Transformation en sloop
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Prudemment, on s'éloigne de la plage à l'aviron.
Remarquez comment le poids de Laurent remontant l'ancre à l'avant décolle de l'eau la voûte arrière... et comment son retour dans le cockpit fait gîter le bateau alors qu'il est presque dans l'axe central. Je suis pas en train de vous dire que mon copain est gros ... c'est juste que ce bateau est étonnamment léger ... et réactif. |
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On borde les voiles et c'est parti.
Premier virement de bord. Le bateau s'avère plus calme que ce que l'on craignait. La vitesse lui permet de se caler sur sa dérive et de modérer ses ardeurs. |
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Julien Marin avait calculé qu'il fallait placer le mât 20 centimètres derrière le rouf ... et il ne s'était pas trompé. |
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Le GPS annonce des performances au top : grâce au vent apparent que l'on se crée, on atteint 4 noeuds au près ! Le GPS affiche même des pointes à 5 noeuds en débridant un peu. Cela se présente bien pour la suite de mes projets ... |
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Tous assis au vent à force 2 et tous au rappel dès force 3 ... A force 4, on est déjà à la rue. La dérive lestée ne suffit pas à calmer définitivement son tempérament ... vivant.
C'est fun ... mais pas de tout repos et franchement déconseillé avec des enfants. Une navigation qui s'apparente plus au jeu d'équilibre des catas de sport dans la brise, avec la capacité de charge en plus et les risques d'enfournement en moins. On a navigué le lendemain sous foc seul par force 6, grand largue tranquille, travers plus sport et enfin bon plein plus laborieux. Lorsque c'est monté à 7-8 après le pique-nique, on a préféré rouler la toile et continuer au moteur (face au vent). Conclusion : voilà un engin de rando particulièrement vivant. Un régal absolu de finesse et de sensation dans le petit temps (force 2 à 3). Le top lorsque l'on sort une heure ou deux pour s'amuser, plus exigeant physiquement si la sortie dure une journée ou plus. Et lorsque le vent monte, ça devient carrément chaud ...
Pour cela, reste plus qu'à donner un nouveau visage de randonneur pénard à ce sportboat hyperactif... de Jean-Marc Schwartz, février 2007 |

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