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Rando familiale en Corse en trimaran Astus 22.1

J-1, les derniers préparatifs

Mardi 21 juillet 2010. L'Astus 22 est pré-chargé sur sa remorque avec la partie légère du matériel (matelas, duvets, tentes, combinaisons, masques et palmes, cirés) tandis que le reste fini de remplir la camionnette (bouffe, vêtements, batterie, etc.). On totalise facilement 2 m3d'affaires !... Et tout doit être prêt à prendre la route aux aurores le lendemain matin.
Jusqu'à tard dans la nuit, je m'aide de site Geoportail de l'IGN pour repérer les petites plages prometteuses que je ne connais pas encore dans les zones visées. On a beau avoir sillonné ces côtes Corses plusieurs fois, il en reste encore beaucoup que l'on n'a encore jamais déniché. Pour cela, les photos aériennes de l'IGN ou les vues satellite de Google Map s'avèrent redoutables.
Je profite du smartphone qui m'a été récemment offert pour mémoriser les emplacements sur la carte électronique tout en conservant une photo des-dites plages. Une bonnes centaines d'escales sympa sont repérées dans le sud de la Corse et dans le désert des Agriates, au nord.
1er jour, Saint-Florent
Réveil à 4 heure du mat pour pouvoir s'enregistrer à l'embarquement du ferry avant 6h soit au moins 2 h avant le départ. C'est pas des vacances !
L'avantage de cette heure de départ matinale, outre la circulation dégagée, c'est qu'il fait encore frais en cette période de canicule nationale et une fois sur le parking du port, je peux m'accorder un petit somme bienvenu pour compléter les 3 malheureuses heures de sommeil de la nuit.
Pendant ce temps, Flo s'en va quérir des croissants chaud sur le port de Nice. Miam !

Nous nous engouffrons parmi les derniers dans le ferry de la SNCM, en compagnie des caravanes et autres camping car.
Une petite pensée pour les pauvres vacanciers qui devaient prendre le bateau de 7h30... avant qu'il ne soit annulé. Je me dis que si cela avait été notre cas, on aurait toujours pu revenir mettre le trimaran à l'eau à Cannes et traverser jusqu'en Corse par nos propres moyen...

Pour le moment, nous voilà dans le « sous-sol » du ferry où je constate qu'il y a de la hauteur à revendre (au moins 3 m) et qu'il reste de quoi garer une quinzaine de voitures lorsque la porte se referme. Je comprend pourquoi la SNCM ne détaille pas la longueur de la remorque au dessus de 6 m.

Confortablement installé dans les salons à l'avant du bateau, nous manquons l'attraction de la traversée : une baleine qui croise notre route. Dommage...
La mer est d'huile et nous ne ressentons aucun mouvement. Chacun profite des 5h30 de traversée pour se reposer.

Dernier rentré, premier sorti. Il est 13h30 lorsque nous débarquons à l'Ile Rousse où nous prenons la direction de Saint-Florent. Après avoir longé la mer un moment et aperçu une dizaine de voiliers, tous sous voile malgré la faible brise, nous bifurquons à l'est à travers le désert des Agriates. La route n'est qu'une succession de virages et ça grimpe sérieusement mais la route est en bon état et suffisamment large pour y circuler sereinement. Il fait beau et chaud et la clim de la voiture ne chôme pas.

Lorsque nous arrivons à Saint-Florent une heure plus tard, le soleil plombe la mise à l'eau d'une chaleur brulante qui rend la préparation du bateau pénible. Les enfants sont planqués à l'ombre des arbres tandis que les parents s'aspergent abondamment d'eau pour tenir le coup.

On ne traine pas pour mettre à l'eau car il ne reste plus qu'une seule place pour garer la remorque aux abords de la mise à l'eau et je ne veux pas la rater ! Cette mise à l'eau n'est pas immense mais elle est bien agréable (et gratuite). On y trouve une dizaine de place de remorque et des arbres pour y abriter les enfants à l'ombre. Seul hic, on ne peut y mater car il y a un pont plus loin sous lequel il faut passer afin de rejoindre la mer.

Une fois à l'eau le trimaran est déployé pour pouvoir y charger rapidement en vrac les affaires sur les grand trampolines, l'accès à la cabine étant gêné part la présence du mât couché sur le rouf.
La voiture est évacuée sur le bord de la route à l'entrée du village, les enfants envoyés se rafraichir à la plage et nous larguons les amarres pour trouver un endroit derrière le pont où hisser le mât.

Tandis qu'on vise un quai en béton à la sortie du port, nous croisons Yves et Sophie en Astus 20.1 avec leurs garçons. Ils sont en train de s'amarrer à un ponton et nous invite à faire de même à côté d'eux où les places sont libres depuis plusieurs jours. On s'était déjà croisé quelques mois auparavant à l'occasion de la Multimed entre Cannes et Saint-Tropez. On savait qu'on serait dans le même secteur ces jours-ci et qu'on aurait des chances de se croiser. Voilà qui est fait.

Un dernier ravitaillement en légumes frais et eau puis nous appareillons tandis qu'ils regagnent leur location.
Nous glissons au près par force 2 en croisant les bateaux qui rentrent au port de Saint-Florent en fin d'après-midi.
Nous glissons un oeil dans l'anse de Fornali, très protégée mais pauvre en plage de sable puis continuons vers le phare de Mortella.

Nous nous arrêtons à la première plage croisée, pensant qu'il s'agit de celle de Puntalle que j'avais repéré la veille sur Internet. Elle est moins protégée et moins jolie que ce que je pensais mais la mer est calme et elle plait aux filles alors l'ancre est vite jetée.
Les dernières personnes rembarquent sur leur canot à moteur pendant que nous prenons possession de la plage, à l'ombre du soleil couchant. L'extrémité la plus au nord n'est pas dénuée de charme avec ses rochers posés sur le sable. Mais pour l'heure, c'est surtout la température excellente de la mer qui fait l'unanimité. Les filles sont ravies et ne cessent de répéter « qu'elles ont trop de chance d'être là » et de nous remercier des les avoir emmener là en bateau.


C'est la quatrième fois que nous venons en Corses pour randonner en trimaran mais comme les fois précédentes, la magie continue d'opérer. L'ile de beauté nous remet une grande claque. Des plages magnifiques, tranquilles (déserte en l'occurrence), une eau cristalline et chaude... A chaque fois qu'on y débarque, on est saisi par la conjonction parfaite de tous les éléments qui font le bonheur du randonneur nautique.

Les premiers moustiques arrivent, il est temps de monter les tentes et d'installer la moustiquaire à l'aide d'arceaux couvrant le cockpit. Je m'énerve un peu a essayer de trouver une manière de fixer les arceaux mais une fois la moustiquaire en place, on obtient, avec la cabine et le cockpit, un espace de vie appréciable, préservé des insectes.
Vers 22h30, le thermique s'inverse et nous dispense une petite brise rafraichissante. Yves nous avait indiqué avoir pas mal souffert de la chaleur sous les tentes ces derniers jours mais nous voilà rassuré. Nous aurons même besoin de nous glisser sous les duvets durant la nuit.

Chapitres suivants :

Le désert des Agriates - Lorsque l'on s'enfonce tout au fond de l'anse, on marche dans un véritable bain chaud à 40 degrés ! Je n'avais encore jamais vu une eau de mer aussi chaude. (16 comments)
Escale à Corte et Pianatolli - Mauvaise surprise au réveil, nous baignons au beau milieu d'un dépotoir de plastique... (1 comment)
A l'assaut des îles Lavezzi - Après le passage d'un premier orage sévère, la météo annonce 2 jours corrects. Nous en profitons pour monter une expédition "collective" sur les îles Lavezzi...
Virée en Sardaigne - Après une semaine passée confortablement installé au ponton pour notre trimaran Astus 22, il est temps de reprendre le fil de nos aventures aquatiques pour cette seconde partie de nos vacances en Corse. (4 comments)
* A suivre

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