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La Provence en trimaran Astus 22

Nous voilà de retour au bercail après notre traditionnelle rando nautique estivale en famille.
Tandis que je sélectionnais quelques clichés à vous offrir en échantillon en attendant d'écrire le récit complet de cette escapade, je me disais que j'en étais maintenant à la 5ème année de récits de ce genre, toujours en attente d'être couché sur les pages de Nautical Trek…

Aussi, prenant mon courage et mon clavier à 2 mains, et profitant de quelques jours de congés en rab (se partager un bateau à 2 en copropriété… cela oblige à lever un peu le pied), je vous livre ce compte rendu dans la foulée, sans attendre que les embruns refroidissent.


 

J-1

 

Samedi 25 juillet 2009, veille du départ. Les préparatifs vont bon train et l'excitation monte doucement.
Cette année, nous avons prévu de partir avec un nouveau bateau, plus grand que les précédents, et pour  une nouvelle destination redoutée pour ses coups de vents violents : la côte Vermeille à partir d'Argeles et le nord de la costa Brava, la "côte sauvage" espagnole.

Cela fait maintenant plusieurs années que je tente cette expédition en ayant à chaque fois annulé faute d'une météo convenable.
Et cette fois encore, le sort s'acharne… En route pour rejoindre le bateau stocké sur sa remorque, le câble du levier de vitesse casse.

Week-end, garages submergés, le temps passe ainsi que l'espoir de récupérer rapidement la voiture…

 

1er jour : Cannes - Anthéor

 

On échafaude un plan de secours. Tant pis pour l'Espagne, nous partirons d'ici, à Cannes.
L'ami Jean-Claude et son Scénic sont appelés à la rescousse pour nous aider à mettre à l'eau.

De là, 2 destinations possibles.
En face, c'est la Corse et ses plages paradisiaques mais avec 2 traversées à gérer dans une plage de temps réduite à 10 jours (et l'équipage familial psychologiquement pas préparé pour cette "aventure").

A droite, la Provence qui s'étale jusqu'à la Cote Bleue, après Marseille. avec comme bonus, la possibilité de faire un aller-simple en passant le relais en fin de séjour à Fabien, mon copropriétaire qui avait justement prévu de naviguer là.
C'est cette option de facilité qui est finalement retenue.

Première escale après seulement 500m de navigation : la première plage près de la mise à l'eau afin de se baigner en attendant que Flo et Jean-Claude aillent récupérer les gilets des enfants bêtement oubliés à la maison.

L'eau de la mer est délicieusement chaude (28 degrés).


Quand nous larguons enfin les amarres à 15 h, le vent ne s'est toujours pas levé. Le moteur est sollicité… Le temps de parvenir au milieu de la baie de Cannes et de sentir un souffle de quelques nœuds, suffisant pour continuer à la voile.

Ce long bord de près pas trop serré est idéalement orienté pour profiter du vent apparent et glisser à plus de 3 nœuds sur cette mer d'huile.


Si l'orientation du vent devient ensuite moins favorable au cours de l'après midi, il se renforce légèrement et permet alors de tirer des bords entre 4 et 5 nœuds.

Ce slalom au ras de la côte nous permet de scruter les recoins des roches rouges du massif de l'Esterel, à la recherche d'un endroit pour bivouaquer. Nous voulons éviter d'aller dans notre crique habituelle à l'entrée de la baie d'Agay car nous y sommes déjà passé il y a un mois.
 

Nous dénichons plusieurs petites criques qui pourraient convenir et finissons par jeter notre dévolu sur l'une d'elle qui parait idéale : bien abrité du clapot qui s'est levé, quasi déserte, un peu éloignée de la route et de la ligne de chemin de fer qui longent la côte et toujours ensoleillée en fin de journée.

Cerise sur le gâteau, une fois les masques, palmes et tubas enfilés, nous découvrons que les fonds de la crique regorgent de poissons en tout genre, des petits et des gros, et même un poulpe et une murène.

Moi qui était très déçu de devoir renoncer à l'Espagne et de refaire cette Côte d'Azur mainte fois explorée, je jubile d'arriver encore à découvrir de tels endroits !



J'improvise un morceau de quai afin de pouvoir débarquer "à sec".

L'apéro sera pris face au soleil couchant sur la mini presqu'île. Le sol sous les arbres, jonché de PQ et de crottes, nous incite à opter pour les rochers…

Quand au repas, il est préparé et pris dans la "grande" cabine, ce qui était impossible avec l'Astus 20. Mais même si nous y avons nos aises, nous préfèrerons prendre les dîners suivant dans le cockpit. Il y a fait moins chaud lorsque le vent thermique tombe le soir et il est plus facile de s'installer à table ou d'en sortir sans déranger les autres.

 


 

2ème jour : golfe de Saint-Tropez

 

Après une nuit parfaitement tranquille, où aucun mouvement ne pouvait laisser supposer que nous étions sur un bateau, nous sommes réveillé à 9h par la chaleur du soleil qui fait rapidement monter la température dans la tente "parentale" installée sur le trampoline. Les filles qui dorment dans la cabine profitent un peu plus longtemps d'une relative fraîcheur.

Il aurait fallu beacher au milieu de la plage pour profiter de l'ombre des rochers et de leur végétation… nous serons plus attentif à ce genre de détail les prochains soirs.

Après le petit déjeuner pris sur la plage à l'ombre, une longue plongée permet de s'assurer que les poissons sont toujours aussi nombreux. Cette fois, on a enfilé la combinaison néoprène car l'eau nous parait plus frisquette que la veille au soir.

Après une série de plongeons revigorants à 3-4 mètres de haut, il est grand temps de dégager car les gens arrivent petits à petit rendant l'endroit moins paisible.

Le vent souffle dans notre dos mais trop faiblement pour avancer vent arrière à une vitesse acceptable. Nous tirons donc des bords de grand largue sous gennaker.
Comme la veille, la brise se renforce en cours de journée en s'orientant au sud. C'est parti pour un long bord de bon plein, toujours sous gennaker, jusqu'à Saint-Tropez que nous atteignons au milieu de l'après-midi. Enfin, surtout moi vu que tout l'équipage est en train de faire la sieste.

C'est parfait pour une escale au village. Reste plus qu'à trouver un endroit où débarquer et laisser le bateau… Mais c'est loin d'être gagné vu les cailloux bordant la rive et les vagues créées par le passage incessant de bateaux à moteur.

Il me semble que l'une des 2 petites plages au pied des maisons de pécheur n'est pas entravée par des bouées jaunes…
Bingo, la voie est libre. Je m'engouffre dans cette brèche réglementaire pour aller mouiller à proximité du rivage, au cœur du vieux village.
 


On ne s'attarde pas sur le port où les yachts commencent à arriver sous un soleil de plomb (36 degrés à l'ombre) et préférons goûter la tranquillité, le charme et la fraîcheur des ruelles ombragées.


Après nous être délesté de presque 50 euros pour 5 cornets de glace et 5 sodas (c'est pas donné de vouloir fréquenter les mêmes endroits que la jet set…), nous quittons la place à la recherche de notre étape du soir. Nous devons rester dans le coin car nous avons pris rendez-vous le lendemain à Sainte-Maxime.

Une première tentative dans la baie des Canoubiers, juste à l'ouest de Saint-Tropez, s'avère infructueuse : plage réservée à la baignade ou disparaissant sous une épaisse couche d'algues séchées. Bof.

Nous tentons alors notre chance vers le fond du golfe. Il y a pas mal de petites plages plutôt sympas mais la proximité immédiate de la route nous fait fuir. C'est qu'on circule à toute heure du jour et de la nuit par ici…
 


On finit par trouver notre bonheur entre la base militaire et le port des marines de Cogolin. Si les bâtiments austères de l'armée sont d'une laideur notable, la plage contiguë est très correcte. Tapisée de sable fin, la présence d'une "rivière" stagnante où pousse une végétation abondante lui donne un côté "nature" qui permet d'oublier un peu le tourisme de masse qui sévit tout autours du golfe.

Une longue ligne d'eau reliant des bouées jaunes annonce la couleur : réservée au baigneur.
Néanmoins, la barrière flottante s'interrompt une trentaine de mètre avant la fin de la plage… C'est donc là que nous nous blottissons, loin des baigneurs qui, d'ailleurs, ne sont plus très nombreux à cette heure ci.

Compte tenue de la fréquentation des plages, c'est d'ailleurs une stratégie que nous adopterons jusqu'à la fin du voyage : arriver après 19 heure sur le lieu du bivouac pour ne pas se télescoper avec "les terriens".
 


A l'autre bout de la plage, un restau sympa est installé sur le sable. Nous y dégusterons de délicieuses pizzas pour un prix très correct.
Dommage que l'eau des douches sur la plage soit coupée le soir…

Lorsque nous nous couchons vers minuit, la musique d'une boite de nuit de l'autre côté du plan d'eau se fait entendre tandis que l'écho du Lunapark voisin et de la circulation routière se fraie un chemin entre les risées.

Heureusement qu'une brise nocturne s'installe à 2-3 beaufort et atténue efficacement ses nuisances.
 

 

3ème jour, Saint-trop again

On se réveille en forme après une "grasse mat" jusqu'à 9h30. Nous prenons notre petit déjeuner à l'ombre du taud de soleil pendant que quelques personnes âgées marchent dans l'eau le long de la plage. L'une d'elle vient jusqu'à nous pour nous apostropher avec un sourire complaisant : "vous savez que vous risquez de voir débarquer le pompier de la plage ?".

 

S'ensuit une discussion où je tente de lui expliquer que nous nous sommes mis en dehors de la zone de baignade balisée par les bouées jaunes et que, non, nous ne sommes pas passé par-dessus la ligne d'eau à la faveur de la nuit… Une demi-heure plus tard, nous voyons effectivement arriver le pompier surveillant la plage qui vient nous demander, presque gêné, d'aller mouiller plus loin. Il finit par nous expliquer : "Si vous saviez comme ça a râlé chez nous…"
No comment.
 



Nous terminons de plier le campement puis, faute vent, partons au moteur vers Sainte-maxime. Nous croisons l'Hydroptère d'Alain Thébault sagement mouillé devant port Grimaud.
 

Le vent tardant à venir, c'est l'occasion rêvée pour initier Marilou, la petite dernière, au "ski nautique". Depuis le temps qu'elle nous le réclame…

Moteur à mi régime pour cause de rodage, nous marchons à 4 nœuds ce qui est suffisant pour lui faire sentir l'équilibre sur la planche en mousse. Elle est tellement légère qu'elle peut monter directement à genoux sur la planche arrêtée.

Si le premier essai tourne court, le second est interminable. Au bout d'un quart d'heure de traction, la fatigue se fait sentir et nous clôturons la séance malgré ses protestations.
 


Nous voilà au port de Sainte-Maxime où nous beachons sur la cale de mise à l'eau. Anne et Nico nous rejoignent à bord avec le petit Paul tandis qu'on en profite pour refaire le plein d'eau.
Une personne de la capitainerie finie par venir nous dire, désolée, que nous ne pouvons pas rester là…

Nous repartons vers la sortie du Golfe, en partie au moteur, en partie à la voile. L'objectif est d'aller se mettre sur une micro plage de l'autre côté de la pointe des Sardinaux.
C'est là que nous nous étions arrêté pour bivouaquer avec les filles il y a 7 ans, lors de notre première rando nautique avec elles.

Mais l'eau a coulé sous les étraves depuis et nous découvrons que tout ce morceau de côte est maintenant protégé par des bouées jaunes, obligeant les nombreuses embarcations à moteur à mouiller au-delà.

Que cela ne tienne, je découvre un chenal entre les rochers de la pointe. C'est plein de cailloux mais très calme. On s'approche prudemment au moteur puis à pied.
 

 


Le taud est installé pour le repas du midi pendant que les filles s'en vont capturer moult crevettes, Bernard Lhermitte et quelques petits poissons piégés dans les cours d'eau entre les rochers.


Nous repartons ensuite de l'autre côté de l'entrée du golfe, au cap de Saint-tropez, pour y rejoindre des copains en semi-rigide. Le vent est faible et de face, impossible d'avancer correctement avec le clapot désordonné des bateaux à moteur, nous voilà de nouveau au moteur.

Grande plage de sable fin, pas trop de monde, l'endroit est agréable. Nous pouvons nous beacher à l'abri d'un plateau rocheux, en limite de zone de baignade (encore…).



Retour dans le golfe, au vent arrière cette fois… Mais il est trop faible. Encore moteur et toujours ce trafic incessant de yachts divers qui lèvent un clapot innommable… Le golfe de Saint-Tropez est sûrement l'un des pires endroits pour naviguer à la voile l'été.

Petit Paul, a qui l'on a aménagé un lit sur la couchette avant, fini par succomber aux bercements chaotiques du bateau, imité par sa grande cousine.
 


Pour prolonger agréablement les retrouvailles de la journée, on se retrouve de nouveau le soir sur "notre" plage au fond du golfe, tous attablé à "notre" restaurant, toujours aussi agréable.

Puis, pour éviter de se faire de nouveau éjecter par des papis grincheux, nous quittons la plage de nuit pour aller nous amarrer sur un morceau de quai tranquille à proximité immédiate de Port Grimaud. Pas évident de se repérer dans la nuit noire, seulement équipés de nos lampes frontales…

De Jean-marc Schwartz, août 2009

Chapitres suivants :

Chapitre 2 - Nous plions rapidement la tente et prenons discrètement notre petit déjeuner pour ne pas contrarier les occupants des coûteuses villas de Port Grimaud dont les terrasses sont en vue... (1 comment)
Chapitre 3 - Je débarque à terre et part sur le sentier littoral à la recherche d'une plage plus agréable pour séjourner durant le coup de vent. Je ne tarde pas à la trouver, blottie au fond du petit port du Niel...
Chapitre 4 - Du large, impossible de repérer l'entrée des 3 calanques mais pas Cassis dont l'entrée de la baie est signalée par l'imposant cap Canaille. Du haut de ses 400 m, c'est quand même la plus grande falaise maritime d'Europe. (2 comments)
Chapitre 5 - Moi qui voulais découvrir la côte Bleue, je suis servi. J'explore la côte au moteur à la recherche d'un coin sympa. Beaucoup de rochers, quelques pêcheurs à la ligne ou sous-marin déjà à pied d'œuvre. (2 comments)

Comments

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Eric17
2499 posts

1 on Aug. 11 2009


Photos .....

Mais comment fais-tu pour réussir d'aussi belles photos perplexed ?
Didier

2 inspired from eric17 on Aug. 11 2009


Photos

Cessez de lui dire que ses photos sont belles il va finir par le penser aussi!
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Philippe ROUARD
151 posts

3 inspired from didier on Aug. 11 2009


L'engin de l'artiste...

Jean-Marc a déjà répondu à cette question, après son remarquable reportage photographique sur la rencontre TriSpeedCup à Régnéville:

" Pour les photos panoramiques, j'ai une fonction sur l'appareil photo (Pentax Optio W60) qui me fait le collage automatiquement en temps réel." Il faut avouer que cette fonction panoramique et la réussite de ses raccords et de son rendu apportent une vraie "nouvelle dimension" à la photographie...

Par contre, ce qui n'existe pas encore "en automatique"sur le plus perfectionné des appareils, c'est le "bon cadrage automatique" !

Le sens ( la science ?) de la composition et de la lumière d'une belle image est décrit dans nombre d'ouvrages consacrés à l'apprentissage de la peinture ou de la photographie... Une fois ces grands principes assimilés, il reste à affûter le regard, être curieux, attentif aux détails qui pourront être intégrés aux premiers plans du cadre pour faire "la" bonne photo.

Et là, les livres non plus ne sont plus d'un grand secours. king

A ce niveau-là, notre Jean-Marc a pas mal de saisons au compteur !!!

PHIL
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Eric17
2499 posts

4 inspired from PHIL ( Winnie) on Aug. 11 2009


Couleurs ?

Oui, mais comment fais-tu, JM, pour avoir des couleurs qui pètent comme ça ? Sur mes argentiques, autrefois, je laissais le filtre rose quasiment à poste, en mer, ça virait pas mal de dominante bleue. Et là, avec les trucs actuels, j'avais une île de la mer égée avec un village perché tout en haut, on aurait dit un dessin d'enfant, le gris des oliviers, le vert des pins, le blanc et le rose des maisons = magnifique ! c'est le bleu de la mer qu'a du tout niquer, le résultat est tout gris-bleu tout moche cry cry cry et quand je bidouille sur photoshop, les enregistrement successifs / jpeg me niquent toutes les couleurs, ça a fini rose pisseux tendance violacé berk :pissed: :pissed:
Patrick

5 inspired from eric17 on Aug. 11 2009


Ah oui vraiment...

Ce J-M a de multiples qualités et compétences. En plus de ses talents de navigateur, de journaliste-essayeur et de conteur, il est pas maladroit quand il s'agit de tirer le portrait d'un bateau dans un beau paysage. Quant aux difficultés du rendu des couleurs en milieu marin, c'est un problème que je n'ai jamais rencontré; mais c'est peut être dû au fait que je navigue sous des cieux plombés, sur une mer de mercure, encadré de goélands argentés et de cormorans noirs, et les fesses sur des coques blanches ? Ah bah oui, c'est ça, je suis resté au noir & blanc ;)
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Bigtitus
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7 inspired from eric17 on Aug. 11 2009


A propos du traitement informatique d'image

Comme le dit eric17, c'est une très mauvaise habitude que de travailler les images au format jpeg. Si ce format permet de réduire la taille des fichiers, il est destructif et entraine une perte de données à chaque enregistrement. Il faut donc convertir l'image d'origine dans un format non destructif et travailler sur celle-ci, la conversion au format jpeg ne devant intervenir qu'une fois le résultat final obtenu. Je recommande l'utilisation du format PNG ( format non propriétaire assurant la pérennité des données )

HTH
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Jmarc S.
Associate, 1871 posts

16 inspired from eric17 on Aug. 13 2009


Mes photos...

J'utilise un Pentax Optio W60 (numérique étanche à 200 euros). Photos prises en 10 Mpixel puis retravaillées avec ACDSee Pro, un logiciel pas très cher permettant de faire de la retouche photo simple (et rapidement surtout).

Je remets le niveau de l'eau à l'horizontal, recadre l'image et le logiciel peut restaurer tout seul les couleurs avec des résultats souvent corrects.

Je conserve le format JPEG d'origine sans parvenir à déceler à l'oeil nu de perte de qualité. De toute façon, au final, les photos sont nécessairement réduites pour être consultables à l'écran et encore plus pour pouvoir être publiées sur une page web sans imposer un temps de chargement trop long.

Sinon, il n'y a pas de miracle : si je prends des photos d'un endroit pourri sous un temps couvert, j'obtiens une mauvaise photo. Mais quand le soleil, la roche, le sable blanc et l'eau turquoise s'y mettent... là, ça donne des résultats vachement plus sympas ! large smile (attendez un peu que le récit arrive jusqu'aux calanques de Cassis...)
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Troll
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8 inspired from bigtitus on Aug. 11 2009


OK bigtitus,

Je retiens le conseil, je vais essayer tout de suite pour des montages, mais je crains que "ça" rame avec les grandes images... Autre chose, puisqu'on tient quelqu'un qui s'y connaît : quelle est la meilleure combine pour faire des captures d'images vidéo ? Si possible en compositant 2-3 images pour récupérer un peu de piqué ?
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Philippe ROUARD
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9 inspired from Eric17 (Equipier Nautical Trek) on Aug. 11 2009


Rendu des couleurs en numérique...

Je crois que le rendu des couleurs primitives ( avant retouche par logiciel) d'un cliché est avant tout lié à la qualité du capteur CCD dont est équipé l'appareil de prise de vue...

J'ai deux compacts de gamme sommaire ( focale fixe), dont un Vivitar fin de série que j'ai acheté sur e-bay car il était proposé en kit avec un boitier étanche sous l'eau... Le boitier est effectivement bien étanche ! Par contre, le rendu des couleurs de cet appareil est terne, presque gris, avec un fort contraste...En même temps, j'en ai pour l'argent que j'y ai mis ! La faible ouverture de son objectif fait que tous les clichés pris en basse lumière sont systématiquement frappés d'un flou de bougé, à cause d'une vitesse d'obturation très faible dans ces conditions... Ce qui a engendré la mise à la corbeille d'une grosse partie de mes clichés sous-marins réalisés à l'Ile Maurice en février dernier cry

Par contre, j'ai acheté un des derniers boitiers reflex numériques Konica-Minolta encore dispos, avant que Sony ne rachète la marque ( j'avais peur qu'ils changent de baïonnette et que toute ma batterie d'objectifs Minolta de mes anciens boitiers argentiques ne soit plus utilisable...En fait, Les boitiers Sony sortis depuis sont complètement compatibles ) Et je peux vous assurer que les couleurs rendues par le capteur de ce boitier reflex sont d'une qualité pro... Cette qualité est maintenant le fait de beaucoup de boitiers numériques compacts, si on y met le prix. Il semble que le Pentax Optio de J-M soit particulièrement à classer dans le haut du panier...

PHIL
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Bigtitus
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11 inspired from Eric17 (Equipier Nautical Trek) on Aug. 11 2009


Ram(e) et capture vidéo

Manipuler de grandes images nécessite beaucoup de mémoire vive, et les logiciels "phares" de traitement d'image en consomment également énormément ce qui n'est pas un problème pour les machines professionelles auquelles ils sont destinés. Un redémarrage du PC peut aider en libérant des plages (et oui, ici aussi ;) ) allouées par des logiciels utilisés auparavant. L'ordre des opérations effectuées peut avoir une importance déterminante : si on fait le recadrage d'abord, les traitements colorimétriques auront lieu sur des portions d'image plus petites et seront moins longs. Concernant la capture provenant de vidéo, je ne connais pas de logiciel capable d'interpoler sur une séquence d'images afin d'améliorer l'image fixe. Mais cela ne veut pas dire que cela n'existe pas, encore que cela me semble difficile techniquement, les codecs vidéo compressant de manière différente les zones d'une même image ... Personellement, je fais des captures avec l'excellentissime VLC, et il serait peut-être intéressant de voir si en changeant les réglages de la sortie vidéo ( le désentrelacement notamment ) on peut améliorer le rendu, mais il ne faut pas attendre de miracles, il ne feras pas de la haute définition avec une vidéo en 640x480 :)

Concernant les appareils photo numériques, le problème a longtemps été de nature commerciale : le mégapixel fait vendre, comme en son temps le mégahertz pour les processeurs d'ordinateur. Mais une bonne résolution n'a pas d'intérêt sans une sensibilité en rapport, sauf si on veut photographier des taches solaires :) De gros progrès ont été fait là-dessus, mais ayez l'oeil sur la sensibilité de votre prochain APN, de même que sur la qualité de ses optiques.
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Eric17
2499 posts

12 inspired from bigtitus on Aug. 11 2009


Bon, yapuka !

Mais, tiens, vous avez remarqué le silence persistant du Maître ? :shocked:

c'est que pendant ce temps là, il est en train de se prendre en photo dans une glace avec une couronne de lauriers king king

et ça rend bien JM ?
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Eric17
2499 posts

10 inspired from PHIL ( Winnie) on Aug. 11 2009


Et les réglages ?

Aque j'ai essayé le "petit appareil photo", le "palmier" et même la "montagne", et je ne vois pas grande différence :frown:
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Troll
12 posts

6 inspired from patrick on Aug. 11 2009


Nan, ça marche pas non plus !

J'ai aussi raté pas mal de photos / Bréhat et embouchure du Trieux king king bon, c'est pas tout à fait les mêmes verts, mais y'a aussi une lumière incroyable par là :shocked:
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Jean-claude L
144 posts

13 on Aug. 11 2009


Echange coordonnées GPS contre aide à la mise à l'eau

Alors là, bluffé ... La première escale est-elle entre Théoule et Agay ? si oui, bravo, j'ai arpenté cette portion en bateau, et en kayak plusieurs fois et je ne l'ai jamais remarqué ... finalement, pour abonder dans les compliments photos, je vais ajouter que tu as les meilleurs yeux dans le viseur.. Jean-Claude L
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Trip-Tic
11 posts

14 inspired from jean-claude L (Skipper Nautical Trek) on Aug. 13 2009


@Jean-Claude L

Tu y est passé !!! Voir : E 06°53'04" ; N 43°25'41"
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Jmarc S.
Associate, 1871 posts

15 inspired from Trip-Tic (Pierre C.) on Aug. 13 2009


Bien vu, Pierre !

Sur les vues google earth très détaillé, on décèle nombre de petites criques dont certaines sont bien protégées par la présence de rocher plus ou moins immergé. La nature a fait ce qu'il faut pour le randonneur nautique. large smile Malheureusement, il faut aussi compter avec les nuisances, encore plus nombreuses, apportées par l'homme : proximité de la route, du chemin de fer, des habitations... cry

Disposer à bord des vues détaillées par satellite de la zone explorée représente le top pour l'exploration cotière (on peut même voir le relief des fonds sous-marin avec une précision innatteignable sur une carte). :shocked:

P.S pour J-C : moi non plus je n'avais repéré ce petit havre de paix malgrés de nombreux passages devant. Il faut chercher pour trouver... ;)
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Philippe ROUARD
151 posts

17 inspired from Trip-Tic (Pierre C.) on Aug. 13 2009


Ben mon Pierrot !

Serais tu sujet aux insomnies ? Ou bien...Tu t'es accordé généreusement un petit quart d'heure sur leweb, après avoir bûché dur pour préparer tes cours de techno de la rentrée ?

Quatre heures du mat....Tu as bien raison ! A c'tte heure-là, tout le monde roupille et on est peinard king

PHIL
Sébastien
2 posts

18 on Jul. 25 2011


Première...

 

Bonjour,

(En préambule : je ne sais pas si je poste au bon endroit, j'ai choisi cette page car la zone de navigation correspond et que je n'ai pas trouvé mieux )

En ce qui me concerne, cela va être le baptême de rando nautique à la voile cet été, à fortiori avec enfants (5 et 6 ans).

Ca fait quelques temps maintenant que lorgne du côté des voiliers transportables qui permettent de passer quelques nuit à bord (je connais donc maintenant nauticaltrek en long et en large).

Après avoir fait apprécier l'activité à madame (tout du moins l'espère-je ) à coup de WE en Bretagne, et alors que je cherchais un point de chute dans le sud pour les vacances, voilà que je tombe sur un Viko 20 à louer sur Fréjus... Bingo, ce sera l'occasion à la fois d'essayer un bateau qui fait forcément partie des candidats au programme, et d'avoir une première expérience de la chose en famille...

Je suis donc preneur de tout conseil / astuce / bon plan sachant que je pense que la zone de navigation sera restreinte entre les iles de Lérins au nord et Cavalaire au sud (en tout cas, surtout pas de longues heures de navigation).

Ce que je crains un peu : 

 - Je ne connais pas cette partie de la côte, tout du moins en bateau

- Les fameuses bouées jaunes rapprochée, les divers arrêtés préfectoraux, etc. sachant que même si je compte bien faire plus d'un arrêt à terre, je n'ai pas envie de retourner au port tous les soirs...

 - L'affluence  dans le coin à cette période (6 au 13 août, malheuresement, ca, j'avais pas trop le choix...)

etc, etc.

NB : la petite crique en photo à l'est de la rade d'Agay est déjà repérée 

Séb

 
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Babar74
77 posts

19 on Jul. 25 2011


Nautical Trek, c'est comme dans la vraie vie, on est jamais vraiment sur d'être au bon endroit 

Tu a lu les aventures de "Passe-partout", pour randonner avec des enfants en Viko 20: une bible ... Le voyage de "Pupuce" en corse, sans compter les filles de JM (mais c'est pas sur que ce soit un bon exemple  )

Pour la ballade avec des enfants, et d'après mon expérience personnelle:

- des petites distances, des escales, des ballades (à pieds !), de la baignade encore et plus (bien lire la conduite à tenir avec les méduses !)

- le soleil, attention, c'est super dangereux à cette âge là

- la chute dans la descente avec arrivée la tête la première (vécu !)

Les miens sont grands, je n'ai pas réussi à les dégouter totalement de la chose: des coriaces, les bougres...

 

Bonne balade à toi et à ta petite famille 

 

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