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Vivre dans la cabine ou dans le cockpit?

Faut-il organiser la vie à bord du Trek+Ultra dans la cabine ou dans le cockpit ?

Dans son cahier des charges, il est stipulé :

  • qu'il doit pouvoir accueillir un équipage potentiellement nombreux (jusqu’à 8 personnes) ce qui impose un cockpit de taille relativement importante.
  • qu'il doit rester sous la barre des 650 kg avec sa remorque ce qui impose un voilier de taille relativement modeste.

Ces 2 contraintes combinées font que la place restante pour la cabine est limitée. Et qui dit petite cabine, dit difficulté pour y vivre lorsque l'on est nombreux sad

Grande cabine et grand cockpit

Malgré tout, plusieurs pistes ont été évoquées et explorées afin de pouvoir combiner dans un petit voilier, un grand cockpit et une cabine spacieuse.

L'une d'elle consistait à "agrandir" la cabine sous le plancher du cockpit pour y installer des couchages... mais l'espace restant étaient encore insuffisant pour y vivre à plus de 2.


 Une autre piste consistait à pouvoir transformer le cockpit en cabine grâce à des banquettes basculantes et un plancher amovible (voir Cabine repliable). Plutôt ingénieux mais la mise au point s'annonçait délicate ainsi que l'homologation en catégorie C et le poids final de l'ensemble.


 Une autre solution a été développée sur Arcebus (voir Avis - Arcebus). Là aussi, l'idée est de pouvoir utiliser le cockpit comme cabine (et vice versa). Se pose le problème de la coque non autovideuse, de l'implantation du mât et de la visibilité du barreur


Enfin, certains se souviennent peut être du Pirmil 5,50 dont le rouf se décrochait et se retournait pour se transformer en morceau de cockpit additionnel (voir Avis sur Pirmil 5.50). Là, la difficulté consiste à obtenir une bonne étanchéité de l'ensemble et que le rouf permutable ne soit pas trop lourd à manipuler.

Pour l'heure, ces pistes n'ont pas débouché sur des propositions de solution adaptées aux contraintes de capacité et de poids du projet Trek+Ultra…

La vie dans le cockpit

L'autre stratégie consiste à faire une croix sur la possibilité de faire vivre tout l'équipage dans une cabine suffisamment spacieuse et d'exploiter plutôt l'espace offert par le grand cockpit pour y organiser la vie à bord. Difficile d'imaginer solution plus simple et plus légère car il n'y a rien à rajouter : le cockpit est prévu d'origine dans le bateau !

Cette solution présente également l'avantage d'éviter l'oppression que l'on peut ressentir dans une cabine de taille modeste : manque de lumière, d'espace, de hauteur, d'aération, de visibilité sur l'extérieur et difficulté pour y circuler à plusieurs.

Mais vouloir vivre au grand air dans le cockpit présente également des inconvénients :

  • on y reste exposé aux éléments (vent, pluie, froid, soleil)
  • après la navigation, le cockpit peut être détrempé par les embruns.

La tente de cockpit

Pour rendre le cockpit vivable à l'escale (pouvoir y cuisiner, prendre les repas, se détendre), il faut pouvoir s'y protéger du froid, du vent et de l'humidité. On doit donc construire un cocon protecteur par-dessus qui doit pouvoir être retiré lorsqu'il s'agit de naviguer (ou de profiter des bonnes conditions météo). C'est le rôle de la tente de cockpit.

Celle-ci cumule des avantages intéressants :

  • on peut l'enlever pour naviguer
  • une fois replié, son encombrement est très réduit
  • le rapport poids/volume habitable est imbattable
  • pas besoin de matériaux ni de technologie sophistiqués pour la réaliser
  • certains modèles peuvent également être utilisés comme taud de soleil

Mais les tentes de cockpit présentent également des points négatifs :

  • la corvée du montage/démontage
  • moindre protection aux intempéries
  • la prise au vent
  • adaptées et fabriquées sur mesure à la main, elles sont coûteuses
  • esthétique discutable


C'est probablement pour toutes ces raisons que, malgré les qualités évoquées, la solution de tente de cockpit reste anecdotique dans le paysage de la plaisance (voir Tente de cockpit et de trampoline). S'agirait-il d'une fausse bonne idée ?


Pourtant, si l'on jette un œil du côté de nos collègues du motonautisme, on découvre que l'utilisation des tentes de cockpit y est particulièrement développée. Nombre de bateaux à moteur de taille moyenne disposent de bimini top servant de taud de soleil qui peuvent être fermés pour abriter le cockpit tout en le rendant habitable le soir. A ma connaissance, cette solution parfaitement mise au point depuis de nombreuses années n'a jamais été adaptée sur un petit voilier transportable… Est-ce à cause d'un frein culturel ou d'une résistance acharnée au changement ?

Passons en revue les problématiques de la tente de cockpit et voyons quelle solution permettent d'y remédier, ou plutôt, de les rendre acceptables dans le cadre d'une utilisation en rando nautique.

Le montage/démontage

Monter une tente prend du temps et peut être délicat à réaliser sur l'eau. De plus, l'opération se répète 2 fois par jour ce qui peut devenir barbant à la longue.

Pour l'avoir fait durant de nombreuses années, je séparerais la problématique du montage en 2 points distincts : la durée et la difficulté.

Concernant la durée, je trouve que cela reste tout à fait supportable lorsque l'opération ne dure pas plus de 5 minutes. Or, il existe des solutions techniques qui permettent d'installer des tentes en moins de temps que cela :

  • les systèmes de type "2 seconds" popularisés par Décathlon
  • les tentes "automatiques" qui s'ouvrent un peu comme des parapluies
  • les tentes gonflables
  • les tentes à arceaux pivotants qui s'ouvrent comme des capotes

L'avantage que l'on a par rapport aux tentes de camping, c'est que l'on n'est pas obligé de tout replier en petit morceau pour que cela rentre dans le sac à dos ou dans le coffre de la voiture. A ce titre, les solutions à base de système de capote repliable ou de bimini sont parfaites pour monter et démonter rapidement cet abri (même mouillé) sans avoir à le ranger dans la cabine.

Concernant la difficulté de montage, je dirais qu'il s'agit d'un point encore plus important que la durée. Je trouve qu'il est préférable de passer plus de temps à faire quelque chose d'agréable plutôt que d'économiser du temps à réaliser quelque chose de pénible. J'ai eu l'occasion de le constater entre le montage d'une tente igloo avec sa chambre et sa toile extérieure qu'il suffit de clipser smile , comparé aux simples tentes-abris dans les goussets desquelles je devais enfiler les longs arceaux qui ne rataient jamais une occasion de se déboîter angry

La tente doit donc être facile à installer avant tout :

  • pas de manipulation délicate réclamant une dextérité hors pair
  • pas de posture acrobatique qui risquent de finir à l'eau
  • pas tout plein de pièces qui s'égarent
  • pas de noeuds savants à faire (et à défaire)
  • pas de pliage compliqué

Le confort sous la pluie

En cas de journée pluvieuse à attendre que ça passe, entre cabine et tente, on peut se poser la question du meilleur choix. Dans leur version terrestre, cela reviendrait à choisir entre passer une journée de pluie immobilisé dans un combi wolkswagen ou dans une grande tente de camping ?… Ca se discute. Si la cabine offre une très bonne sensation de protection grace à son isolation parfaite, la tente permet de disposer de plus d'espace et de s'y mouvoir debout.

Dans les 2 cas, il faut une étanchéité sans faille… qui est plus facile à obtenir dans une cabine en dur qu'avec une tente.

La tenue au vent

Plus que la pluie, je trouve que c'est le vent qui est délicat à gérer avec une grande tente. Les rafales ébranlent la structure de la tente, causant du bruit et du stress pour l'équipage. Quant au fardage important, il peut s'avérer problématique lorsque le bateau est ancré au mouillage : aggravation du risque de dérapage de l'ancre et bateau qui se met à tirer des bords sur son ancre sheepish

La première réponse à ce problème est d'éviter le problème. C'est exactement la même chose avec les vagues qui rendent un mouillage inconfortable. Pour le confort de tous, il convient de rechercher un mouillage qui soit abrité des vagues… et du vent dans le cas de l'utilisation d'une tente de cockpit. En règle générale, pour peu que la côte soit un peu découpée avec des pointes, des criques, des rivières ou des îles, on arrive à dénicher de tels endroits.

Il arrive parfois qu'on ne trouve pas d'endroit suffisamment abrité du vent (ou que le vent change et se mette à rentrer à l'endroit où l'on est) et il faut alors affronter les bourrasques. Dans ce cas, il est souhaitable d'avoir une tente conçue pour cela.


Tout d'abord, la tente devra minimiser sa prise au vent. C'était l'idée développée dans la version 5 du Trek+Ultra avec son cockpit à plusieurs niveaux qui permettait de réduire de 50 cm la hauteur de la tente.

On soignera ensuite son aérodynamisme pour que le vent glisse dessus au lieu de s'y cogner de plein fouet. Plus les murs de la tente sont inclinés et meilleur c'est.

Penser également que plus la structure supportant la toile de la tente sera rigide et moins elle se déformera sous l'effet des rafales.

Enfin, on cherchera à bien tendre la toile pour éviter quelle ne fasse du bruit en claquant au vent.

Les immenses chapiteaux de cirque, pas franchement aérodynamique, arrivent ainsi à résister à des vents de 100 km/h.

L'humidité du cockpit

Un autre inconvénient de la tente-cabine c'est que lorsque l'on s'arrête à l'escale, le cockpit peut être complètement trempé si les embruns ont été de la partie ou qu'il pleut. Or, installer son environnement de vie dans un endroit humide est synonyme d'inconfort désagréable.

Que peut-on faire pour y remédier ?… Il va falloir s'atteler à rendre la zone sèche.

Pour cela, on peut essuyer les parties humides à l'aide de serviettes. Cette solution est adaptée aux randos du week-end avec une seule nuit à bord car il n'est alors pas nécessaire de faire sécher les serviettes. C'est également satisfaisant lorsque la météo est globalement ensoleillée pour permettre de les faire sécher régulièrement.

Une autre solution consiste à masquer les parties humides en les recouvrant d'une protection. Par exemple, une housse ou un simple tissu étanche peut être posé sur les coussins humides du cockpit.

Sinon, on peut évoquer la possibilité d'utiliser un petit poêle à pétrole qui permet de chasser efficacement et rapidement l'humidité. Mais l'utilisation d'un dispositif inflammable ne me paraît pas approprié sur un bateau de cette taille pour des raisons de sécurité…

Le coût

Celui-ci est très variable en fonction de la solution choisie entre les tentes de camping du commerce (à partir de quelques dizaines d'euro) et la tente fabriquée sur mesure (jusqu'à plusieurs milliers d'euros).

Les tentes du commerce

Il existe de très nombreux modèles de tentes de forme et de taille différente. Elles sont économiques (quelques centaines d'euro maximum) et souvent techniquement bien conçues (aération, moustiquaire, fenêtres, chambre séparée sans condensation, poches de rangement,…). Certaines sont conçues pour être facilement montées en quelques minutes, voir en quelques secondes. Un autre avantage est que l'on peut aisément les installer à terre si l'on préfère dormir sur la plage (lorsque c'est autorisé) ou les utiliser en camping terrestre à d'autres occasions.

 Il n'est cependant pas toujours évident d'en trouver une parfaitement adaptée à son bateau :

  • permettant d'accéder à la fois à la jupe, à l'étrave et à la cabine
  • permettant de garder le cockpit étanche au vent et aux infiltrations d'eau

D'autre part, ces tentes ne sont jamais prévues pour être utilisée dans un environnement marin. Les fermetures éclair s'oxydent et se grippent rapidement, même lorsqu'on prend soin de bien les rincer de retour de rando. Les pièces métalliques comme les embouts des arceaux craignent également l'air salin. Il faut donc s'attendre à renouveler périodiquement la tente qui ne durera guère plus de deux ou trois ans, ce qui peut finir par représenter un budget non négligeable si l'on a opté pour une tente de plusieurs centaines d'euros.

Les tentes du commerce sont également conçues pour être "haubanées" avec des cordages externes afin de les rigidifier. La plupart de ces liens ne peuvent être correctement fixés sur un bateau et la tente perd de sa rigidité originelle ce qui le rend moins apte à encaisser correctement les effets du vent.

On trouve deux sortes de tissu dans la confection des tentes du commerce. Le polyester est très léger et très bon marché. Son inconvénient est de monter rapidement en température dès que le soleil cogne dessus.

Les toiles en coton sont plus agréables sous le soleil mais elles sont lourdes et coûteuses.

Les tentes de cockpit sur mesure


Les modèles classiquement réalisés pour les bateaux à moteur sont constitués d'un bimini top et d'une toile additionnelle (qui se clipse ou se zippe) fermant l'ensemble. L'avantage de cette solution et qui l'on dispose à la fois d'un taud de soleil capable d'être utilisé même lorsqu'il y a du vent, et d'une tente qui s'appuie sur une structure bien rigide.

Un autre atout de cette solution est la facilité et la rapidité d'installation. Il suffit de déplier le bimini et de tendre 2 sangles puis de zipper la toile servant de mur et la clipser sur l'hiloire.

Les toiles utilisées sont chères et lourdes mais elles sont prévues pour résister plusieurs années en restant exposé aux intempéries. Les fermetures éclair, de grande taille et en plastique, ne craignent pas le sel et l'eau.

Le sur-mesure est la solution idéale pour adapter parfaitement la tente à la fois à son bateau, aux fonctionnalités désirés (fenêtres, portes, …) et même aux couleur de son embarcation ou des autres accessoires (lazy bag, bande anti UV du foc, …)

Dans les inconvénients, citons l'impossibilité de les utiliser sur la plage et bien sûr, leur coût important.

Le choix du Trek+Ultra

Depuis ses origines, les avant-projet de Trek+Ultra ont tous proposés que la zone de vie soit organisée dans le cockpit, à l’abri d’une tente de cockpit. Il ne s'agit pas d'un dogme gravé dans le marbre et cette proposition peut tout à fait être remise en cause et abandonnée au profit d'une solution qui pourrait s'avérer plus judicieuse.

Mais en attendant une autre solution miracle, c’est celle de la tente qui semble la plus adaptée pour :

  • sa légèreté
  • la possibilité d'intégrer les couchages sur les trampolines
  • la hauteur sous-barrot
  • la capacité à accueillir un équipage nombreux et à lui permettre de circuler même lorsqu'une table est utilisée.

Après avoir été un adepte des tentes du commerce pour leur faible coût, leur légèreté et leur compacité, je me tourne dorénavant vers les solutions sur mesure afin d'obtenir un résultat optimal en terme de confort et d'efficacité.

Qu'en est-il des inconvénients évoqués précédemment ?

Montage/ démontage


Avec une solution de tente étudiée pour être installée facilement en moins de 5 minutes, la corvée du montage et démontage n'est est plus vraiment une. Je dirais même que dans ces conditions, l'installation du bivouac devient un rituel quotidien plutôt divertissant. Un peu comme la corvée d'aller changer une voile à l'avant dans une mer formée qui devient un jeu lorsque l'on installe un enrouleur de foc.

La pluie

Vivre dans une tente ou devoir l'installer ou la replier quand il pleut n'a vraiment rien d'exaltant. Mais c'est également le cas pour la navigation à la voile, la randonnée à pied et pour toute activité de plein air en général ! Quand il pleut, c'est jamais rigolo sheepish

Dans la pratique du trekking nautique, la météo joue un rôle primordial. Partir en rando avec une mauvaise météo et c'est la déception assurée. Et ce n'est pas le Trek+Ultra qui va changer cela, quand bien même il aurait une cabine habitable.

Croyez vous que vous partirez la journée ou le week-end avec votre voilier transportable disposant d'une cabine à vivre lorsque c'est de la pluie qui est annoncée ? Pensez que vous vous direz : "Ce n'est pas grave de faire la route, puis de mettre à l'eau puis de naviguer sous la pluie puisqu'une fois l'ancre jetée, nous pourrons nous mettre à l'abri au sec dans la cabine pour attendre confortablement que cela veuille bien cesser" ? Ne pensez vous pas que vous opterez plutôt pour reporter la sortie à un autre week-end ?

Par contre, lorsque l'on part pour une durée plus longue, on ne connaît pas la météo que l'on devra subir plusieurs jours après. Il est alors possible que l'on doive faire face à un épisode pluvieux plus ou moins long. Il y a alors deux façons de le gérer. Soit l'on se dit "tant pis, on continu de naviguer" et dans ce cas, je pense qu'une cabine à vivre est plus adaptée qu'une tente de cockpit car on ne sera pas constamment en train de gérer les problèmes d'humidité à chaque montage.

Par contre, si l'on opte plutôt pour la solution d'attendre que le temps s'améliore (c'est d'ailleurs souvent l'option que l'on choisi face à un coup de vent) alors je pense qu'une tente de cockpit sera plus adaptée qu'une cabine modeste pour y passer un long moment plus confortablement en profitant de nettement plus d'espace.

Que ce soit en voilier ou à la montagne, s'adapter aux conditions météo fait partie des règles essentielles. Mais il faut également adapter son programme aux possibilités de son bateau (et de son équipage). Si votre programme consiste à partir naviguer plusieurs semaines en Ecosse au mois de novembre, la solution de tente de cockpit proposé sur le Trek+Ultra n'est clairement pas la bonne option. Vous serez bien mieux dans un voilier avec une cabine conçue pour y vivre !

Mais si vous envisagez de pratiquer le trekking nautique durant les week-ends de la belle saison et pendant vos vacances d'été alors là, pas de problème. Il est fait pour ça.

La tente de cockpit est-elle adaptée aux bretons et aux normands ?

Lorsqu'on habite dans une région où même à la belle saison, il n'est pas rare qu'il fasse mauvais, la solution de la tente de cockpit est-elle judicieuse ?... Absolument !

Puisque les personnes qui ont la chance d'habiter ces belles régions sont sur place, il leur est très facile de s'adapter aux conditions météo :

  • si les prévisions météo sont mauvaises, y'a qu'à rester à la maison
  • si les prévisions météo se gâtent alors qu'on est parti sur l'eau depuis plusieurs jours, y'a qu'à ressortir le bateau de l'eau (moins de ¾ d'heure avec un Trek+Ultra wink ) et rentrer à la maison pour retrouver tout son confort quitte à repartir quelques jours après lorsque le soleil sera revenu

Même par beau temps, la pratique de la rando nautique est assez exigeante pour les équipages habitués au confort de leur maison. Alterner quelques jours de rando sur l'eau et quelques jours de repos à la maison est une excellente façon de contenter les équipages les moins acharnés. Ce type de fonctionnement n'est bien sur envisageable qu'avec un bateau léger et très facile à transporter et à mettre à l'eau, ce qui est l'objectif du Trek+Ultra.

C'est donc plutôt pour les équipages qui n'habitent pas la région que la question de la gestion du mauvais temps se pose. Dans ce cas, si leur truc est plutôt d'attendre sur place que le temps s'améliore, la tente de cockpit est tout à fait adaptée. S'ils préfèrent continuer de naviguer sous la pluie, c'est un croiseur côtier dont la cabine est prévue pour y vivre qu'il leur faut, plutôt qu'un randonneur prévu pour vivre dans le cockpit.

La tenue au vent


En optant pour une solution sur-mesure avec un bimini top servant de toiture et des "murs" recouvrant les 4 trampolines, on bénéficie à la fois d'une structure rigide et de parois inclinées qui améliorent la tenue au vent. On peut également envisager de soigner l'étanchéité à l'air au pied de la tente.

Le résultat ne sera probablement jamais aussi performant qu'une vraie cabine en terme d'isolation mais pourrait s'avérer néanmoins acceptable.

L'humidité du cockpit

Si elle est due aux embruns, c'est qu'il y a du vent… qui est souvent suffisant pour assécher tout seul le cockpit, le temps d'installer le mouillage et le campement.

Si l'humidité est due à la rosée qui se dépose le soir, le fait de couvrir le cockpit avec la tente permettra de l'éviter.

Si l'humidité est due à la pluie et qu'il n'y a pas de vent pour l'assécher, il faudra alors le faire à la main avec les solutions qui ont été évoquées plus haut. Ce cas est plutôt rare car l'on évite de partir en rando nautique lorsqu'il pleut…

Pas d'utilisation sur la plage

Contrairement  à la tente du commerce simplement posé sur le bateau, celle construite sur mesure avec une armature repliable ne peut pas être déplacée sur la plage pour aller dormir à terre. Cette limitation n'est pas vraiment pénalisante dans le cas du Trek+Ultra car :

  • tout est organisé pour bien vivre à bord. Cela n'incite pas à vouloir tout transporter à terre pour y installer le bivouac.
  • Avec les couchages sur trampoline, on n'a pas besoin de disposer de matelas épais à bord. Du coup, on n'est pas équipé pour aller dormir confortablement sur le sable.

Le coût


Pour baisser le coût d'une tente de cockpit sur mesure, il peut être judicieux d'utiliser certains éléments du commerce. Par exemple, le coût d'un bimini top fabriqué en grande série est 5 à 10 fois moins cher que le même réalisé sur mesure. Et si un second bimini doit être réalisé sur mesure, son prix sera 2 fois moins cher que le premier.

Malgré tout, si cela peut faire mal au cœur d'engloutir deux ou trois mille euro dans un tel accessoire (environ 10% du prix total), cela reste finalement peu cher payé pour la fonction qu'il apporte : l'habitabilité du bateau.

Pour s'en convaincre, il suffit de comparer le prix d'un randonneur de 20 pieds auquel il faudrait ajouter cette tente (entre 23 et 25 000 euro pour un Astus 20 avec remorque) à celui d'un croiseur côtier de 22 pieds qui n'a pas besoin de tente (environ 37 000 euros pour un Astus 22 avec remorque). Si l'on achète le croiseur uniquement pour sa cabine, cela représente un surcoût de 12 à 15 000 euro (55% plus cher).

Comments

Thierryh

1 on Sep. 14 2011


Pourquoi tente ou cabine ?

Pourquoi pas faire un mix des 2, une cabine avec une couchette double et a l'entrée de la place pour s'assoir (sous une casquette comme les 60 pieds open). Et une tente pour les couchages supplementaires qui recouvrirait une partie du cockpit. Je trouve que c'est une solution qui me plairait bien aujourd'hui.

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Jmarc S.
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3 inspired from thierryh on Sep. 14 2011


Pourquoi tente ou cabine ?

@ Thierryh : le débat évoqué par cette page n'est pas de choisir entre avoir une cabine ou un cockpit (avec tente) car je pense, comme toi, que les deux sont nécessaires. La question posée est de savoir, entre la cabine et le cockpit, lequel des deux va servir pour  y vivre (cuisiner et manger notamment).

Par exemple, dans la solution qui te plairait bien (et qui, avec les sièges sous la casquette,  introduit un nouveau type d'espace, à mi chemin entre la cabine fermée et le cockpit découvert), à quel endroit envisages tu de cuisiner et manger ? dans la cabine ou dans le cockpit ? ou dans les deux ? (la cuisine en cabine et le repas dans le cockpit ou inversement)

Thierryh

9 inspired from Jmarc on Sep. 15 2011


Pourquoi tente ou cabine ?

@ Jmarc :

Par habitude, on cuisine dehors, et on mange dehors s'il fait beau et a l'interieur s'il fait mauvais (pluis , froid ou vent).

Il faudrait pouvoir manger dehors a l'abri du soleil ou de la pluie (sous une casquette ou un bimini); et dormir a l'interieur pour au moins 2 adultes.

Freddom

7 inspired from thierryh on Sep. 15 2011


Pourquoi tente ou cabine ?

J'ai eu l'occasion d'essayer la tente du Trica 23.5 : très bien, spacieuse.

Le pb c'est le vent (fort): au mouillage sur une ancre (bateau dans le sens du vent) mais si vent de travers (2 ancre ou port) la tente est rabatue.

Je crois plus en une tente / taud pour le mouillage uniquement (pour avoir de la hauteur) mais pas au bimini sur d'aussi petit bateau (un chapeau large fera l'affaire)

Tente 2'' testé dans le cockepit d'un 18.2 : bonne protection mais HSB limité. J'ai préféré un simple taud moi protecteur mais offrant plus de place.

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Jmarc S.
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8 inspired from Freddom on Sep. 15 2011


Pourquoi tente ou cabine ?

@ Freddom : merci pour ton retour d'expérience sur la tente du Tricat 23.

Sur l'Astus 18, j'ai testé une grande tente 2 seconds (une 3 places) que l'on n'avait pas posée sur le fond du cockpit mais sur l'un des trampolines en la faisant déborder sur une bonne partie du cockpit. L'entrée de la chambre était décrochée afin de réduire sa taille uniquement au trampoline et de laisser le plancher et le banc du cockpit utilisable. Du coup, c'était pas mal car l'on pouvait quasiment tenir debout dessous et ça nous faisait une grande entrée pour se déshabiller, avec accès direct au coffre et aux affaires qu'il contient.

 Sinon, pourquoi penses-tu qu'un bimini n'est pas adapté à un petit bateau ?

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Freddom
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14 inspired from Jmarc on Sep. 18 2011


Pourquoi tente ou cabine ?

@ Jmarc :merci pour la photo, sympa la hauteur sous bareau. Voici un autre aménagement 4 places (2 enfants dans la tente et les parents sur les trampolines
. Il ne reste pas beaucoup de place pour passer vers l'avant . Prochaine amélioration, une toile en arc de cercle avec des lattes souples perpendiculaire à la (fause) bome au lieu du bricolage ci-dessous.

Edited by Jmarc on Sep. 21 2011

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Freddom
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15 inspired from Freddom on Sep. 18 2011


Pourquoi tente ou cabine ?

@ Freddom :avec la photo, c'est mieux

Edited by Jmarc on Sep. 21 2011

Christopheb3

2 on Sep. 14 2011


La sieste

JM : Dans ton projet, tu gardes quand même la petite cabine, pour la sieste d'un ou deux enfants ?

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Jmarc S.
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4 inspired from christopheb3 on Sep. 14 2011


La sieste

@ Christopheb3 : tout à fait. Même si, dans mon cas, en grandissant, ce ne sont plus trop les enfants mais plutot la maman qui est abonné à la sieste. Mais comme le but de ce randonneur collectif est de pouvoir inviter des copains, il peut aussi y avoir de jeunes enfants de passage.

Plus cette cabine est grande, mieux c'est. car même si son role est devenu secondaire par rapport au cockpit "à vivre", plus on peut y abriter de monde en cas grain pluvieux et mieux c'est.

Eric B
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5 on Sep. 14 2011


Réflexions diverses

je dirais l'ideal serait d'avoir une structure fixe qui sert de bimini pour s'abriter du soleil en navigation. on a vu cet été en corse à 4 il y en a 2 qui sont abrités par la GV et les 2 autres qui crament. D'où la fuite vers la cabine pour se mettre à l'abri. En cas de vent fort, la toile peut être enlevée et pliée dans un coin.

A partir de cette structure fixe, il suffirait de dérouler les bords le soir pour couvrir l'ensemble du cokpit d'ou un temps de manipulation réduit.

L'autre intérêt que je je vois au cokpit rallongé par rapport à la cabine pour mon utilisation, c'est que les enfants peuvent dormir sur les bancs. on peut les avoir à l'oeil et en cas de pépin extrême, les enfants sont à l'éxtérieur.

 Par contre il faudrait des bancs types astus 20.1 avec dossiers pour les garder à l'intérieur du cokpit. ce qui n'est pas le cas avec le trokril.

A mon avis, il faut réussir à garder une cabine pour au moins les toilettes. Toutes nos moitiés ne sont pas forcément des rambos élevées à la dure et pour pouvoir faire durer le plaisir des nav dans le temps, il faut du confort : une grande porte pour accéder, des toilettes confortables, de l'intimité.

Autre point, as tu pensé à stocker les affaires dans les flotteurs? est ce que cela a du sens ou techniquement ce n'est pas faisable?

 

 

voilà c'est tout pour ce soir... à suivre.

 

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Jmarc S.
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6 inspired from Eric B on Sep. 14 2011


Réflexions diverses

@ Eric B : j'aime bien l'idée de pouvoir utiliser le grand bimini en navigation good, I like Cela veut dire, dans ce cas, qu'il faut prévoir un pied télescopique pour pouvoir le rabaisser par rapport à sa position à l'escale (avec hauteur sous barrot) afin qu'il puisse passer sous la bome en navigation. Pourquoi pas...

C'était un atout de la version 5 qui permettait nativement d'utiliser le bimini en navigation. Avec la version 7, le problème c'est que le bimini est tellement grand qu'il n'est pas possible de l'abaisser suffisament pour qu'il passe sous la bome sheepish ... A cogiter !

A contrario, si tu installes la tente directement sur le bimini fixe que tu utilises en navigation, tu t'obliges à restreindre la hauteur dans le cockpit à 1m40 ce qui est dommage sad

Si les enfants font la sieste dans le cockpit, la protection solaire devient obligatoire ! Dans la version 7, contrairement au Trokril 21 d'origine, tous les bancs du cockpit sont munis d'un dossier fermé (5 cm plus haut que celui de l'Astus 20).

Thierryh

10 on Sep. 15 2011


Bimini ou pas

@ Jean Marc,:

En fait ton bateau serait proche du F22 en version cabine courte (avec un bimini) , reduit a 20 pieds et 400 kg + un repliage ne depassant pas 2m20 de haut sur la remorque (je regarde un systeme pivotant et coulissant a la fois).

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Jmarc S.
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11 inspired from thierryh on Sep. 15 2011


Les grands esprits se rencontrent...

@ Thierryh : Tu verras que c'est surtout la version 9 (à paraitre prochainement...) qui s'en raproche.

J'ai également préparé un article sur les sytèmes de repliage possible où j'ai fais des essais de système pivotant et coulissant mais sans résultat extraordinaire de mon côté sad

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Jmarc S.
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12 on Sep. 16 2011


La tente du Multimono

Quelques images glanées sur le site du Multimono de la tente cité par Babar74 et qui a résisté à 35 noeuds de vent :



Là aussi, c'est le taud de soleil qui est refermé pour former la tente.

Francesco

13 on Sep. 17 2011


Hunter 15

Potrebbe essere una soluzione: http://www.huntermarine.com/Mo...5Index2011.html

93.15.149.169

16 inspired from Francesco on Sep. 18 2011


Hunter 15

@ Francesco : c est une idée ou un lien publicitaire. merci de préciser le fond de ta pensée....

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Jmarc S.
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17 on Sep. 21 2011


Fallait oser !!!

Un cockpit qui fait également office de cabine. Encore plus compact et plus rapide à mettre à l'eau que le Trek+Ultra. Voici un engin inclassable déniché par l'infatigable Eric17... Et une belle illustration qu'il reste encore des pistes vierges à explorer wink

Pour ceux qui hésiteraient entre la caravane ou la bateau ... 


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Eric17
2513 posts

18 inspired from Jmarc on Sep. 21 2011


Fallait oser !!!

@ Jmarc : ben j'ai trouvé ça rigolo ! Une unique cellule qui fasse à la fois cabine & cockpit, coque & remorque, ça m'a semblé répondre à plusieurs des questions (ou gageures) posées. Ce n'est pas la première caravane flottante  (amphibie) proposée, mais c'est la plus (et même la seule) réussie que j'aie vu à présent. Hélas, il manque juste un truc à ce mouton -à 4 pattes pour le moment- : la voile !! L'Arcebus évoqué en haut de page en a bien une (et même 2), lui.

Un "Arcebus à roulettes" serait donc le fameux mouton à 5 pattes? Mais maintenant c'est le programme de navigation qui va poser problème : je ne vois pas où trouver en Europe un réseau d'eaux (bien) protégées suffisamment vaste pour que ça présente un réel intérêt, contrairement à ce qui existe en Amérique. Et faudrait pas être trop pressé, y'a quand même un peu de fardage.

As-tu encore en stock cette image de trimaran à énorme cabine et voile carrée que je t'avais envoyée il y a longtemps, JMarc ? (je crois bien qu'elle est quelque part sur le site, mais zoù ?... Aque après le crash de mon DD, je l'ai plus, moi sad). Oui, bon, ok : un "Arcébus / trimaran / à roulettes", ça serait mieux adapté au Concours Lépine qu'à la Tri Speed Cup

 

Eric34
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20 inspired from Jmarc on Sep. 22 2011


Fallait oser !!!

@ Jmarc :

je ne sais pas pourquoi mais je sens que tranquillement on va y arriver au voilier avec remorque...

Gyls29
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19 inspired from eric17 on Sep. 22 2011


Fallait oser !!!

@ Eric17 : Il me semble tout de même que la remorque n'est pas super adaptée, il faut mettre les roulements dans l'eau !!

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Jmarc S.
Associate, 1871 posts

24 inspired from eric17 on Sep. 22 2011


Fallait oser !!!

@ Eric17 : Il n'y a pas besoin d'aller parcourir l'Europe pour trouver un réseau d'eaux biens abritées... Si le programme est d'aller se ressourcer sur l'eau le temps d'un week-end. Il y a suffisament de lac et rivieres en France pour cela. Et selon la météo, il est souvent possible de trouver une baie abritée. 

je pense que l'idée d'un tel engin n'est pas de parcourir de longues distances (confirmé par l'utilisation d'un petit moteur hors bord électrique, à la puissance et à l'autonomie limitée) mais d'aller se nicher facilement dans un coin agréable et de profiter un jour ou deux du bonheur et du dépaysement de vivre sur l'eau. 
Après, si l'on veut se balader plus longtemps, il existe pas mal d'endroit protégés la plupart du temps durant la belle saison : 
- les mers intérieures en hollande 
- le Golfe du Morbihan 
- les chapelets d'iles suédoises 
- la Croatie 
- la lagune de Venise 
- le lac léman 
Mais pour un programme qui dépasse 3-4 jours sur l'eau, l'intéret d'un tel engin me parait moins pertinent. Son gros atout est de passer de la route à l'eau en un temps record et de pouvoir autant être utilisé comme bateau que comme caravane. Il est parfait lorsque l'on visite une région et que l'on alterne les journées sur l'eau et à terre en fonction des opportunités que l'on croise en route. 
 
S'il y a quelqu'un qui lit l'allemand, j'aimerais bien savoir comment ils traitent le problème de l'immersion des roues pendant la navigation... 
 
Sinon, pour le trimaran à énorme cabine et voile carré... je ne vois plus (j'ai le disque dur cérébral qui crash régulièrement sheepish ) Faut que je regarde dans les mails archivés 
Gyls29
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25 inspired from Jmarc on Sep. 22 2011


Fallait oser !!!

@ Jmarc :Je comprends un peu l'allemand et pour le reste google est mon ami.

Dans leur page de présentation, ils ne parlent pas de la techinque pour les roulements. Ils parlent juste d'étanchéité.

 

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Eric17
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27 inspired from Jmarc on Sep. 22 2011


Fallait oser !!!

@ Jmarc : pour le Morbihan (ou les alentours de Bréhat, les rivières & Abers de Bretagne nord), il te faudra un moteur électrique de 30 KW pour lutter contre le courant, pour pas mal d'autres plans d'eau (Croatie ou même Léman), t'as intérêt à avoir une bonne couverture météo, il y a des surprises de taille et y'a pas des abris partout. Les autres je connais pas, et la Scandinavie ça fait une trotte avec la cariole au cul....

Mais rien de comparable au cours supérieur du Mississipi, hélas (voir l'image satellite sur la page avis sur, je sais même plus où c'est, mais ça fait envie)

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Eric17
2513 posts

21 inspired from gyls29 on Sep. 22 2011


Fallait oser !!!

@ Gyls29 :  et en plus, elle y restent, dans la flotte. Il y avait sur les hydravions amphibies des sytèmes de relevage à géométrie très sophistiquée, mais ça doit pas être léger. Sur le Lake Buccaneer, c'est juste un verin hydraulique ultra-rapide, genre "schlack !" en 1/2 seconde, impresssionnant, mais il y a de la puissace derrière. 

On devrait quand même arriver, à l'époque où on envoie des vaisseaux sur Mars, à faire des roulements étanches, je pense ....

Gyls29
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22 inspired from eric17 on Sep. 22 2011


Fallait oser !!!

@ Eric17 :En fait le plus gros soucis des roulements étanches c'est comme pour Mars c'est la température.

En effet, plonger un roulement dans l'eau à 17°C (je suis en Bretagne) après lui avoir fait faire 300 km à 110 km/h sur la voie express, ca lui donne un coup de froid. résultat il se crée une différence de pression entre l'extérieur froid et l'air de l'intérieur qui se contracte et laisse rentrer de l'eau.

Pour que cela se passe bien, il faudrait attendre que le roulement refroidisse avant de mettre la remorque à l'eau, je dirais une petite heure. Cela ne sert donc à rien d'avoir un trimaran qui se déplie rapidement CQFD !

 

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Eric17
2513 posts

23 inspired from gyls29 on Sep. 22 2011


Fallait oser !!!

@ Gyls29 : bééhéhé je sais bien !!

...... si tu viens de loin, tu te bois une bière avant, pour te remettre en jambes ??...   ou plus si affinités, je sais pas moi, le temps que ça refroidisse..

Mais une chambre d'expansion pour compenser le retrait, des bagues carbone ou autre produit qui ne laisse pas bailler le joint lors du refroidissement, ou tout ce qu'un ingénieur peut trouver, ça parait pas être "demander la lune", non ? Alors pour le concours Lépine, je propose ça comme challenge : un foutu - roulement - ETANCHE, même quand il refroidit... même s'il faut coller un radiateur dessus !!

ça serait aussi simple que de chercher (ou de concevoir) des bateaux avec lesquels on n'ait pas besoin de mouiller les roues. J'en ai trouvé un, de bateau comme ça : le BayCruiser 20, même chose pour le futur BR20 Expe, avec lesquels on mouille juste les pneus, ça m'a été confirmé lundi par l'importateur français. Je n'arrive pas à contacter Montaubin, mais ça doit être pareil pour ses bateaux sans appendices.

Mais pour tous les autres bateaux, depuis le Corsaire jusqu'aux 6.5 micro les plus profonds : à vos tables à dessin, les Pr Nimbus, on en a marre des roupètes qui le mentent !!  (euh ... enfin : un truc comme ça)

Gyls29
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26 inspired from eric17 on Sep. 22 2011


Fallait oser !!!

@ Eric17 :La réponse est toute simple, les roulements céramiques fonctionnent très bien et ne grippent pas.

C'est juste ton porte monnaie qui ne va plus très bien aller !

C'est toujours le compromi, vaut il mieux un roulement à 20€ que tu changes tous les ans ou un roulement à 500€ qui peut faire la vie de la remorque ?

Pradoyann

28 on Oct. 24 2011


Mon expérience est trop maigre pour alimenter concrètement le débat mais à propos de la conception de la tente, il y a certainement des pistes à explorer.

 Ma seule expérience se résume à une semaine idyllique (il y en a eu cet été!!) en tricat 23, je raisonne donc pour un tri. Facilement transposable sur un mono je pense.

Je raisonnais pour conserver de la flexibilité, c'est-à-dire une tente qui couvre le cockpit, de la descente jusqu’à la jupe, mais pas les trampo, afin d’y mettre 1 ou 2 tentes de couchage (genre 2secondes), selon le nombre de membres d’équipage, ou l’envie d’aller mettre les tentes sur la plage. Une seule grande tente est sans doute lourde, difficile à monter, prend le vent,….

Je me disais  que le polyester est le matériaux le plus approprié : plus léger, plus rapide  à faire sécher, plus facile à monter, à manipuler, à plier et à ranger. Bref, pour une tente de cockpit et non pour une capote permanente (plus exposée en terme d’intempérie et de durée), je pense que le polyester est plus adapté.

 Ensuite, pour la mise en forme, le système d’arceaux carbone des tentes dome peut être utilisé avec beaucoup d’efficacité afin de dégager un espace de vie honorable, d’avoir une tenue au vent élevée, une facilité de montage déconcertante, et un encombrement plié insignifiant, tout ces qualités pour un poids contenu. A mon goût, c’est plus attrayant que les structures tubulaires illustrant l’article. Et le poids des tubes alu avec de la toile coton est proprement incompatible avec un déplacement léger (ou qui tente de le rester).

Je me disais aussi qu’une hauteur sous « barreau » limitée limite aussi la prise au vent, augmente la facilité de montage, de rangement, bref que du mieux.

Pourquoi ne pas limiter cette hauteur sous » barreau » à la bome, qui pourrait servir d’appui afin de rigidifier l’ensemble et d’augmenter la tenue au vent.

Je vois bien une espèce de tunnel (genre "grain de sel", bonne surprise d’ailleurs que ce canot) allant de l’entrée du coffre/cabine  jusqu’à la jupe, avec 4 arceaux, jumelable à la capote de descente, prenant appui sur le bord du trampo, des haubans repris sur les arceaux pour la tenue, un appui sur la bome pour la même raison,  des entrées latérales pour accéder aux trampo, une ouverture sur la jupe arrière, le tout avec de la toile polyester et des arceaux carbone. Avec des pans de toile  roulables/demontables sur les cotés afin de ne faire qu’un toit (ou plutôt une voûte car monté sur des arceaux) et avec possibilité de raccourcir le tunnel sur l’arrière pour dégager la barre d’écoute et utiliser ainsi la canopée en taud de soleil. Bien pensé, modulable mais seulement 3 ou 4 kilos à tout casser.

Apres il y a la problématique des gamins, pas prises en compte, navigation en couple dans le 56 oblige  wink

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Freddom
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29 inspired from pradoyann on Oct. 27 2011


Bome remontée au mouillage

@ Pradoyann :

Je suis assez partant pour un system simple, leger, peu encombrant une fois demonté comme tu le decrit (taux avec lattes pour fait une forme de tunel) .

Pour la bome, il est toujours possible de prévoir de la fixer plus haut au mat au mouillage pour gagner de la hauteur sous barreau.