Par curiosité plus que par envie, je surfais en 2006 sur internet, plutôt du coté d'un célèbre site de ventes aux enchères, et surtout du coté des annonces de voiliers. Je ne possède pas de bateau, j'ai fait quelques stages en côtier et hauturier et mes bases viennent de ma tendre jeunesse, bercée de quelques expériences en Optimist, Caravelle, Vaurien et 420. Rien que du très classique !
Au travers des différentes pages web visitées, je m'arrête sur une jolie coque bleue, de look "années 60", comme un joli petit canot de pêche à peine sorti des mouillages bretons. L'annonce stipule que le bateau est en bois, qu'il mesure 4,5m et qu'il est vendu avec sa remorque, des voiles, des gilets etc ... Autant le dire tout de suite, j'ai attendu la fin de la période des enchères, pour contacter le vendeur par email. Il s’agit de ce petit canot, tel que je l’ai découvert sur la photo ci-dessus.
Quelques semaines plus tard, j'étais avec mon épouse du coté de Lorient et la jolie coque du nom de DEDE devenait notre propriété. C'est le début de l'histoire ! DEDE n'est pas en bois comme décrit dans l'annonce, mais c'est une coque en fibre de verre. Elle semble saine. Le bateau a été abimé, la coque porte les traces d'une restauration "rustique" mais cela ne me gène pas. Pas de concours de beauté au programme ... juste l'envie de réaliser un petit rêve et de remettre à l'eau ce bateau.
Relooking
Qui est DEDE ? Après avoir eu les papiers en main, vu la bateau et cherché un peu sur le net, je sais que ce bateau est un FLETAN, vaillant pêche-promenade produit pas Bénéteau dans les années 60. Le premier en fibre de verre, marquant ainsi la fin du bois dans la production industrielle de ce constructeur.
Le bateau est ramené en région toulousaine, je met à l'abri tout ce qui trainait dedans, le vide d'un amas de feuilles et aiguilles de pin et commence l'inventaire de l'accastillage et du matériel.
En même temps, à travers livres et revues, internet et discussions avec les amis, je commence à imaginer ce qu'il va devenir. La coque n'a plus de cabine ... ce sera un dayboat ouvert. Sa forme est très "vieille plaisance" ... je vais en faire un petit bateau de charme. Il y a deux beaux avirons dans l'inventaire ... ce sera un voile-aviron ! C'est ainsi que je dresse le programme de mes futurs navigations, tout en noircissant des pages d'un cahier d'écolier, pour le plus grand intérêt de mes enfants.
Les grandes lignes sont choisies : ce bateau aura deux longs bancs de cockpit en bois massif, pourra accueillir les 4 membres de la famille, un banc de nage pour les avirons, un grand coffre sous le pont avant, un à l'arrière et deux équipets. Il sera insubmersible. Il sera gréé en cotre houari et le mat ne dépassera pas les 4,5m. Il portera un bout-dehors. Je ferai tailler une belle GV houari, le foc restera ... le foc et la GV marconi d'origine sera retaillée en génois pour aller sur le bout-dehors. Toutes ces options ne sortent que de mes neurones, inspiration prise dans les revues et autres livres sur la plaisance.

Mes cogitations me portent à garder la coque mais à découper tout l’intérieur pour le restructurer avec des couples en CP. Ces couples serviront de support aux bancs et pontage avant. Ils permettront aussi de délimiter les zones qui seront remplies de mousse pour l’insubmersibilisation. Par exemple le volume devant C1 est rempli de mousse. Entre C1 et C2, c’est un rangement. Les équipets latéraux sont entre C5 et C6. Le coffre arrière est derrière C7. Tout le reste est rempli de mousse PU.
Les travaux "intérieurs"
Une fois la théorie validée ... par moi-même, il faut passer à la pratique. Le canot est amené au garage (vive les petits bateaux), posé au sol et bien bloqué pour y travailler.
Je décide de commencer par l'intérieur et je fais sauter (à la disqueuse et scie sauteuse) tout ce qui n'est pas la coque !!! Je me retrouve donc quelques weekends plus loin avec une belle barque (dixit les enfants), entièrement vide. La fibre de verre est poncée, dégraissée à l'acétone, puis enduite de résine epoxy liquide.
Grace à des gabarits, j'ai pris les dimensions des pièces structurelles, les couples et éléments longitudinaux des bancs. Traçage sur CP CTBX, puis découpe et ajustage. Le CP est enduit de la même résine epoxy liquide, puis collé avec des joints congés en mastic epoxy. Ce n’est pas trop dur ... ca aura couté deux plaques de CP 13mm et quelques pots de résine. Sur les 2 photos ci-dessous, on voit la coque qui a été mise à nue, et les éléments en CP qui sont positionnés mais pas encore collés. Tous les collages seront fait avec du mastic epoxy et en technique de joints congés. A ce stade, DEDE est rebaptisé AVEL et ressemble à cela :
On commence à rêver, les enfants montent dedans, on peut presque s'asseoir sur les bancs.


Une fois la structure verticale collée, j'attaque les plans horizontaux qui sont simples : un pont, deux bancs latéraux, le banc de nage et le coffre arrière.
Je commence à me poser des questions de dérive ... ou de plan anti-dérive, mais rien n'existe dans la coque initiale. J'imagine réaliser une quille longue à l'ancienne, une fois la coque retournée. On verra plus tard !
Le plus tard arrive assez vite, car les surface horizontales sont terminées, en épicéa massif qui sera traité à l'huile. On peut voir sur la photo ci-dessous deux éléments importants en plus des bancs et pontage : La « fausse jumelle » de matage et le pont d’ancrage du bout-dehors.
Pour ce qui est du matage, deux belles planches sont collées verticalement et constituent un guide pour dresser le mat. Ces planches sont épaisses, reprises sur la cloison verticale, ancrées en partie supérieure dans une échancrure du pontage et collées au fond de la coque. Le mat viendra s’insérer à cet endroit.
Pour ce qui est du bout-dehors, j’ai prévu qu’il soit coulissant, qu’il traverse la coque à l’étrave (on voit la découpe) et que sa base soit bloquée entre deux pièces. La base du bout-dehors est percée, les deux pièces demi-rondes aussi. Un axe traverse le tout et bloque donc le bout-dehors en position « sorti ». Ce point de blocage se situe pile au niveau du couple C1.
Le pontage avant déborde de quelques centimètres de la cloison C2 qui porte les découpes d’accès au coffre de rangement avant. C’est pour éviter que l’eau de ruissèlement n’entre dans ce coffre. Je n’ai pas prévu de portes pour fermer ce rangement. A ce stade, on voit que l’intérieur de la coque a été peint, ainsi que les structures verticales en CP. J’ai utilisé de la Danboline (International), en gris et blanc. L’extérieur de la coque n’a toujours pas été traité.
Les travaux "extérieurs"
La coque est sortie dans l'herbe (c'est l'été), retournée avec quelques bras volontaires et deux pneus (plus un palan) et calée sur des madriers pour pouvoir aller dessous facilement.
Surprise !!!! Que vois-je sur l'embryon de quille ? La trace du puits de dérive, soigneusement bouché avec de la choucroute et de la résine par le précédent propriétaire. L'histoire de DEDE se dévoile ... je savais qu'il avait subit un naufrage (traces de réparations de la coque), qu'il avait très peu navigué à la voile (aucune usure de celles-ci) ... je déduis qu'il a été transformé en bateau de pêche à moteur, sans le puits de dérive. Son tableau arrière porte les traces de renfort, pour supporter un moteur HB assez lourd.
J'attaque donc le re-création du puits de dérive, ensuite le puits en lui-même en CP enduit epoxy.
J'en profite pour dessiner une dérive selon mes aspirations, pivotante.
Les angles seront arrondis à la meuleuse. La dérive sera réalisée à partir d'une tôle d'acier de 4mm d'épaisseur et pèse 15kg environ. Elle aura reçu plusieurs couches de peinture antirouille.
Je veux pouvoir voir le point de tire de ma dérive quand elle est relevée complètement, à travers une lumière faite dans les joues du puits. Par cette même lumière, je veux voir l'extrémité quand la dérive est abaissée, et la bloquer en cas de dessalage ou pour éviter les vibrations.
Je fais un mannequin en CP 5mm, qui permettra de découper la dérive dans la tôle d'acier.
AVEL a regagné le garage pour la peinture. J'attaque la préparation de la coque: Poncage, primaire, sous-couche et 3 couches de mono-composant (Oleronlac).
Il ressemble à cela avec son mannequin de dérive en CP (en attente de la dérive).


Les voiles
Les vieilles voiles sont amenées chez un artisan voilier, on discute du programme, de la taille, du tissu. Je me suis lancé à dessiner la garde-robe d’Avel, en m’inspirant des ratios surface/poids de plein de petits canots du même type.
Voici la configuration crayonnée sur mon carnet et le détail de la GV houari :


Je récupère mes belles voiles, la GV houari toute neuve, le foc "révisé" et le génois taillé dans la GV d'origine.
Le foc fait 3m², la GV 10m² environ et le génois 5m². Le bateau devrait faire 350 ou 400kg (mais je ne sais pas exactement) et je me dis que ca devrait aller .... La construction amateur, dès lors que l'on ne suit pas une liasse de plans, semble faite de nombreuses options à prendre, sans jamais savoir si ce sont les bonnes ! Tout cela devra être confirmé ou contrarié par la navigation !
Les espars
Le mat sera en bois ou ne sera pas ! Je ne trouve que des prix prohibitifs pour des mats réalisés par des artisans, donc je me lance. Premier essai à partir d'un madrier de Douglas, je tente de le faire en massif ... je n'ai qu'une scie circulaire, un rabot électrique et une ponceuse à bande.
Je taille mon poteau en octogone, puis le pose entre deux tréteaux .... J’appuie un peu au milieu, puis un peu plus, puis franchement et là !!!!! Crack, je casse mon beau mat en deux ! Je préfère le casser dans l'atelier que sur la tête de mes filles, donc je me console.
Second essai à partir de 3 belles planches de 27mm d'épicéa. 3x27mm ca fait 81mm, comme je veux un diamètre de 80mm c'est parfait. Je fais un lamellé-collé de 3 planches, puis re-scie, re-rabot, re-ponceuse et c'est mieux ! Le collage est fait avec du mastic epoxy, le même que pour mes joints-congés. Le mat n’a pas bougé depuis 5 ans.
La corne et le bout-dehors sont réalisés à partir du vieux mat de la planche à voile familiale. 30 ans après, ca dégage la cave paternelle ! La partie la plus fine devient la corne. Je réalise l'encornât à partir de chutes de bois et sur la base de quelques photos et croquis. La partie la plus épaisse de mon mat en fibre de verre devient le bout-dehors de 150cm, avec 90cm hors de la coque. Le bout-dehors coulisse sur le pont et traverse l'étrave, dans un tunnel renforcé à la résine. Sa base se bloque comme expliqué plus haut.


Le résultat
AVEL ressemble à présent à un voilier ! On peut voir sue ces photos que le puits de dérive est en place et l’accastillage commence à apparaître ! Sur la cloison avant, il y a 6 taquets verticaux pour les drisses. A bâbord c’est pour la GV : Un « grand » taquet pour la drisse de GV, puis deux taquets plus petits pour la drisse de pic et pour la balancine. A tribord, le « grand » taquet pour la drisse de foc, et les deux plus petits pour envoyer le génois sur bout-dehors. J’ai mis quatre chaumards (2 devant, 2 derrière), un solide taquet sur le pont avant et un autre que l’on ne voit pas à l’arrière au niveau de la poupe. Enfin, les dames de nage (pour utiliser les avirons) sont mises en place sur le plat-bord, légèrement surélevées. Au passage, j’ai refait la barre en lamellé-collé avec un petit galbe … pour le fun !
A quoi ressemble AVEL sous voile … une fois tous ces travaux effectués ?

Le voilà toutes voiles dehors (GV + trinquette + foc ou GV + foc + génois … je n’ai jamais su !) lors de La Semaine du Golfe 2009 dans le Morbihan.
AVEL est aussi comme cela … ou ainsi, selon le vent et l’équipage ! A gauche, lors du Festival du Bois Salé en 2011 et à droite, en train d’admirer un plan G. Montaubin (coque bleue) dans le Morbihan en 2009.
En navigation
Un peu d’analyse (on va essayer d’être aussi lucide que possible) après quelques années de navigation et d’utilisation de ce petit canot.
La carène du Flétan assure une très bonne stabilité, elle protège bien son équipage des embruns … dans des conditions de vent modérées. Ensuite, on se fait mouiller, comme sur un dériveur et le ciré est de rigueur. La coque ventrue et la conception des 3 bancs (2 latéraux + banc de nage) permettent à un équipage de 4 personnes de ne pas trop se marcher dessus. A 2, c’est royal ! A 3, on est très bien. A 4, ca le fait … au-delà, je n’ai pas testé.
La surface de voilure choisie (3m² de foc, 4,3m² de génois et 10m² de GV) pour un déplacement de 400kg environ, donne un bateau vivant. La carène est large et donc il pousse de l’eau, l’ensemble a de l’inertie et les vagues ne le gênent guère.


Améliorations
J’ai vu après quelques navigations, le besoin d’opérer deux modifications :
-
Ajouter un lest
-
Faire réaliser une petite trinquette très plate, pour bien équilibrer ma voilure avec la GV au premier, mais surtout au second ris
La trinquette mesure 1,7m² et donne de très bons résultats avec la GV arisée. Avec cette combinaison, on peut voir venir assez sereinement, tout en progressant et en restant très manœuvrant.
Pour ce qui est du lest, je me suis creusé la tête et j’ai imaginé plein de systèmes plus ou moins intelligents. J’ai retenu le système suivant, mais je viens de modifier. Je vous explique pourquoi !
Comme il y a un puits de dérive qui partage le cockpit en 2, il est assez aisé de venir placer le lest, en fond de cockpit et de part et d’autre du puits de dérive. Cela ne gêne pas la circulation et on peut y poser les pieds en navigation. J’ai cherché du plomb mais n’en n’ayant pas trouvé, j’ai trouvé des barres en acier plein de 55mm et 40mm de diamètre, pour 1m de long. Chaque barre en 55mm sur 1m pèse 19kg et chaque barre de 40mm sur 1m pèse 10kg. Donc en positionnant de chaque coté de mon puits de dérive, 1 barre de 55mm et 1 barre de 40mm, je leste mon canot de 58kg d’acier, placé en fond de cockpit. Du fait de sa forme, AVEL était déjà stable sans lest, avec cela, il devient très stable et on peut s’y déplacer sans aucun soucis.
Reste à trouver comment fixer ce lest …. J’ai opté pour la réalisation d’un moule en forme de ¼ de cylindre, permettant d’accueillir 1 barre de 55m et 1 barre de 40mm, le tout noyé dans de la résine polyester. Une bois démoulé, j’ai donc un bloc de résine en forme de ¼ de cylindre, avec une superbe inclusion d’acier, à coller entre le fond de la coque (quasi horizontale) et le puits de dérive (vertical). J’ai donc réalisé mes deux blocs et je les ai collés aux bons endroits, de part et d’autre du puits de dérive.
Fonctionnellement, ca marche très bien. J’ai commis deux erreurs de réalisation : Ne pas traité l’acier avant de l’inclure dans la résine. Le choix de la résine polyester qui a généré des petites fissures (retrait) en polymérisant. La conséquence : L’eau s’infiltre à travers la résine et fait rouiller les barres en acier. Celles-ci gonflent, donc contribuent à fissurer les blocs de résine etc … au final, rien de grave mais des coulures de rouille très moches en fond de cockpit !
Changement de tactique cet hiver ! J’ai déposé mes deux blocs de résine, cassé la résine et récupéré mes barres en acier rouillées. Traitement au Frameto, puis isolation de la surface des barres en acier avec plusieurs couches de résine polyuréthane (G4). Je vais reposer les barres en acier, mais en réduisant un peu le lest et je ne pose donc que les deux plus lourdes, c'est-à-dire 38kg en tout au lieu de 58kg. Je veux aussi un système qui me permette de contrôler l’oxydation de ces barres, et éventuellement d’y accéder pour re-traiter. Il faut aussi que le lest ne soit pas agressif pour les pieds des équipiers …
Le choix (on verra si c’est un bon ou un mauvais) retenu consiste à venir mettre chaque barre en acier dans un tube PVC de 63mm de diamètre. La barre de 55mm avec ses couches de Frameto et de résine G4 entre au plus juste dans le tube PVC qui fait bien 63mm de diamètre extérieur, mais 58 ou 59mm en diamètre intérieur. La barre ne bouge pas à l’intérieur. J’utilise les bouchons standards de PVC pour fermer cet étui qui contient les barres en acier traité. Je vais coller en fond de cockpit deux lattes en bois permettant de bloquer le lest de part et d’autre du puits de dérive. A la gîte, cela ne devrait pas bouger, mais le système reste amovible pour dépose et entretien ou pour les jours de pétole par exemple (dans ce cas, les tubes peuvent rester dans le coffre de la voiture).
Dans la brise
Des différentes navigations réalisées : AVEL est un bon petit voilier qui présente un caractère traditionnel du fait de sa carène, du choix du gréement et de ses couleurs (coque verte, bande grise, espars en bois, pontages en bois, GV couleur champagne, cordages couleur chanvre, poulies et coinceurs HYE). Il attire le regard (constaté lors des manifestations) et même les propositions spontanées d’achat …
Il avance aussi bien que tous ses confrères dans la catégorie des voile-aviron aux 2 Semaines du Golfe auxquelles nous avons participé (2009 et 2011). On pourrait dire qu’il fait plutôt partie des plus rapides quand il y a un peu de vent, ou les 3 voiles le tirent très bien. Quand les conditions se dégradent encore, il est beaucoup plus à l’aise que bien d’autres, du fait de son volume, de son poids et des combinaisons possibles (ris / trinquette). Nous n’avons jamais été en difficulté depuis que je navigue avec AVEL.
Nous avons pris 30 nœuds de vent sur l’étang de Bages (11) le 9/9/2007 … et je n’avais pas encore la trinquette … c’est d’ailleurs cet épisode qui m’a décidé ! Ce n’était pas confortable loin de là, mais rien de périlleux … nous sommes rentrés au port de la Nautique.
Nous avons pris plus de 25 nœuds en revenant du Cap Bear vers Banyuls (66) au portant … c’était magique et je crois que le bateau n’est jamais allé aussi vite ! Cela aurait été bien différent s’il avait fallu affronter le même vent en tirant des bords !
Donc AVEL permet a un équipe de 4 de se régaler en sortie à la journée, dans plus ou moins toutes les conditions raisonnables de F1 à F5. Les rangements permettent de prendre « à l’aise » tout ce qu’il faut pour ce type de sortie (vêtements, picnic, matériel de pêche, matériel de sécurité, mouillage etc …).
La suite...
La prochaine étape est de se frotter au camping côtier et au raid … Là, il s’agira d’embarquer de quoi cuisiner un peu, se changer, dormir etc … Il me semble qu’il faudra limiter à 2 le nombre d’équipiers, avec une tente, les matelas, les duvets, la popote etc … tous les éléments emballés dans des sacs poubelles (deux sacs l’un dans l’autre) pour ne pas être mouillés. Les équipements fragiles allant dans 3 sacs étanches du commerce et 1 bidon étanche (matos de sécurité).
J’ai intégré un petit compas de route dans l’axe du bateau, entre le banc de nage et le puits de dérive. Nous sommes équipés d’un GPS portable étanche premier prix (un petit Garmin jaune) et d’une VHF portable et étanche aussi. Le reste est le matériel de sécurité normal (feux à main, corne de brume, écope etc …).
Pour les amateurs de détails, AVEL au mouillage sur le lac de Lacanau :

Hervé Foch
manu.rvf(at)gmail(point)com