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Tricote, le trimaran Mauraudeur

J'ai réalisé un petit trimaran de 5m sur une base de coque de Maraudeur, et 2 flotteurs d'Hobie Cat.

Pas mal de modifications lourdes (suppression du saumon et du lest, ajout de poutres, réalisation d'articulation de repliages des flotteurs, adaptation d'un mât-aile, ...).


Les puristes et fans du Maraudeur crieront au scandale, d'autres penseront qu'une coque centrale de trimaran se doit d'être bien plus fine en terme d'entrées d'eau.

Mais pour moins de 3000 euros, coque, flotteurs, gréement, voiles et remorque routière compris, le rapport qualité/prix n'a rien à envier à un Astus 16 ou autre petit trimaran repliable de navigation cotière.

Je pense même que le concept peut s'adapter sur quelques monocoques un peu plus grand. En particulier, l'association d'un First Class 8 et 2 coques d'Hobie Cat 21 n'est pas délirant.

Vu le nombre d'épaves de petits bateaux des années 70/80 qui fleurissent dans les jardins, et le nombre de catamarans sportifs diffusés, il y a pas mal de potentiel pour les petits budgets.

Cogitations

Après une aventure de près de 10 ans avec Quasar, un voilier en acier de 11m réalisé en amateur et une année sabbatique à son bord, il est paru évident qu'un bon bateau doit aussi être rapide. Tout le contraire de Quasar.

Les lois de la physique étant immuable, il est indiscutable qu'à puissance égale, le poids est l'ennemi de la vitesse. Pourtant, de tout temps, les voiliers monocoques portent de 30 à 60% de lest, juste pour contrer la gîte induite par les voiles. C'est quand même fou d'avoir sur un bateau de 3 tonnes, plus d'une tonne de poids qui ne sert qu'à ça.

Le déplacement, c'est le volume d'eau que le bateau doit déplacer, correspondant à son poids total. Donc depuis un certain archimède, plus une embarcation est lourde, plus elle doit déplacer d'eau... On a alors augmenté la surface des voiles pour apporter la puissance manquante. Et manque de pot, afin de conserver une stabilité satisfaisante, il fallait augmenter le lest en conséquence... Cercle vicieux...

Les hawaïiens et autres insulaires n'ont pas attendus les architectes navals pour contrer l'effet de gîte avec un flotteur supplémentaire et déporté. Les praos étaient nés. Ce n'est que lors du siècle dernier que les premiers catamarans, trimarans, pentamarans, ... sont apparus. Le concept est jeune, la voile traditionnelle conservatrice, la course au large extrême, alors les mentalités peinent à évoluer.

Ce sont ces réflexions très fondamentales qui ont inspiré la construction de mon nouveau bateau, à 3 coques celui-là.
La solution retenue est sujet à contreverse : plutôt que construire totalement un bateau, j'ai adapté une coque de monocoque et ajouté 2 flotteurs de catamaran pour en faire un trimaran. Souvent décrié, cette solution n'est pas si délirante qu'il n'y parait. Pour le prix d'un dériveur d'occasion, Tricote est un trimaran habitable et repliable de 5m.

Les critères pris en compte sont très concrets :

  • Bateau transportable sur remorque, derrière un véhicule léger, pour changer facilement de zone de navigation.
  • Performances et plaisir de barre, donc bateau léger.
  • Habitabilité minimale, pour passer quelques nuits à bord.
  • Petit budget (retour d'une année sabbatique, les finances ne sont pas au plus haut).
  • Construction utilisant des matériaux faciles à mettre en oeuvre.

Quelques salons nautiques, un logiciel de CAO/DAO et un autre de RDM/calculs de structure, un bon paquet de recherches sur Internet : la construction d'un TRImaran COTiEr, le projet "TRICOTE" était lancé.

Conception

Pour un premier projet, je m'attarde sur des coques d'environ 5m. Après visite d'une épave de Cap Corse, je déniche une coque en bon état de Maraudeur, de type Naviking, pour 400 euros.
Coté flotteurs, ce sont 2 coques de Hobie Cat 14 pour 100 euros qui viennent rejoindre la coque centrale dans mon garage.

A l'aide d'un logiciel de CAO, je dessine la cinématique des bras de liaison pour le repliage. 4 solutions sont envisageables :

* Assemblage simple par démontage. Facile à réaliser, il faut ensuite manipuler les 2 flotteurs et trouver où les mettre. Solution écartée.
* Système des trimarans Farrier, avec 2 pivots par bras. Système élégant, permettant le repliage à flot. Solution écartée car trop complexe.
* Système des Tricat et DragonFly (Swing Wing), où les flotteurs sont articulées vers l'arrière, contre la coque centrale. Système élégant, permettant le repliage à flot. Solution envisagée, mais largeur sur route non négligeable.
* Système des Astus, où les bras des flotteurs sont télescopiques et "rentrent" dans les poutres centrales. Système simple mais la largeur sur route est trop importante.
* Repliage des flotteurs au dessus de la coque centrale. A ma connaissance, cela n'a jamais été mis en oeuvre. C'est pourtant la solution que je retiens. Système fiable et simple, largeur sur route très faible (<2m). Seul inconvénient, il n'est pas possible de garder le bateau à flot avec les coques relevées. 


Avant de réaliser le dispositif définitif d'articulation des flotteurs, les premiers essais utilisaient le système de bras téléscopique. L'avantage résidait dans la stabilité à flot coques repliées, mais la largeur sur route de 2,55m, à la limite maximale autorisée, était vraiment compliqué à gérer sur petites routes.

Repliage des coques sur le dessus

La largeur dépliée est de 4,10m hors tout, la largeur repliée est de 2,04m. La courbe de stabilité est donc très satisfaisante en navigation et la largeur sur route à peine plus importante que celle du véhicule tracteur.



Le centre de gravité remonte sensiblement sur la remorque, mais cela ne perturbe en rien le comportement routier.  

Poutres

La coque centrale est "percée" de part en part afin de recevoir 2 poutres en inox de 1980mm de long, de section carré 80mm x 80mm, en 3mm d'épaisseur.


Les bras sont quant à eux réalisés en tubes rectangulaires d'acier, avec une partie soudée qui sera noyée à la résine dans les embases des flotteurs.


Les flotteurs

Le volume des flotteurs à aussi son importance. 2 écoles s'opposent : celle défendant les flotteurs dit "submersibles", dont le volume de chacun est inférieur au déplacement du bateau en charge, et celle défendant les flotteurs dit "insubmersibles", dont le volume est largement supérieur au déplacement total du bateau. Dans le premier cas, le signe d'un surtoilage est directement constaté par l'immersion totale du flotteur sous le vent, dans le 2ème cas c'est moins évident, et le bateau peut "monter" sur son flotteur et se retourner. Compte tenu de l'optique "croisière" de Tricote, l'option 1 est retenue.

Déplacement

Concernant le devis de poids, la coque centrale débarassée de son lest et sa dérive, offre un déplacement de 220Kg. A cela s'ajoute 2x 15Kg de poutre, soit 250 Kg pour la coque centrale. Chaque flotteur pèse 25Kg, et chaque bras environ 5Kg, soit 70Kg pour les 2 flotteurs. Le déplacement lège total est donc de 320 Kg. C'est très correct.

La construction


Commence alors un gros travail de modification sur la coque centrale. Le Maraudeur étant un dériveur lesté, la dérive en tôle d'acier galvanisé est otée, et le saumon découpé à la tronçonneuse à matériaux. 

 Le fond, ouvert sur plus de 1,50m, est recouvert d'une bâche épaisse en polyéthylène, maintenue avec de la bande adhésive renforcée. la stratification des fonds peut commencer, à l'aide de tissus de verre et de résine époxy. 

Puis, à plusieurs nous retournons la coque afin de réaliser la stratification par l'extérieur cette fois-ci. L'ensemble est ensuite mastiqué, toujours à la résine époxy, chargé de silice et d'un peu de micro-ballon pour favoriser le ponçage. Après des heures de travail, la finition est impeccable.


La poutre avant qui traverse la coque centrale est reliée par des platines en plat d'inox de 10mm d'épaisseur à la structure métallique du bateau, faisant office d'épontille. Une reprise d'effort du pied de mât est quand même ajoutée. L'ensemble est très largement dimensionné. la poutre avant est juste un peu encombrante, juste au dessus de la couchette. 

La poutre arrière est stratifiée dans le cockpit, les hiloires sont reconstruits sur une structure en CP marine de 10mm, renforcée par une stratification verre/epoxy. Le travail le plus long est la succession de masticage/ponçage. Il aura fallu environ 1 mois pour réaliser tous les travaux de stratification.


Un angle de 15° est donné aux flotteurs par rapport à la perpendiculaire aux bras de liaison, afin d'offrir le meilleur appui anti-dérive aux flotteurs assymétriques. Le reglage en hauteur est calculé afin que les 2 coques affleurent l'eau, sans jamais toucher la surface simultanément. Cela induit un léger balancement au mouillage, mais permet surtout à la coque au vent de ne pas (trop) toucher l'eau en navigation et de ne pas doucher en permanence les occupants.

 


Le gréement

Ce sera un mât-aile et une GV entièrement lattée. La surface au près devra être voisine de 14m², pour un rapport poids/puissance à vide de 43,75 m²/t. Cela représente le double d'un First 211, par exemple. Bien sûr, le poids en charge influera fortement sur les performances, mais à 2 personnes à bord, ça reste très correct.


Le Club de Voile du Pyla/Mer me vend 100 euros un mât de catamaran KL15,5. C'est un mât-aile de 7,40m sans barre de flèche. Siréna voiles, importateur KL me déniche une GV lattée en bon état et un foc pour 300 euros. Je commande un pied de mât neuf. Concernant le haubannage, ce sera un étai et 2 haubans en câble d'inox de 4mm, et une patte d'oie en dyneema de 8mm réglable par palan pour chaque hauban. Ainsi la quête du mât sera ajustable très facilement.

Les premiers essais de mâtage peuvent avoir lieu. La rotule de pied de mât est située plus bas que le roof, il faut donc lever très haut le mât par l'arrière afin de pouvoir enclencher l'embase sur la rotule. L'opération est délicate car le mât tend à partir sur le coté, avant que les haubans soient en tension. De plus, le mât est trop long, son centre de gravité est au delà du tableau arrière lorsqu'il est engagé sur la rotule. J'utilise un escabeau placé derrière le bateau pour positionner le mât.
Il faudra réfléchir à un système de mâtage plus simple et plus sécurisé, afin d'envisager de mâter seul.

Modifications


Après un premier essai de navigation durant l'été 2010, de nombreuses modifications sont réalisées durant l'hiver 2010/2011.

Ajout de dérives stratifiées sur chaque flotteur, afin d'améliorer les performances aux allures de près.
La profondeur des dérives permet encore l'échouement à plat sans que la coque centrale ne soit en porte-à-faux.


Ajout d'une bôme et d'un vis-de-mulet "maison", permettant de "tirer" en arrière le mât-aile sans arthur, tout en conservant un palan de GV avancé.
Réhausse du pied de mât pour faciliter le matage.


Modification de la tête de mât afin de moufler la drisse de GV. La ralingue de GV est enduite de suif. Ces modifications permettent d'établir plus facilement la GV.


Un jeu de 2 trampolines en Mesh est commandé, afin de moins se faire doucher dans le clapot. Une jolie plaque constructeur en aluminium et un armement "- de 6 milles " est ajouté afin de répondre à la réglementation.

Premières navigations


Le site de Tricote

Bien plus de détail et d'explications sur le site deTricote : http://www.tricote.fr

Fabien, avril 2011

Comments

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Jmarc S.
Associate, 1938 posts

1 on Apr. 1 2011


Excellent !!!

Si j'avais découvert cette réalisation il y a 10 ans, lorsque j'expérimentais la rando nautique avec mes 2 gamines en bas age sur le vieux Maraudeur d'un copain (voir De Saint-Tropez à l'Île de Port-Cros en Maraudeur), j'aurais très certainement suivi les traces de Fabien et construit un autre trimaran Maraudeur !

Je trouve que le Maraudeur est un bateau très sympa avec sa cabine relativement accueillante (version Spair) et un bon volume de stockage dans ses coffres de cockpit. En plus, il est facile d'en trouver d'occasion pour une bouchée de pain.

La solution de Fabien permet de corriger les 2 principaux reproches que je ferais au Maraudeur : 

  • la gène occasionnée par son saumon de quille lorsqu'il s'agit de le mettre sur une cale de faible pente ou quand on veut beacher
  • son comportement plutot volage lorsque le vent rentre

Par contre, Fabien, je suis étonné que tu ais opté pour des poutres en Acier et inox. Que de poids  surprised !
Des poutres en alu, à partir de morceaux de mat par exemple, me paraitrait plus adaptées...

L'inclinaison des flotteurs n'est elle pas un peu excessive sheepish  ?

 

Sinon, le mat est très grand pour la taille du bateau. L'Astus 20 qui mesure 1m de plus est doté d'un mat de même longueur ! 
En plus, les mats de cata de sport (sans barres de flèche ni guignol) sont souvent assez lourds... Tu sais combien pèse le tien ? Avec un tel mat, je suis étonné que tu ne portes que 14 m² (l'Astus 20 annonce 10 m² de plus). 
 
En tout cas, je te félicite pour cette réalisation originale qui devrait donner des idées à d'autres large smile

 

Christopheb3
58 posts

2 on Apr. 1 2011


Très joli !

Très jolie réalisation !

On dirait un bateau "du commerce", comme disent les enfants .

 

Il y a plusieurs années, quelqu'un avait photographié, pour Nautical Treck, un petit pêche-promenade transformé en trimaran, dans la baie de Morlaix .

Je ne me souviens plus de la rubrique, mais Jmarc a peut-être ça en mémoire . Pour comparer ...

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Jmarc S.
Associate, 1938 posts

5 inspired from christopheb3 on Apr. 3 2011


Très joli !

@ Christopheb3 : c'était celui-là (voir Etrange animal broutant dans la pature…)

Christopheb3
58 posts

6 inspired from Jmarc on Apr. 4 2011


Très joli !

@ Jmarc : Merci pour l'archive . Rien ne se perd chez Jmarc !

Je me souviens que l'étrave (modifiée) était très particulière .

Pour la rendre droite, ils avaient juste collé une plaque de contre-plaqué verticale . Et il fallait être tout près pour voir la modification ...

Fabien FOUCAUD
2 posts

3 on Apr. 1 2011


J'ai fait pas mal de calcul au sujet du dimensionnement des bras en acier.

J'ai utilisé des tubes carrés en acier,  de 70 mm x 70 mm, en 2mm d'épaisseur. Le poids pour un bras de 85cm est de 3,63Kg. Pour obtenir la même contrainte maxi admissible, il aurait fallu utiliser des tubes ronds en alu de 100mm de diamètre, en 4mm d'épaisseur, soit pour 85cm un poids de 2,73Kg.

Soit un gain de 900g par bras, soit 3,6Kg pour les 4 bras.

N'ayant pas le matériel pour souder l'alu (Tig AC), mais bien équiper pour l'acier, j'ai choisi l'acier.

Pour ce qui est des poutres centrales en inox, tube carré de 80x80 en 3mm, je reconnais que j'ai un peu sur-échantilloné. La poutre avant reprend en son centre la compression du mât-aile, donc c'est justifié, mais pour l'arrière, à part le palan de GV, c'est un peu too much, c'est vrai. 14Kg par poutre.

Au total, 28Kg de poutre et 3,6Kg de bras, ça fait moins de 32Kg en plus, sachant que j'ai enlevé 70Kg de lest et la dérive en tôle d'acier de 5mm... Avec le poids des flotteurs, c'est kif kif avec un maraudeur d'origine.

Quant à l'inclinaison des flotteurs, oui, en effet, il y a pas mal d'angle. La forme assymétrique des flotteurs font que c'est efficace et que ça passe bien à l'oeil.

Concernant la GV, c'est une GV de KL15,5, soit 12,4m². Et le foc est tout petit, 2,8m². Il me semble que la version standard de l'Astus 20, c'est 20m². Et Tricote se rapproche plus de l'Astus 18. Enfin, je compte bien faire fabriquer un foc de 5m².

Dernière info du jour, j'ai fait pesé la remorque avec le bateau à la balance publique de la déchetterie à coté de chez moi. 480 Kg au total, sachant que la remorque à vide pèse 160Kg. Donc Tricote pèse 320Kg maté, mais sans les voiles et le mouillage.

A bientôt pour la suite...

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Jmarc S.
Associate, 1938 posts

4 inspired from FaF on Apr. 3 2011


Acier pas si lourd

@ FaF : effectivement, le surpoids de l'acier n'est pas excessif dans ton cas.

Et concernant ton système de repliage. Après test sur l'eau, est-ce que cela te semble suffisament costaud pour naviguer sereinement dans la brise et les vagues ?

Concernant la voilure, tes 15 m² me semble bien proportionnés. S'agissant d'un engin expérimental, il est peut être  plus prudent de ne pas chercher à trop tirer dessus.

Mon étonnement concernait surtout la surface de toile par rapport à la hauteur du mat. Et si tu envisages une nouvelle voile, plutot qu'un foc plus grand, je te conseille plutot d'opter pour un gennaker tellement appréciable dans le petit temps (à partir de force 3, tes 15m² devraient s'avérer amplement suffisant pour avancer correctement). Un foc de récupération entre 8 et 12 m² pourrait également faire l'affaire.

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Michel
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7 on Sep. 23 2011


Sistership de Tricote

Bonjour a tous

 

Aprés avoir découvert Tricote ici meme (merci Nautical Trek), je suis allé l'essayer en juin sur le bassin d'Arcachon à l'invitation de Fabien.

J'ai été enthousiasmé et j'ai repris ses idées , et voici mon honnète Maraudeur devenu trimaran pliant quelques mois plus tard , et je ne regrette pas la transformation...Le bateau ,meme avec son greement de Maraudeur est plus rapide , plus sur et confortable.

Mais il me reste un problème à résoudre :celui de la dérive.

Je comptais faire comme Fabien : stratifier des ailerons sur les flotteurs comme plans anti dérive , mais je me suis un peu planté dans l'articulation des bras , résultat , ça plie moins  et rajouter des ailerons fixes aboutirait à dépasser le gabarit routier quand le bato est plié sur sa remorque...Il me faut donc trouver une autre solution : soit remettre un puits de dérive dans la coque centrale (houlala !) , ou plus simple me semble t'il,  mettre des dérives sabres relevables sur les flotteurs .

J'ai expérimenté en attachant une dérive d'Optimist sur chaque flotteur , et ça marche : le bato ne dérape plus , fait un prés trés honorable et la barre n' est plus dure , donc , je pense que je vais continuer dans cette voie .

Reste à décider comment fixer ces dérives pour qu'elles soient relevables...Certains me conseillent de percer les flotteurs (des coques de hobie cat 14) de part en part et d'y insérer des puits de dérive d'Optimist (je peux les avoir) ...en ce cas quid de la stratification ? Est ce que l'epoxy adhère sur ces coques en polyethylène ?

Je me demandais si ce ne serait pas plus simple ( moins esthétique certes) de faire un système externe : deux pièces en U  fixées sur le bord externe de chaque flotteur dans lesquelles coulisserait la dérive...en ce cas , comment les fixer sur les coques ? Ou stratifier un puits externe , ce qui éviterait de percer les flotteurs.?

Bref , je me gratte la téte , j'ai du mal à prendre une décision et j'accepte tous conseil et suggestions !

Cordialement

 

Michel

PS mon bateau est à Jablines à coté de Lagny , et si quelqu'un est interessé pour l'essayer , y a pas de problèmes.

 

 

 

 

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Philippe ROUARD
175 posts

8 inspired from micsax on Sep. 23 2011


Sistership de Tricote

@ Micsax :

Si le polyéthylène rotomoulé est un matériau résistant , il est par contre difficile, à ma connaissance, d'y faire adhérer durablement colles et résines... C'est dommage, car ton idée de faire traverser tes flotteurs par des puits de dérive d'optimist était une super idée, simple et efficace...

Si les flotteurs possèdent des trappes te permettant de rentrer un bras à l'intérieur, il te faut effectivement étudier la possibilité de fixer tes puits de dérive par l'extérieur, par boulonnage, ou à l'aide rivets pop, à condition de pouvoir maintenir des rondelles larges à l'intérieur, sur les rivets, pendant leur pose...et en interposant du sika pour l'étanchéité....

Autre alternative qui aurait ma préférence (question de culture et d'habitudes, sans doute...) trouver une autre paire flotteurs construits en polyester ( va voir sur le site de Nord Voile, par exemple...le gars est super !)... Et là, tu pourras stratifier dessus tout ce que tu veux !
Thierryh

15 inspired from micsax on Sep. 23 2011


Sistership de Tricote

@ Micsax :Y a pas de derive sur le maraudeur ?

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Michel
Subscriber, 9 posts

16 inspired from thierryh on Sep. 23 2011


Sistership de Tricote

@ Thierryh :

Il YAVAIT une dérive en  inox de 17kgs (elle est d'ailleurs a vendre) , et un saumon , et un lest de  70 kgs...

On ne pouvait pas enlever le lest et le saumon en gardant juste le puits de dérive , et puis il y a maintenant plus de place dans la cabine.

Maintenant , le fond est plat !

M.

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Michel
Subscriber, 9 posts

17 inspired from thierryh on Sep. 23 2011


Sistership de Tricote

@ Thierryh :

Philippe R. me dit d'aller voir ton blog , mais je ne sais pas le trouver...

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Philippe ROUARD
175 posts

18 inspired from micsax on Sep. 23 2011


Sistership de Tricote

@ Micsax :

Tu vas sur le site de Thierry là: www.multicoquespassion.fr

Dans le bandeau bleu sur la gauche "Le F22", tu vas voir la rubrique "la construction de Nid d'abeilles"

Les régates et les voyages de "Nid d'abeilles" valent le coup d'oeil aussi !
Thierryh

19 inspired from micsax on Sep. 23 2011


Sistership de Tricote

@ Micsax :

Bravo pour les transformations, ça fait un bateau tres sympa.

Il faudra surtout soigner la stratification des puits sur les flotteurs, je pense que les efforts doivent etre assez importants. Si je le faisais, je ferais un renfort qui empecherait au flotteur de s'ecarter (pourquoi pas un puit de derive en forme de H avec les 2 cloisons, avant et arriere reprises sur les cotés des flotteurs, a l'interieur )

Jmvitto1

9 on Sep. 23 2011


Dérive extérieure

la dérive extérieure du type de celle qui est sur le VirusPlus fonctionne très bien. D ailleurs il y a nombre de voilier dans le Nord de l'Europe qui utilise 2 dérives fixées directement sur la coque. Sebastien (le navigateur de l'extrême) à installé sur ses catas Babouche des dérives extérieures également et ça lui donne entière satisfaction.

Fabien FOUCAUD
2 posts

10 on Sep. 23 2011


Michel, je fais une réponse ici pour que tout le monde en profite.

Les coques de hobie 14 ne sont pas en polyéthylène, mais en bon vieux polyester.

Sinon, comment j'aurais stratifié mes aileron ? Donc aucun pb pour la tenue d'une strat. Si possible en époxy, c'est mieux d'un point de vue mécanique.

Concernant l'articulation des bras, les axes doivent être décalés vers le haut, afin de permettre le repliage total des flotteurs au dessus de la coque centrale.

Autre solution, trouver des coques d'hobie 17 avec dérives, les raccourcir et les fixer aux bras.

La dérive centrale, ça prend beaucoup de place.

Concernant la barre dure, il faut mettre beaucoup plus de quête au mât qu'un gréement de monocoque. Et attention au centre de poussé anti-dérive, la dérive devra être plus en arrière qu'à l'origine. Sinon, le bateau sera trop ardent et la barre dure.

Tricote a maintenant de jolis trampolines, un foc tout neuf est en cours de conception.

Bientôt bout dehors et gennaker sur enrouleur.

Je suis toujours aussi content de ma tranformation.

Bonnes navs et bons bricolages à tous.

 

Fabien

Jmvitto1

11 inspired from FaF on Sep. 23 2011


Voir tricote

@ FaF : est ce qu'on pourrait avoir des photos de Tricote ?

Jmvitto1

12 on Sep. 23 2011


Photos Tricote

j avais pas vu le debut des messages avec les photos de Tricote. Extra. Est ce qu'il y aurait moyen de faire un essai ? Je suis sur Taussat et je crois voir sur les photos que Tricote est sur le Bassin d'Arcachon.

avatar
Michel
Subscriber, 9 posts

13 on Sep. 23 2011


Merci a tous pour vos contributions..

Donc , les coques de hobie cat sont en polyester...par contre les puits de dérive d'Optimist sont bien en polyethylene...donc , la greffe serait difficile .Comme les solutions de changer les flotteurs ou refaire l'articulation des bras sont trop compliquées , il me reste a étudier de prés les dérives externes .

Je n'arrive pas trouver d'images intéressantes de la dérive externe du Virus plus...si quelqu'un a ça dans son disque dur ?

 

Fabien , peux tu me rappeller quelle démarche est à effectuer auprés de l'administration pour entériner la transformation ?

Je vais continuer  à écouter les suggestions , je vous tiens au courant.

 

Michel

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Philippe ROUARD
175 posts

14 inspired from micsax on Sep. 23 2011


No problemo !

@ Micsax :

 

C'est bien ce qu'il me semblait, aussi !!!!

Puisque tes coques de Hobbie sont en polyester, tu es sauvé !!!!

Au lieu d'utiliser des puits de dérive d'optimist en polyèthylène, tu as "juste" à fabriquer tes deux puits de dérive en fibre de verre et résine C'est tellement simple !

Tu prends une de tes dérives d'opti, tu la recouvres entièrement de scotch d'emballage ( le scotch marron à fermer les cartons de déménagement...) et tu stratifies directement chaque puits de dérive sur le scotch ( avec de la résine polyester ou de l'époxy... Thierry Hémard te dira "époxy"! et il a raison!)

Les résines n'adhérant pas sur le scotch, tu devrais pouvoir démouler tes puits de dérive d'un seul bloc !

Va sur le blog de Thierry, avec lequel il illustre magnifiquement en images la construction de son Farrier F22. Cherche le chapitre où il montre la fabrication de la boite de safran: il l'a moulée directement sur le safran, en entourant celui-ci de.....scotch !!!   

Je ne sais pas bien dans quelle région tu te trouves... Je te les ferais bien moi, tes deux puits en époxy ! à prix d'ami! ilsuffit que tu m'envoies une dérive d'opti par la poste !

La suite par mail ? (et j'ai l'impression, au vu de ton pseudo, que l'on parlera aussi de.....saxophones !!!! )

philipperouard(arobase)sfr(point)fr

 

PHILOU LA DEBROUILLE

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