Découverte de l'Elan 210
Présenté pour la première fois au public lors du salon nautique de Dusseldorf en janvier 2011, l'Elan 210 est une jolie petite unité transportable qui répond habilement aux programmes de régate et de croisière côtière.
Cela faisait bien longtemps qu'un grand chantier n'avait pas sorti de petit voilier et cette initiative mérite d'être saluée, d'autant plus qu'Elan ne s'est pas contenté de recopier ce qui existe mais apporte de nombreuses idées nouvelles.
Livet arrondi, bout-dehors intégré sur le côté de l'étrave, rouf esthétique, ce bateau possède indéniablement "une belle gueule" !
Et pour bien montrer qu'il s'agit d'une vraie nouveauté et le distinguer des unités plus anciennes qui inondent le marché de l'occasion, l'Elan 210 arbore un bouchain évolutif sur l'arrière.
Notez également le hublot affleurant dont le design participe efficacement à l'esthétique générale.
Cockpit de course
Le cockpit ouvert, avec un seul niveau de banquette (sans dossier) annonce la couleur. Cette unité fait partie de la gamme "performance" du constructeur. En lui offrant la possibilité de réaliser un rappel efficace, déporté dans les filières, l'Elan 2100 semble sacrifier quelque peu le confort et la protection de son équipage…
Mais c'était sans compter sur l'ingéniosité des concepteurs qui proposent un dossier amovible à installer lorsque le programme du jour concerne plus la balade que la régate. Bien vu !
Un important bosselage trône au milieu du plancher du cockpit pour permettre à l'équipage de se caler à la gîte.
Le large rail de l'écoute de grand-voile qui prend place tout à l'arrière confirme l'attention portée aux possibilités de réglage des voiles. D'autant plus que les bouts de réglage du chariot sont opportunément renvoyés vers le tiers avant du cockpit, permettant ainsi aux équipiers d'intervenir sans quitter leur place.
Idem pour l'écoute de GV qui profite d'un renvoi sur une poulie/taquet fixé sur le plancher, à l'avant du cockpit.
La superbe barre en forme de raquette qui surgit du plancher du cockpit laisserait penser que l'on a affaire à un safran suspendu sous la voûte, synonyme de bateau difficilement transportable et échouable…
Il n'en est rien. Une tringlerie habilement dissimulée sous le plancher du cockpit permet de piloter les 2 safrans accrochés au tableau arrière. Il s'agit de cages permettant d'y faire coulisser les pelles de safran, de type "sabre".
Un moteur sous le capot
Pour en finir sur le cockpit, soulevons le capot de l'unique mais vaste coffre qui occupe une bonne partie du plancher du cockpit. On y découvre un compartiment suffisamment vaste pour y glisser le moteur hors-bord, calé sur des supports fixés au fond. Une extension vers l'avant permet d'y glisser le réservoir d'essence.
Notez également que le moteur est toujours fixé sur un morceau sa chaise. C'est cette dernière qui se décroche du tableau arrière afin que l'opération soit simple et rapide. On n'hésite alors plus à rentrer le moteur en navigation afin de mieux centrer les poids. Bravo !
Pour l'installer sur le tableau arrière, 2 platines en inox sont disponibles au centre, entre les safrans.
Sur le rouf, pas de main courante mais de nombreux renvois des manœuvres vers le cockpit, limitant les besoins de déplacement sur le pont.
Un emplacement est prévu pour le collage d'un panneau solaire dont la technologie supporte que l'on marche dessus.
Enfin à l'avant, l'étrange baille à mouillage en forme de P, permet d'engouffrer le mouillage et l'intégralité du bout dehors replié. On évite ainsi tout risque d'infiltration d'eau à l'intérieur de la cabine. C'est malin !
Notez au passage le davier massif pour l'ancre et les bouts permettant de rentrer est sortir le bout dehors sans devoir quitter le cockpit.
Côté appendice, le chantier a opté pour une dérive coulissante équipée d'une longue torpille en guise de bulbe. Un choix logique pour un bateau ayant des prétentions de performance tout en restant facilement transportable.
Une cabine pour la croisière
Couleur de sellerie originale, touches de bois, plan de travail gelcoaté, équipets en toile,… le chantier réussi à proposer un intérieur contemporain à la fois original et plaisant à l'oeil. Reste à valider son ergonomie à l'usage.
Par exemple, la porte en toile de l'armoire de la cuisine : sera-t-elle fastidieuse à ouvrir et fermer ou s'avèrera t'elle bien pratique faciliter l'accès aux affaires lorsque le bateau ne navigue pas ? Attention en tout cas de ne pas l'enflammer en la laissant pendre à proximité du réchaud 
On note également l'absence de table et le boulonnage de la quille qui ne facilitera pas les changements fréquents de tirant d'eau en croisière côtière (sans parler de l'encombrement visuel de la dérive dans la cabine lorsque la quille sera relevée).
La traditionnelle couchette dans le triangle avant peut être isolée par des stores disposés verticalement le long de l'épontille.
Cette intimité sera bienvenue lorsqu'il s'agira d'utiliser le WC chimique stocké sous la banquette. On commence par retirer une première planchette et son coussin afin de se ménager de la place pour les jambes puis l'on soulève le couvercle et le coussin recouvrant le WC, a proximité (trop ?) immédiate de la cuisine.
Même si elle devient inutilisable la nuit lorsque la couchette est occupée, cette solution a le mérite d'exister.
D'autres coffres permettent d'exploiter le volume disponible sous la couchette double. Notez les trous réalisés afin de permettre d'aérer le dessous du matelas.


Sur les banquettes du "carré", nous retrouvons nos fameux dossiers utilisables également dans le cockpit. Utiles pendant la journée, ils seront retirés pour pouvoir bénéficier de toute la largeur de la couchette une fois la nuit venue (mais stockés où ?).
Pas d'équipets le long des bordés mais des tringles destinées à accrocher des sacs en toile. Là aussi, il faudra voir à l'usage s'il s'agit d'une vraie ou d'une fausse bonne idée.
Devoir ouvrir une fermeture éclair pour accéder aux affaires peut s'avérer fastidieux à la longue. D'un autre coté, en navigation, on ne risque pas de perdre des affaires. Et une fois arrivé à l'escale, rien n'empêche de laisser ouvert une partie de ces portes en toile.
On remarque que les sacoches les plus longues peuvent êtres fixées horizontalement ou verticalement. Dans le premier cas, on évite de réduire la largeur utile de la couchette, dans le second cas, on stocke plus d'affaire pour une même longueur de bordé.
L'avantage principal que je vois dans ce mode de stockage c'est la possibilité de préparer tranquillement ses affaires à la maison puis de tout installer rapidement dans le bateau (ou de vider rapidement le bateau pour l'alléger avant une régate).
En rampant jusqu'au fond de la couchette, on accède à un volume de stockage, tout à l'arrière du bateau, pas très pratique d'accès.
Un petit hublot ouvrant donnant dans le cockpit permet vient compléter la grand panneau au dessus de la couchette avant pour aérer la cabine.
Trois ouvertures permettent d'utiliser le volume disponible sous les couchettes arrières.


Comble du luxe, un compartiment réfrigéré prend place sous la descente, protégée par une échelle inox. Les amateurs de bière et de pastis frais apprécieront 













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