Parc naturel, le Cap de Creus est un écrin de côte sauvage situé au nord de l"Espagne.
Cet été 2008, c'est notre première navigation sur plusieurs jours avec Biscotte. Nous cherchons une base sur le versant sud qui offre un abri en cas de tramontane.
Nous optons alors pour la cale de mise à l'eau de Cadaquès, gratuite mais indiquée nulle part (située au nord de la baie de Cadaquès).
Mâtage et mise à l'eau se déroulent sans problème, l'important étant de respecter les heures autorisées de circulation avec remorque.
Pour le parking, nous finissons par trouver une solution dans les hauts résidentiels. Nous avitaillons pour être en autonomie totale.



Pendant les 4 jours qui suivent, nous naviguons entre Cabo de Creus et Punta Falconera avec toujours du vent, très variable en force et en direction.
Nous découvrons Biscotte, envoyons et affalons le spi, prenons et larguons le ris, au gré des effets venturi très localisés.
Super agréable à la barre, Biscotte nous surprend par son cap au prés et sa vélocité.




Passage du Cap
Nous tenterons une fois en vain de passer ce fameux cap, sous l'œil amusé des pêcheurs ; la ligne de démarcation est nette, tant pour l'état de la mer que la force du vent, évidemment au près.
Nous réussissons la fois suivante en embouquant un petit défilé entre la pointe et les cailloux.
Coup de bol
Le port de Cadaquès est uniquement composé de mouillages organisés et réglementés. Mais nous n'avons pas parcouru toute cette route pour cela !
A proximité de la cale de mise à l'eau, un ponton en dur nous attend... Nous y passerons 3 nuits (non consécutives), avec une tolérance certaine des catalans à notre égard.
Tout ayant une fin, une figure locale (nous ne saurons jamais s'il est un représentant officiel ou non) nous explique qu'il ne faut pas abuser. Après négociations, - il fait nuit, nous n'avons aucune envie d'appareiller - la dernière nuit nous est consentie.


Coup de gueule
Les catalans ne sont pas toujours d'une grande hospitalité, même si ce petit bateau est un passeport appréciable qui les invite à assouplir leur position. Nous en avons bénéficié plus d'une fois.
Mais là, dans la baie de Port Lliga, célèbre pour la casa de Dali, alors que nous sommes venus chercher refuge – le vent a fraîchi, et soyons honnête, nous rêvions de mouiller à cet endroit, la guardia civile en mobylette nous harangue vertement pour nous sortir de là.
Nous capitulons, non sans pester, pour nous déhaler dans une crique à proximité mais invisible de la mobylette ! Où suffisamment en retrait pour qu'elle décide de nous laisser tranquilles...


Coup de cœur
Beaucoup de calas nous attirent mais l'une remporte la palme. C'est Cala Bona, invisible depuis la mer (nous l'avions repérée lors d'une rando pédestre l'année passée).
Il faut s'engager, au delà des premiers bateaux mouillés, un peu slalomer entre les roches sous marines pour découvrir sur la gauche une crique.
C'est là que nous apprécions Biscotte et ses 15 cm de tirant d'eau. Nous mouillons cul à la plage, un bout à terre.



Tous ces endroits sont magiques. La Méditerranée nous offre ses eaux transparentes et chaudes. Les paysages préservés nous émerveillent et Biscotte nous ravit.
Carole, octobre 2009