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Avis sur Krill 2

Krill 2

Longueur : 4.27 m
Largeur : 2.00 m
Voilure : 13.20 m²
Déplacement : 380 kg
Tirant d'eau : 1.06 m
Tirant d'eau minimum : 0.39 m

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Commentaire de Jmarc S.

Le Krill version 1.5

J'ai découvert au Grand Pavois de la Rochelle 2009 cette version du Krill, à mi chemin entre la version 1 et la version 2.

Il s'agit du Krill version 1 de Patrice mais dont les aménagements ont été modifiés afin de visualiser ce qui est prévu pour le Krill version 2.

Côté look, il est aussi craquant en vrai qu'en photo. Les proportions entre le volume du rouf, le franc bord et la largeur restent équilibrées malgré sa longueur réduite.


Cockpit

Pas bien grand, il manque un poil de place pour pouvoir si asseoir à deux... du même côté. Ce défaut sera corrigé avec la vraie version 2 dont la longueur a été augmentée d'un pied.

Ces 30 cm supplémentaires, tels que l'avait prévu initialement l'architecte, profiterons intégralement au cockpit.

Le système de double barre, souhaitable pour bien contrôler cette carène proportionnellement large, permet d'installer un moteur hors-bord directement fixé au centre du tableau arrière.


De simples bouts, tubes PVC et gaine souple et voilà un système de couplage de barre et de stick économique, léger et facile à entretenir.


Pour bloquer la barre, il suffit de jouer sur la flexion du tube en plastique servant de stick pour obtenir, à bon compte, un "pilote automatique".

Bien vu !


La plage avant est franchement minuscule mais, une fois parvenu en pied de mât, on se retrouve finalement en sécurité, coincé entre le balcon avant et le mât.

Notez le petit filet pouvant servir, non pas de baille à mouillage comme je l'avais imaginé au premier abord (ce qui n'aurait pas été idéal pour le centrage des poids...), mais comme baille à gennaker ou, alternativement, baille à solent... (il y a même la place de mettre les deux, dixit Patrice).


Carène

Si le Krill est large par rapport à sa longueur, il est relativement étroit à la flottaison ce qui laisse augurer de bonnes surprises côté performance dans le petit temps.

En contrepartie, avec son bouchain très arrondi, il est prompt à gîter dès que l'on se déplace à bord... Il faut donc s'accommoder d'un angle de gîte significatif avant de profiter de la stabilité offerte par sa largeur importante.


Voilure

Le Krill 2 suit la tendance actuelle de la course à la puissance. En se dotant d'une corne en haut de la GV et d'un petit foc (optionnel), il augmente sa surface de voilure par rapport à la première version.

Avec une position du mât franchement avancée, cela reste un catboat avant tout, ce qui est tout à fait cohérent avec la simplification des manoeuvres en utilisation en solitaire.


La descente

Si vous regardez attentivement le bas de la descente, vous noterez la présence d'un panneau en plexiglas monté sur charnière.

Il s'agit de la porte d'entrée :

  • imperdable

  • toujours rangées

  • laissant passer la lumière

Une idée astucieuse largement validée par Patrice lors de ses nombreuses navigations.


Si le système de porte rabattable impose une partie inférieure fixe relativement haute, l'accès à la cabine n'en reste pas moins facile grâce à la présence d'un capot coulissant de bonne taille.

Je reviendrais plus tard, dans un article dédié, sur le système ingénieux pondu par Patrice pour permettre au capot de coulisser.

En attendant, notez la présence de solides mains courantes sur le dessus du rouf. Une version en tube inox profilé améliorerait le look et l'ergonomie tout en permettant de guider le capot coulissant, pour peu qu'elles soient installées contre celui-ci...

Enfin, admirez les mini pianos de bloqueurs nécessaires pour gérer les opérations de hissage, affalage ou réduction de la grand-voile en solitaire sans devoir s'aventurer à l'avant.


The cabine

Pénétrons maintenant dans ce qui rend ce micro croiseur quasiment unique en son genre : sa cabine.

Forcément petite, compte tenu de la longueur réduite de l'engin et de son fardage raisonnable, cette dernière est cependant parfaitement fonctionnelle. Le volume est là et ne demande qu'à être exploité.

La version 1, probablement trop ambitieuse, était doté d'un bloc cuisine fixe, d'un grand placard à l'avant et de blocs d'équipets latéraux. Le tout rendait difficiles les déplacements vers l'avant pour y atteindre les affaires stockées là.

Nous voilà, dorénavant, avec un espace entièrement décloisonné où seuls subsistent de long équipets contre le bordé.

A chacun ensuite de compléter l'aménagement selon son goût et son programme. Sachez, cependant, que plusieurs volumes sous réservés pour le stockage de la flottabilité nécessaire pour rendre le Krill insubmersible.

Le puits de dérive a su se faire discret (dérive basse, tout du moins). Des petits rebords additionnels sont prévus afin de soigner l'étanchéité du système en navigation et éviter toute remontée d'eau dans la cabine.


Un généreux volume de stockage est disponible dans la pointe avant. Une étagère transversale, derrière le mât entre les équipets, permettrait de bien compartimenter le volume.


Voici la solide potence en acier permettant de remonter sans effort la dérive et son bulbe lesté à l'aide d'un simple treuil.


Poursuivons la visite de la cabine en nous intéressant au volume disponible sous les bancs du cockpit.

On y trouve de la place pour y glisser des sacs ou des caisses qui viendront judicieusement, à l'heure du coucher, remplir l'espace entre les 2 banquettes afin d'offrir une largeur de couchage convenable aux 2 dormeurs potentiels.

En position assise, la hauteur du rouf est suffisante pour pouvoir se tenir confortablement avec la tête convenablement redressée, le dos calé contre l'équipet.

Cette hauteur d'assise est obtenu en trichant sur la hauteur réduite de la banquette : une vingtaine de centimètres seulement au dessus du fond de coque.


Il est prévu que l'espace accessible sous le plancher du cockpit soit libéré afin de permettre aux amateurs de traversées héroïques d'y loger un radeau de sauvetage...

Pour tous les autres, cela constituera un volume de stockage appréciable.

Concernant la marche amovible, cette dernière mériterait d'être fixée une vingtaine de centimètres plus haut. D'une part, cela évitera de devoir la retirer chaque fois que l'on voudra accéder aux affaires stockées sous le cockpit.

D'autre part, cela facilitera l'accès à bord car actuellement, lorsque l'on pose le premier pied sur cette marche trop basse, la jambe restée dehors n'arrivent plus à franchir la cloison fixe de la porte contre laquelle vient buter le genoux.

Ce détail ergonomique devrait être facilement corrigé dans la version finale du bateau.


Mât emplanté ou pivotant ?

La solution du mât emplanté à travers le pont me laisse dubitatif. Certes, ses avantages en terme de solidité et de légèreté sont appréciable. Cependant, son "utilisabilité" sur un petit voilier taillé pour voyager aisément sur une remorque me parait plus discutable.

D'une part, l'opération de mâtage s'en trouve compliquée, par rapport a un mât pivotant.

D'autre part, l'étanchéité n'est pas évidente à gérer, surtout lorsque l'on mâte et démâte souvent...

Dans le cas d'un propriétaire adepte du "port à sec", ne pourrait-on pas imaginer une sorte de jumelles implantées à travers la cabine et dépassant du pont d'environ 80 cm ? Le mât serait alors fixé via un axe en haut des jumelles et pourrait même resté ainsi lors du transport sur remorque. Quand au mâtage / démâtage, il deviendrait d'une facilité déconcertante et, moyennant l'utilisation d'un palan en pieds de mât, pourrait même s'envisager en navigation en solitaire le temps de passer sous un pont !

Dernière nouvelle (février 2010) : finalement, une solution avec un mât classiquement "posé" sur le pont est acceptée. C'est simple et pratique, rien à redire...


Commentaire de Eric17

Avant...


Et après... Le lest est descendu tout seul, alors ça a fait catapulte, et on a retrouvé le Patrice en Angleterre ! smile

Comments

Batoalo
0 post

1 on Dec. 29 2009


Dubitatif également

Je suis comme toi Jean-Marc j'adore à priori ce petit voilier mais l'implantation du mât à travers le pont me laisse dubitatif. De même que la torpille au bout de la dérive, sûrement excellent pour la raideur à la toile mais qui empêche celle ci de s'escamoter entièrement, rendant potentiellement plus difficile la mise à l'eau.

Ceci n'est qu'un simple avis..
MAILLARD
18 posts

2 inspired from bellenger on Dec. 29 2009


Mât et torpille

Cette question du mât à travers le pont est bien identifiée par l architecte Il l'étudie en ce moment...le but est de garder techniquement ses qualités de très bon voilier tout en simplifiant le montage et démontage à chaque sortie. On veut garder le concept du "croiseur de poche" simple et pas cher… Pour la "torpille" , à l'usage, je reste favorable à ce choix pour lui garder ses qualités de vrai voilier. Sachant qu il a un tirant d'eau de 39 cm dérive relevée la mise à l’eau ne pose pas plus de problème qu un autre bateau, en plus je l'échoue droit sur le sable sans avoir à béquiller...Je le remue un peu, et il s enfonce droit en 1 minute…
Batoalo
0 post

3 inspired from MAILLARD (Skipper Nautical Trek) on Dec. 29 2009


Torpille et mât

Je pense que l'avis d'un utilisateur prime évidemment sur les spéculations que l'on peut faire derrière l'écran de son ordinateur. Le bulbe est une option qui se défend parfaitement. Pour le mât en revanche, je ne comprends pas l'intêret de la formule. et j'aimerais que quelqu'un m'explique cette logique.

Encore une fois je ne fais qu'exprimer mon opinion large smile large smile
MAILLARD
18 posts

4 inspired from Bellenger on Dec. 30 2009


Important probleme de poids dans les hauts

En fait, c est la formule la plus légère pour gagner du poids dans les hauts, pas besoin de barres de flèches, ni de bas haubans... et sur cette taille de bateau, pour garder sa raideur à la toile, c est vite important... On peut aussi calculer un mât carbone sur le pont, mais le budget va augmenter.. ou augmenter le lest...et c 'est aussi d'autres problème à résoudre...
Telled
0 post

5 inspired from Bellenger on Jan. 4 2010


LE mat du Krill

De memoire je crois que le Krill etait prevu pour etre gree en Cat-Boat avec eventuellement un mat rond et implante a travers le pont. En outre le fait de renvoyer le point d'appui du pied de mat directement en fond de coque limite grandement les renfort necessaires dans le pont. Pas besoin de porter le poids du mat et encore moins la composante verticale renvoyee au pied de mat lorsque l'on borde
Batoalo
0 post

6 inspired from dtelle on Jan. 4 2010


Mât du krill

J'ai observé en effet que sur les catboats il pouvait y avoir absence de haubannage comme sur l' Ikone par exemple. Est-ce que le poids des barres de flèches et du haubannage élèvent beaucoup le centre de gravité? c'est sans doute non négligeable . Et moi qui voudrait mettre une bouée au sommet de mon Figaro 5 pour prévenir tout retournement? il va falloir que j'y réfléchisse!! Ceci dit, la voile à corne doit rendre également le bateau plus raide puisqu'il y a plus de toile placée mon haut!!..

La question demeure pourtant, le krill est'il facile à gréer? peut-on mettre et enlever le mât facilement??
MAILLARD
18 posts

7 inspired from bellenger on Jan. 4 2010


L'architecte y travaille...

Je sais que l architecte y travaille, il demande un peu de temps pour faire ses calculs, D'un coté comme de l'autre, le mâtage n est pas difficile mais on cherche à simplifier au maximum, sans sacrifier ses qualités à la voile...
Telled
0 post

8 inspired from MAILLARD (Skipper Nautical Trek) on Jan. 5 2010


Matage du Krill difficile....

Pour l'avoir vu cette saison lors de sa mise a l'eau...tout est relatif. Meme s'il faut enfiler le mat, c'est pas vraiment plus grand qu'un mat de 470 ou de caravelle...Si on compare a un habitable portant 30 m2 de toile... Reste la question de l'etancheite?
MAILLARD
18 posts

9 inspired from dtelle on Jan. 5 2010


Mât et étanchéité

C est exact, le problème n est pas important grâce à la légèreté et à la taille du mât et pour l'étanchéité, c est 2 minutes chrono en main, et pas une goutte dans le bateau (vécu) Mais pour le chantier, c est un peu plus de travail.

Avant tout nous voulons garder un bon et vrai voilier (exigence primordiale) mais comme nous voulons aussi un bateau facile à tous les niveaux, si nous pouvons encore le simplifier sans diminuer ses performances, on ne va pas s'en priver… C'est exactement la problématique que nous avons soumise à l'architecte.
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