navigation (le constructeur l'avait quand même essayé une heure, histoire de s'assurer qu'il flotte comme il faut).  Astus 16.1 et Astus 20.1, les montures choisies pour cette rando Tout le monde se retrouve après le boulot à la maison où nous chargeons les victuailles et affaires de bivouac et avalons un rapide repas avant de prendre la route : direction Marseille, à 2 heures de là. Les équipages totalisent 7 personnes. Hervé, qui n'a jamais navigué sur un trimaran mais a une bonne expérience du Hobbie Cat 16, prendra l'Astus 16 accompagné par Darielle... pour qui c'est la première expérience de "croisière". Je "skippe" le second trimaran, un Astus 20, en compagnie de Florence, ma femme, et de Marilou, notre petite dernière (tout juste 3 ans). Nos 2 aînées étant parties en vacances avec la mamie, nous avons de la place pour embarquer avec nous Laura et Christophe. Ce dernier est au volant du Renault Trafic avec l'Astus 16 flambant neuf accroché derrière. C'est la première fois qu'il conduit avec une remorque : 6,50 m de long par 2,40 m de large, de nuit, à travers une ville qu'il ne connaît pas, c'est pas mal pour un début. Je lui ouvre la route avec mon Astus 20 et nous nous frayons un passage sans encombre jusqu'à La madrague [1]. Là où l'expansion de la ville de Marseille s'arrête brutalement pour laisser place à une nature aride et presque désertique. Première escale... sur un parking Le petit parking [1] que j'avais repéré sur les photos aériennes de l'IGN est bien là et accessible malgré le chemin étroit qui y mène. Cette plateforme avec vue panoramique permet de garer sans problème les 2 véhicules et les bateaux, bien que nous ne soyons pas seuls. Quelques camping-cars ... et quelques voitures. Il est une heure du matin lorsque nous nous couchons, comme nous pouvons, les uns dans le bateau, les autres dans les véhicules. Nous comprenons vite que le sommeil ne sera pas facile à trouver. Il fait chaud. Bien que nous soyons au bout du monde, il y a un flux incessant de voitures. A croire que tous les marseillais se sont donnés rendez vous là en sortant de boîte. Musique, discussions à voix haute, porte qui claque, démarrage en trombe. Dès qu'une voiture s'en va, elle est remplacée par une autre. Au petit matin, les deux gros dobermans du camping-car d'à côté prennent la relève. Si quelqu'un a le malheur de se lever pour aller pisser un coup... tout le campement est mis au parfum par les aboiements des deux molosses. On peut pas dire qu'on arbore une mine fraîche et reposée lorsqu'on s'extirpe de nos couchages. On se prépare un petit déj puis commence le rangement de toutes les affaires (et il y en a !) dans chaque bateau. On rejoint la mise à l'eau du Port de la Pointe Rouge [2], distante de 2 km seulement. Finalement, il est déjà 10 heures passées. On serait resté chez nous la veille à dormir confortablement dans nos lits, on serait arrivé à la même heure pour peu que l'on se soit réveillé de bonne heure... mais bon, les options "galère" font aussi partie de l'aventure ! On laisse les véhicules sur le parking [3] avec les remorques cadenassées dessus et entre elles. |