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Avis sur MAXUS 24

MAXUS 24

Longueur : 7.20 m
Largeur : 2.55 m
Voilure : 27.00 m²
Déplacement : 1590 kg
Tirant d'eau : 1.40 m
Tirant d'eau minimum : 0.35 m

Voir la fiche complète

Commentaire de Jmarc S.

Un gros qui parait svelte...

Une sacrée gueule... Pour un croiseur transportable à vocation confortable !

Le Maxus 24 est un monocoque transportable qui boxe dans la catégorie des "poids lourds".

Plus de 7 m de longueur, plus de 2 tonnes à tracter en comptant sa remorque, suffisamment de hauteur pour se tenir debout dans la cabine... Et malgré tout, il arbore une ligne élégante, voir racée.

Son architecte a su, très habilement, jouer sur la couleur de coque, le pont surélevé, la cassure du rouf au dessus des hublots et les arrondis pour que ni le franc bord, ni le rouf ne paraissent excessivement importants. Chapeau bas !


Admirez cet immense hublot en amande. Superbe à l'extérieur et promesse de luminosité abondante à l'intérieur.


Un cockpit bien équipé

Le cockpit est suffisamment vaste pour accueillir 6 adultes à l'aise. Évasé vers l'arrière, comme sur les unités de régate, il dispose d'un large cale pied central sur lequel est fixé l'embase supportant à la fois la table cockpit, à l'escale, ou le palan de grand-voile en navigation.

Comme (presque) toujours sur les voiliers transportable en provenance de Pologne, on retrouve une solide barre en inox combinant à la fois une raquette et un stick pour s'adapter à toutes les positions, ainsi qu'un porte mât (pour le transport) qui intègre un support pour la bouée fer à cheval.

L'arrière du cockpit est largement ouvert sur la mer pour accéder à l'échelle de bain à l'heure de la baignade, ou pour intervenir sur le moteur hors-bord.

Notez la présence du hublot donnant sur la couchette arrière.


Chaque balcon arrière intègre un siège basculant surélevé offrant au barreur un point de vue dégagé et inhabituel sur une unité de cette taille,...


Tandis que les équipiers, un cran en dessous et au rappel sur le passavant, profitent de 2 confortables sangles dorsales.


Et pour ceux qui ne serait pas rassuré par cette ouverture directe du cockpit vers l'élément liquide, une poutre amovible en polyester permet de refermer le passage tout en s'intégrant à la ligne du pont. Joli soucis du détail !

On remarque en passant la profonde porte d'entrée ouvrant l'accès vers la cabine.


3 coffres prennent place dans le cockpit. Le premier, accessible au centre, sous la barre, accueille la nourrice d'essence.


Le second, sous l'arrière du banc tribord, est vaste et profond. une étagère intermédiaire permet de mieux compartiment le rangement à l'intérieur.


Le 3ème coffre est le symétrique du second mais sur bâbord, cette fois. Il accueille la batterie.

Avec le réservoir de carburant, la bouteille de gaz, le mouillage secondaire, les amarres,... Cette concentration d'espace de stockage à la poupe du bateau n'est pas idéale pour le centrage des poids (et je ne parle pas des occupants des sièges de balcon).


Un pont avant sacrément accastillé...

Renvoi des manoeuvres sur le dessus du rouf, rail de foc rentré sur le rouf, multiples hublots ouvrants.

Mais surtout, le système de mâtage facile et sécurisé, habituels sur les voiliers polonais habitués à changer fréquemment de plan d'eau.

Il y a tout d'abord le pied de mat déporté et pivotant.

Ensuite, les supports permettant de rehausser le fixation des bas-haubans afin de les aligner avec l'axe de pivotement du pied de mât.

En enfin, le V en inox servant de chèvre et venant se rabattre au dessus du pont une fois que l'on en a plus besoin.

Pour avoir utilisé ce système sur un voilier de taille équivalente, je peux témoigner de la facilité déconcertante avec laquelle une personne seule est capable de redresser le mât, sans effort et sans risque.


Poursuivons la visite jusqu'à l'étrave pour y découvrir la baille à mouillage, pas très profonde mais couvrant une belle surface.


Et, cerise sur le gâteau, la delphinière parée de bois et intégrant un davier permettant de conserver l'ancre à poste.

Compte tenu de la sous-barbe rigide située en dessous, on peut également l'utiliser pour amurer un gennaker ou un spi asymétrique.


Une cabine au top

Après ce tour d'horizon satisfaisant à l'extérieur, glissons nous maintenant à l'intérieur de la cabine.

Les 3 marches de la descente sont nécessaires pour descendre "tout en bas". C'est qu'il n'est pas habituel de disposer d'une telle hauteur sous-barrot dans un bateau de cette taille...

Un coup d'oeil sur la cuisine qui, subtilement disposée en triangle, offre une surface intéressante qui comprend un évier, un réchaud à 2 feux et un plan de travail.

3 portes, c'est plutôt rare, permettent d'accéder au volume de rangement sous le bloc cuisine.

Ajoutez encore à cela les équipets et le petit placard le long du bordé.


Bien éclairé par les hublots de taille importante et largement ouvert sur le lit breton, le carré est agréable.

Les menuiseries en bois clair, travaillées en courbe, apportent une touche soignée à l'ensemble tandis que les surfaces blanches contribuent à alléger et éclaircir l'ambiance.

Classiquement, des volumes de rangement sont disponibles sous les banquettes.


Mélange de matières, de texture et de couleurs : gelcoat blanc, boiseries tout en courbe, tissus chaleureux, pour le plaisir des yeux et du toucher. Je trouve le design particulièrement agréable et réussit.

S'installer des heures durant dans cette cabine à cause du mauvais temps ne devrait pas être une corvée pénible...

Ceux qui sont plus pragmatique qu'esthétique n'auront pas manqué de comptabilisé les 2 équipets le long du bordé complétés par le petit placard surmonté d'un énième petit équipet.


La couchette avant a également droit à ses équipets en bois moulé. Et même la baille à mouillage s'en retrouve plaquée.

L'encadrement du hublot et du plafonnier sont également prétexte à apporter une touche de bois bienvenue pour égailler les grandes surfaces contre moulées en blanc.


Le puits de dérive, discrètement planqué sous la table, se fait oublier derrière son habillage en bois moulé tandis que le plancher en (fausses) latte de bois apporte une petite touche "cosy".


Côté sanitaire, on retrouve le même soin apporté à l'aménagement. c'est joli et fonctionnel.

Un espace de rangement est accessible derrière les WC, coincé entre les bancs du cockpit et la couchette transversale arrière.

Un petit hublot rond ouvrant assure l'aération. On retrouve d'ailleurs le même au dessus du réchaud de la cuisine.


Vue depuis la couchette arrière transversale. La hauteur disponible sous le cockpit n'est pas immense mais suffisante pour pouvoir s'y retourner une fois allongé.

Les enfants devraient adorer cette cabane d'où ils peuvent observer tout en se faisant oublier...


Et s'ils décident d'inviter les copains, il suffit d'installer les planchettes et les coussins fermant l'espace entre les banquettes du carré et la table pour obtenir 2 petites couchettes double supplémentaires.

8 couchages dans la cabine d'un bateau de 7 m, c'est un record !


Observez comment la dérive de forme rectangulaire exploite au maximum l'espace disponible dans le puits.


Pour conclure

Bien que n'ayant pas eu l'occasion de naviguer dessus et ne sachant pas ce que vaut ce voilier dans le tout petit temps ou la baston, vous aurez compris qu'il m'a déjà fichtrement tapé dans l'oeil.

Ce Maxus 24 met une énorme claque à l'image des bateaux polonais bon marchés mais à l'allure démodés et piètrement finis.

Comments

Didier

1 on Jan. 5 2010


Allechant

Un prix de base attirant, mais attention au total,et pour ce qui est du transportable: permis E, grosse auto , grue et voila voila
Assenta
0 post

2 on Jan. 7 2010


Skipper

Merci a Jean Marc pour la description bien claire et detaillée de ce bateau qui me parait--en effet--une vraie reussite, par rapport a sa taille; meme si j'ai aussi pris note des remarques "pertinentes" de Didier; qui toutefois ne me concerneraient pas si--d'aventure !--je pouvais m'en offrir un (qui serait alors au mouillage devant chez moi..avec facile possibilité de mise a terre, sur place...vivre a l'autre bout du monde ayant parfois, aussi, quelques avantages.)

Il m'est venu un reve... << Les fabricants ne seraient-ils pas interessés a envoyer un exemplaire de demonstration a l'Ile Maurice...?>>

Bonne année a tous les fideles lecteurs de Nautical Trek .
Yves

3 on Jan. 14 2010


C'est l'équivalent du Djinn 7 et du viva 700 j'aimerai une photo les 3 ensembles pour une comparaison des volumes...etc large smile

Edited by Votre nomYves on Jan. 14 2010

Didier brun

4 inspired from Yves on Jan. 17 2010


Je l'ai commandé au salon de paris. pour il est toujours à flot. l'avantage de l'anneau. En tout cas il n'a rien à voir avec le djinn 7. dans celui la on peut circuler et se tenir debout, et il est beaucoup mieux conçu que le viva 700.
Yves

5 inspired from didier brun on Jan. 17 2010


Merci didier pour tes précisions.Grâce à ton anneau,ton programme t'évite de tracter ce voilier plutôt déplaçable.Espérons tous des photos quand tu en prendras possession! large smile
Georges

7 inspired from didier brun on Mar. 2 2010


Mise à l'eau et dématage

Bonjour, La mise à l'eau sur cale est au programme, as-tu assisté à cette opération. Est-elle réellement praticable. Même remarque pour le démâtage partiel, afin de passer sous un pont, combien de temps faut'il pour effectuer cette manœuvre. Merci d'avance pour les réponses.
Batoalo
0 post

6 inspired from Yves on Jan. 20 2010


Effectivement, ce voilier est déplaçable plus que transportable,mais ce n'est pas un défaut. Les voiliers de 7m est plus sont par nature plus lourds que des voiliers plus petits. Le Maxus n'échappe pas à la régle mais garde les qualités des dériveurs intégraux.
avatar
MAZI
2 posts

8 on June 9 2010


Je navigue avec mon Maxus 24 depuis le printemps

C'est vraiment un bon bateau, assez bien fini qui marche très bien dans le petit temps (avec son gennaker c'est une vrai bombe)

Avec ses 1,80 sous barrot il n'est pas comparable aux autres bateaux de même taille.

Pour ma femme son seul défaut c'est qu'il gîte pas mal....

Je suis sorti avec 25 noeuds, deux ris dans la voile et le foc en trinquette il était pas loin de sa limite même si j'ai pris l'option trois ris mais je ne l'avais pas préparé. 

Il reste transportable  avec le permis E et un Tiguan ça le fait bien à 85 km à l'Heure

J'ai fait ramener les commandes du moteur dans le cockpit car ce n'était pas pratique pour les manœuvres de port.

Le système de matage est formidable, on peux tout faire seul.

Pour la mise à l'eau je le fait gruter pour garder une remorque sans sel........

Je suis vraiment très content de mon acquisition et Jean Baptiste de chez Catway FR est toujours à l'écoute.

Salutations marine

Daniel

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MAZI
2 posts

10 inspired from MAZI on Jul. 1 2010


Prise de ris sur le Maxus 24

Pour les prises de ris, au lieu de mettre les anneaux sur le crochet, j'ai fait des estropes de longueurs différentes pour compenser la hauteur des coulisseaux et le volume de voile pliée dans le lazy bag. (le noeud de force de l'estrope se bloque dans l'anneau)

J'ai utilisé des morceaux de l'écoute de grand voile pour faire les estropes.

Je faisait déjà ce système qui donne beaucoup plus de souplesse sur mon Atao2.

Salutations marines.

Daniel sur Mazi III

Patrice

11 inspired from MAZI on Aug. 8 2010


Je navigue avec mon Maxus 24 depuis le printemps

MAZI :

Je viens de prendre possession de mon Maxi 24 pour naviguer sur les lacs Suisse. Je souhaitais avoir un génois, il parait que cela ne serait pas possible? Peux-tu le confirmer? J'ai opte pour un spi asymétrique, mais entre le foc (un peu lourd) et le spi, il me manque une voile. Comment va le geenaker sur Maxi 24? As-tu une photo du Mzsi sous geenaker'

Merci et bon vent
Thierry

12 inspired from MAZI on Sep. 24 2010


Je navigue avec mon Maxus 24 depuis le printemps

MAZI :

Bonjour,

Je souhaite en acquérir un aussi et vos remarques m'intéressent mais je possède une peugeot 308 sw hdi 110cv PTRA 2150kg, est ce ensisageable de tracter ou faut il changer de véhicule ?

Est ce également envisageable d'y séjourner quelques nuits ?
Daniel ANSELLEM

9 on June 15 2010


Mon avis sur mon maxus 24

Ma livraison date du 29 mai ; j'ai remonté mon maxus de La Rochelle jusque Port la Foret.

La navigation :

Je partage l'opinion de Daniel juste au dessus ; on ne regrette pas l'option gennaker. Au portant, c'est un plaisir.

Les performances au près ne sont pas exceptionnelles et il gite facilement mais çà n'est pas un quillard. Il ne faut pas hésiter à prendre un ris dès 12 noeuds de vent au près. Il ne faut pas chercher le près serré mais au contraire se contenter du bon plein sinon on bouchonne.

Tout revient au cockpit, mais il faut aller en pied de mat pour la prise de ris. Le croc est assez pratique et la manoeuvre est donc assez facile.

A l'intérieur

Le point fort du bateau est l'habitabilité et la luminosité ; pour un bateau de cette taille, c'est remarquable.

L'eau sous pression est appréciée par tous.

Le bois clair et le soin apporté à la finition sont également appréciables.

A l'extérieur

la bosse d'enrouleur chemine à tribord et gêne pour mouiller, je l'ai changé de côté ; c'est mieux pour mouiller car la chaine ne rague plus sur la bosse mais à babord pas de taquet pour frapper la bosse.

Le logement pour la bonbonne de gaz dans le coffre central est d'un diamètre plus petit que les bonbonnes françaises ; çà rentre quand même en laissant un vide sous la bonbonne mais je pense que le chantier devrait s'adapter, quitte à caler les bonbonnes polonaises avec de la mousse.

La table de cockpit est un vrai luxe pour boire un verre au mouillage en profitant de la vue.

L'ancre de 8 kg et les dix mètres de chaine fournis sont insuffisants ; j'ai rajouté 15 mètres de chaine. Un voisin de ponton lui est partisan d'une ancre plus lourde. Chacun a son idée mais ce qui est sûr, c'est que le montage d'origine est trop juste, je m'en suis rendu compte à Houat sur un fond de sable avec seulement 15 noeuds de vent.

J'ajouterai des articles au fur et à mesure ; que ceux qui navguent aussi sur maxus nous racontent leur expérience, je crois que nous avons beaucoup à nous aprendre mutuellement.

Daniel

Edited by Jmarc S. on June 15 2010

Maximus28

13 on Oct. 11 2011


Maxus28

Salut à tous,

Je suis l'heureux copropriétaire d'un maxus 28 depuis le printemps 2011. Après une saison intensive de navigation, je peux tirer plusieurs conclusions concernant ce bateau (qui est quasi une copie conforme du 24):

habitabilité : incroyablement d'espace, un super confort autant à l'intérieur qu'à l'extérieur

naviguabilité: bateau un peu gîtard, manque de raideur à la toile, manque de rigidité dans le gréément, mais les pérformances sont correctes pour un bateau de 3 t.

Finitions & équipements: on vente les prix très concurrentielles de la gamme maxus, cependant la qualité de certains éléments ainsi que les finitions intérieures reflètent le prix attractif de la gamme Maxus (ya pas de miracle!)

De plus, certains défauts doivent encore être corrigés sur notre bateau (des erreurs de jeunesses?)

Mais dans l'ensemble, il s'agit d'un super bateau idéal pour les croisière familiale ou les virées entre potes qui nous apporte entière satisfaction et qui a vraiment une "bonne gueule".

 

 

 

 

 

LECOINTRE

14 on Oct. 31 2011


Nouveau propiétaire Maxus 24

Bonjour

J'ai fait l'acquisition d'un Maxus 24 d'occasion (mais comme neuf) et je compte le mettre à flot début 2012. J'aimerais avoir certains conseils (ou ficelles) de propriétaires avertis concernant les aménagements possibles.

Par exemple: j'ai constaté que l'écoute de l'enrouleur de foc est d'une seule piece et sert à la fois à frapper l'enrouleur au mat et à permettre l'enroulement. Peut-on séparer ces deux fonctions en coupant l'écoute en deux brins?

Flooo11

15 inspired from LECOINTRE on Jan. 25


Nouveau propiétaire Maxus 24

@ LECOINTRE :

Bonjour,

J'ai un maxus 28 et l'ai désarmé à l'automne dernier. Avant de couper quoi que ce soit et notamment l'écoute de l'enrouleur, pose toi la question de savoir pourquoi la chose est ainsi.

Lorsque nous avons enlevé le foc, on a donc défait l'écoute de l'enrouleur qui fait aussi office de drisse de foc.

Une fois le foc enlevé, il n'y a que 1 ou 2 mètres de rab. Conclusion, y'a rien à enlever.

Si on sépare les 2 fonctions (par 2 bouts différents), on obtient :

  • 2 fois plus de "corde"
  • On peut enlever le foc rapidement

 

 

maximus28

16 inspired from LECOINTRE on Feb. 20 (new)  


Dérive branlante sur maxus 28

Chers amis du maxus, bonjour!

Notre maxus a une dérive branlante. Dans la vague, la dérive bouge latéralement et donne dans coups (parfois violents) dans le puit de dérive. Ca fait trembler tout le bateau.

Je voulais savoir si vous aviez déjà eu connaissance de ce problème sur d'autre maxus?

Merci pour vos réponses...et bon début de saison de voile!

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