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Avis sur BayRaider

BayRaider

Longueur : 6.00 m
Largeur : 2.05 m
Voilure : 17.00 m²
Déplacement : 300 kg
Tirant d'eau : 1.42 m
Tirant d'eau minimum : 0.25 m

Voir la fiche complète

Commentaire de Nautical Trek

Ne vous fiez pas à son look traditionnel, il s'agit bien d'une nouveauté qui mélange allégrement classicisme et modernité.

  • Classique par son gréement houari très apiqué greffé d'un tape-cul, ses espars en bois, la tonture prononcée de son pont ou encore son tableau inversé.
  • Moderne par son foc à balestron, son lest liquide et sa technique de construction en contre-plaqué cousu-collé et joint-congé époxy.

Le résultat donne un bateau extrêmement léger une fois débarrassé de son lest liquide. Un plus pour la manutention sur remorque et le transport sur route mais également lorsqu'il s'agit de se déhaler à l'aviron. On peut également naviguer sans le lest si le vent est faible ou pour des runs sportifs. Si l'on souhaite calmer et sécuriser le comportement du bateau, il suffit d'ouvrir les trappes pour remplir le ballast.

Cette unité s'inspire fortement du Drascombe Lugger fort apprécié outre Manche. Il en reprend le gréement fractionné de yawl qui permet de naviguer dans le gros temps sans la grand-voile. Sous foc et tape-cul seuls, le bateau reste équilibré.

De même, lorsque l'on prend des ris dans la grand-voile, la corne est abaissée ce qui réduit d'autant le poids dans les hauts. Notez au passage les bordures inclinées de la grand-voile et de l'artimon qui autorisent une bôme passant bien au dessus des têtes.

1 à 4 rameurs peuvent oeuvrer sur ses 2 bancs de nage, le cockpit immense pouvant accueillir un équipage nombreux.

En ajoutant quelques planches entre les bancs, l'avant du cockpit se transforme en couchette double avec les pieds sous le pontage avant.

Pour cet usage, il est prévu une capote arrondie qu'il suffira de déplier pour recouvrir cette zone. Un complément de tente peut être installé si l'on veut fermer entièrement le cockpit.

Côté coffre, les quelques accès aux volumes de rangement à l'avant et à l'arrière via des trappes circulaires de dimension modeste ne seront guère pratiques ni adaptées aux affaires volumineuses.

Heureusement, le chantier a prévu 2 très grands coffres sous les banquettes, largement accessibles via des panneaux affleurant.

Un puits moteur central prend place devant la barre. C'est d'ailleurs par là que s'écoule l'eau évacuée par le cockpit auto-videur. La barre adopte au passage un double coude pour pouvoir continuer de passer au dessus du moteur.

Fait extrêmement rare, l'ouverture sous la coque pour passer l'hélice est suffisamment longue pour que le moteur puisse être basculé dans son puits.

C'est un plus pour préserver le moteur en cas de choc contre un obstacle ou sur les fonds qui remontent. Moteur relevé, une trappe permet alors de refermer l'ouverture pour améliorer la glisse sous voile.

Lorsque l'on observe l'étrave, difficile de deviner qu'il s'agit d'une construction en contreplaqué !

 

De Jean-marc Schwartz, Avril 2007


Commentaire de Jmarc S.

Initialement conçu pour être (joliment) construit en contreplaqué, le Bayraider est maintenant proposé en polyester.

Il conserve l'élégance de ses lignes originelles judicieusement agrémentées de quelques touches "boisées" comme la barre de safran en lamellé-collé, le liston en bois massif ou le revêtement des bancs façon "pont en teck".


On retrouve également le fameux "puits moteur" tout en longueur qui permet de basculer ce dernier sans le décrocher de sa chaise. Tirant d'eau minimum et position optimale de l'hélice font enfin bon ménage…


Pour limiter les perturbations hydrodynamiques de cette grande ouverture, des lamelles en plastiques viennent obturer l'ouverture lorsque le moteur est relevé. Si le résultat n'est pas parfait, c'est quand même mieux que rien.


Un décrochement sur le bord de fuite du safran sert de marche pied pour remonter à bord après la baignade sans avoir besoin d'installer une échelle de bain disgracieuse. Malin… Et surprenant pour un bateau conçu et construit au pays de Galles où l'on imagine les baignades en cours de navigation plutôt anecdotiques.

Mais lorsque l'on connaît le professionnalisme du chantier concernant la sécurité et la capacité de redressement de ses dayboats (il est l'un des rares à proposer une vidéo montrant le chavirage et le redressement de son bateau ballasté), on peut imaginer que cette trouvaille est avant tout destinée à offrir un moyen efficace et toujours en place de remontée à bord en cas de chute à la mer.


On retrouve également l'inhabituel foc auto-vireur monté sur ballestron ainsi qu'un bout dehors rétractable dans la coque pour envoyer une voile de portant supplémentaire.

Le trou relativement large dans lequel coulisse le bout-dehors risque, par contre, de favoriser la pénétration d'eau lorsque l'on tire des bords face à un clapot creusé…


D'autant plus que ledit bout-dehors arrive directement dans le cockpit, qu'il encombre quelque peu lorsqu'il est entièrement rétracté.

Afin de préserver une partie de l'équipage des embruns et du vent frisquet, une capote amovible peut compléter l'équipement. Une large façade transparente permet à ses occupants de continuer de voir vers l'avant.


Par contre, compte tenu du franc bord ridicule qu'elle laisse, il devient quasiment impossible d'accéder au pontage avant sans devoir la replier préalablement ce qui n'est pas forcément problématique compte tenu des possibilités de repliage rapide.


Une bonne surprise dans le cockpit concerne la taille particulièrement longue des coffres étanches. De quoi combler les pêcheurs qui embarquent moult cannes à pêche.

On notera également l'équipet sous le banc, disponible en avant du coffre, et qui s'avère parfait pour accueillir les pare-battages ou tout ce qui ne craint pas l'humidité.


Hé non, ce capot étanche transparent n'est pas un accès à un coffre supplémentaire planqué sous le fond du cockpit autovideur. Il s'agit d'une trappe d'accès et de contrôle du ballast liquide qui constitue le lest du Dayraider.

Notez au passage les évidements de part et d'autre du puits de dérive qui permettent de ranger la paire d'avirons.

Tous ces détails dénotent le souci louable du chantier de produire un bateau non seulement esthétique mais également pratique.


Une mini jumelle permet de basculer le mât, d'autant plus aisément que la configuration de gréement houari se satisfait d'un mât particulièrement court.


Tellement court qu'il peut rester continuellement fixé à son pied de mât, y compris pendant le transport sur remorque.

Comments

Nenuphar
0 post

1 on Feb. 25 2009


Couvercle etanche et transparent pour usage ballast

Très interessé par ce day boat,les explications qui m'ont été données lors de l'exposition au" grand pavois"etaient que : Le couvercle transparent et étanche sur le plancher ,permet de visualiser le remplissage des ballasts et donne acces aux systèmes de remplissage et vidage? 1 autre projet du chantier concerne ce meme type de bateau avec une petite cabine :a voir sur le site SWALLOW.
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Jmarc S.
Associate, 1871 posts

2 inspired from nenuphar on Feb. 25 2009


Coffre... à eau

Merci Nénuphar pour cette info d'importance. Je corrige aussitot mon texte. :confused:
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