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Jouer avec le vent apparent

Lorsque l'on dispose d'un bateau suffisamment rapide, on peut jouer avec le vent apparent : celui qui est créé grâce à notre vitesse.
On pourra ainsi remonter au vent aussi vite que lui et même dépasser largement la vitesse du vent aux allures portantes.

Pour éclaircir ces propos nébuleux, quelques schémas explicatifs s'imposent.
 


 

Le vent vitesse

Imaginez qu'il n'y ait absolument rien comme vent. Pas la moindre petite parcelle d'air en mouvement.
Vous voilà complètement immobile sur l'eau, les penons inertes, pendants sans vie. Les "particules" d'air tout autours de vous (les gros points bleus) sont immobiles, aucun courant d'air n'est perceptible sur votre visage.
 

 


Agacé, vous démarrer le moteur et filez tout droit à la vitesse de 4 nœuds (la flèche rouge indique dans quel sens vous vous déplacez, sa longueur "en tirets" est proportionnelle à votre vitesse : 4 tirets = 4 noeuds).
 


Vous foncez alors à 4 nœuds au milieu des particules d'air immobiles et vous les sentez alors glisser sur la peau de votre visage, comme si chacune de ces particules d'air était animée d'une vitesse et vous fonçait dessus à 4 nœuds.

Le vent est nul et pourtant, vous le ressentez sur votre visage et dans vos cheveux. Ce vent n'existe par réellement, il s'agit du vent vitesse que vous vous créez lorsque vous vous déplacez.

Notez que seules les personnes à bords du bateau qui est en train de se déplacer peuvent le ressentir. Pour les pauvres bougres restés sur la plage, c'est toujours la pétole intégrale.
 


 

Le vent réel

Le vent se lève enfin. Il arrive du nord et les personnes allongées sur la plage peuvent le percevoir.
Ce vent est réel. Il correspond au mouvement réel des particules d'air qui se déplacent à, disons, 5 nœuds (5 tirets).
 

 


 

Le vent apparent

Remontons à bord de notre voilier. Puisque le vent s'est levé, on coupe le moteur (enfin) et les voiles sont hissées. Cap à l'ouest !

 

Le vent du nord qui souffle à 5 nœuds (flèche verte) nous permet d'avancer au vent de travers à 3 nœuds (flèche rouge). Les voiles (en jaune) sont réglées pour le vent de travers, la bome ouverte à environ 45 degrés.
 


Puisque l'on se déplace à 3 nœuds vers l'ouest, on a vu dans le premier chapitre que l'on se créait un vent vitesse de 3 nœuds dirigé en sens opposé, vers l'est (flèches bleues).

Mazette, nous voilà bien ! Avec un seul vent, c'est déjà pas simple de régler les voiles mais avec 2 vents soufflants dans 2 directions différentes, on n'est pas sauvé…
 


Heureusement pour nous, il ne reste au final qu'un seul vent. Car la particule d'air qui descend du nord à 5 nœuds (le vent réel que l'on subit), c'est la même que celle dans laquelle on se cogne à 3 nœuds à cause de notre vitesse vers l'ouest (le vent vitesse que l'on se crée).

Et notre barreur dans le cockpit, il reçoit en pleine poire cette particule d'air dont la vitesse et la direction sont la combinaison directe du vent réel (flèche verte) et du vent vitesse (flèche bleue).

Le vent perçu par l'équipage et reçu par les voiles, ne vient donc ni du nord ni de l'est mais du nord-est. Et sa vitesse n'est pas de 5 nœuds, ni de 3 mais de 6 nœuds (longueur "en tirets" de la flèche noire).

Il s'agit du fameux vent apparent (flèche noire = flèche verte  prolongée par la flèche bleue).


 

Changement de décor

 

A bord, le constat n'est plus le même. Le vent réel que l'on percevait au départ (5 nœuds provenant du nord), s'est transformé, à cause de notre vitesse, en vent apparent plus fort (6 nœuds) et vient maintenant du nord-ouest. Il n'est plus perpendiculaire à notre route mais arrive un peu plus de face.

Du coup, nos voiles qui étaient bien réglées pour le "vent de travers" se retrouvent mal réglées pour ce vent de direction "bon plein". Elles se mettent à faseyer et il faut les border un peu plus (la bome se retrouve ouverte avec un angle d'environ 25 degrés).


 

Accélération

 

Vous n'avez pas oublié que le vent apparent reçu par les voiles était plus fort que le vent réel de départ (6 nœuds au lieu de 5). Donc, puisque le vent est plus fort, la vitesse du bateau augmente. Nous voilà maintenant en train d'avancer à 4 nœuds au lieu de 3 initialement. Nous avons gagné 33% de vitesse.

Pourtant le vent réel est toujours le même (provenant du nord à 5 nœuds) et notre direction n'a pas changé (plein ouest)… c'est la magie du vent apparent.


 

Et la magie continue

 

Profitant de notre vent apparent, nous avons augmenté notre vitesse sur l'eau à 4 nœuds (flèche rouge). Donc le vent vitesse qui en résulte (flèche bleue) n'est plus de 3 mais de 4 nœuds vers l'est.

Du coup, le vent apparent qui combine le vent réel (flèche verte) et le vent vitesse (flèche bleue) profite de cette augmentation et passe maintenant à 6,5 nœuds (flèche noire).

Mais sa direction est également modifiée et il arrive maintenant à 45 degrés par rapport à notre route vers l'ouest. Il a donc fallu border les voiles à bloc et celles-ci se retrouvent réglées comme si nous étions au près serré.

Profitant de ce vent apparent un peu plus fort, notre vitesse est maintenant passée à 4,5 nœuds. Comparée aux 3 nœuds du départ, on va 50% plus vite alors que le vent réel est resté le même et que notre cap n'a pas bougé.


 

Tout a une fin

 

Poursuivons notre raisonnement si profitable jusqu'à présent pour la vitesse du bateau.

Notre vitesse sur l'eau ayant augmenté à 4,5 nœuds, notre vent vitesse s'accroît d'autant (mais dans le sens opposé) et le vent apparent (celui reçu par les voiles) augmente donc encore un peu.
Accro à la vitesse, on se verrait bien poursuivre ce raisonnement en boucle jusqu'à se générer un vent nous permettant de franchir le mur du son !

Mais il y a un hic. Car plus le vent apparent augmente en force, boosté par le vent vitesse, et plus sa direction s'oriente face à nous.
Tant et si bien qu'arrive le moment où les voiles, même bordées à bloc, ne sont plus capables d'utiliser ce vent pour faire avancer le bateau. On se retrouve "bout au vent" ou presque… Ce qui réduit notre vitesse.
Fin de l'escalade.

 

Exercices

Maintenant que la théorie a été décortiquée, voyons comment mettre en pratique ces quelques principes :
 

  • lorsque j'avance, je me crée du vent qui s'ajoute au vent réel
  • le vent apparent que je reçois est dirigé plus "face à moi" que ne l'est le vent réel

 


 

Le record de vitesse

 

Voilà comment procéder pour enregistrer un "high score".
Pour cela, reprenons l'exercice précédant, où nous avions déjà augmenté de 50% notre vitesse grâce au vent apparent.

Nous avons vu que l'augmentation de vitesse grâce à l'augmentation du vent apparent finissait par s'arrêter à cause de la direction que prenait ce vent apparent (trop "dans l'pif").

Pour continuer d'accélérer, il suffit donc de modifier notre trajectoire (abattre vers le sud) pour que le vent apparent soit de nouveau convenablement orienté par rapport à notre route et que nous puissions ainsi continuer d'obtenir le meilleur rendement de nos voiles.

Regardez ci-contre comment, en abattant d'une quinzaine de degrés vers le sud-ouest, on a réussi à augmenter la vitesse du vent apparent à 7 nœuds et celle du bateau à 6 nœuds.

Le vent réel est toujours de 5 nœuds et notre vitesse initiale qui était de 3 nœuds a augmenté de 100% pour atteindre une valeur supérieure à la vitesse du vent.
Magique !


Mais ne vous emballez pas en imaginant qu'il suffit de continuer à abattre vers le sud pour continuer d'augmenter notre vitesse…
Voyez ce qu'il se passe si nous abattons encore : cette fois, la combinaison du vent réel et du vent vitesse nous fait diminuer notre vent apparent à seulement 4 nœuds ce qui réduit notre vitesse sur l'eau à 4 nœuds également.

La direction du vent apparent est presque travers à notre route. Il faut donc modifier le réglage des voiles en ouvrant la bome à environ 45 degrés.
 


 

Le coup de fouet

Poursuivons notre cap au sud-ouest… à 4 nœuds, ce n'est pas très grisant. Jouons alors un peu avec le vent apparent pour pimenter la balade.

 

On commence par prendre de l'élan. Pour cela, on lofe vers l'ouest (travers au vent réel) en bordant un peu les voiles. L'angle de 90 degrés entre le vent réel et le vent vitesse étant plus favorable, le vent apparent augmente sensiblement (8 nœuds) ce qui nous permet de grimper de nouveau à 6 nœuds. Normalement, il faudrait border un peu les voiles car l'angle du vent apparent a également été modifié.
 


Au lieu de cela, on va abattre doucement, comme vu précédemment.

L'angle entre le vent réel et notre vent vitesse est un peu moins favorable ce qui réduit la force du vent apparent à 4,8 noeuds. Du coup, notre vitesse rétrograde également à 4,8 nœuds ce qui reste quand même mieux que les 4 noeuds de tout à l'heure.

Bilan des courses :
 

  • on est revenu quasiment sur le même cap sud-ouest qu'au départ
  • on a gagné 20% de vitesse en plus

 
L'explication de ce tour de magie se résume en un principe : il faut accélérer pour se créer le vent qui nous permettra d'augmenter notre vitesse.

 

Ce tour de passe-passe demande un peu d'habitude car pour le réussir, il faut parfaitement doser l'abattée pour conserver un vent apparent suffisant pour maintenir la vitesse au mieux. Pour s'aider, il est utile de disposer d'un speedo ou d'un GPS capable d'indiquer les variations de vitesse au dixième de nœuds près.
 


 

Le faux près

Si l'on consulte un manuel classique de voile (valable pour les voiliers monocoques pas spécialement rapides), on trouve un réglage de voile pour chaque orientation possible du bateau par rapport à la direction du vent réel (chaque allure).

 

Lorsque l'on est obligé de border les voiles à fond pour qu'elles se gonflent, on sait que l'on est au près serré, à environ 45 degrés du vent réel.
 


Mais si l'on reprend le schéma de notre pointe de vitesse à 6 nœuds, on s'aperçoit que nous naviguons au largue puisque notre route (flèche rouge) fait un angle d'environ 100 degrés par rapport au vent réel (flèche verte) qui arrivent légèrement dans notre dos.

Pourtant, le vent que l'on reçoit à bord (le vent apparent, flèche noire) arrive face à nous avec un angle de 45 degré. Pour garder les voiles gonflées, nous devons d'ailleurs les border comme si nous étions au près.

Alors quelle est notre allure : le largue ou le près ?

Je répondrais : "les 2 mon général !".
Nous sommes au largue "réel" et au près "apparent".

Moralité : il ne faut pas se fier au réglage des voiles ni à la direction de la girouette ou des penons pour dire que l'on navigue "au près".


 

Réglage unique

Plus un voilier est capable d'aller vite et plus il va se créer un vent apparent important.

 

Pour les plus rapides, comme les catamarans de sport par exemple, ce vent apparent est tellement prépondérant que, quelque soit leur allure réelle (entre le près et le grand largue), ils se retrouvent au "près apparent". Le réglage de la voile reste donc quasi le même (très bordé) et une personne non habituée aura l'impression d'être toujours au près.

La figure ci-contre nous montre le même bateau à 3 allures différentes. A chaque fois, le vent réel (flèche verte) est identique. Idem pour l'angle du vent apparent perçu (flèche noire) par rapport à la direction du bateau (flèche rouge). Du coup, le réglage des voiles (en jaune) reste le même.
Ce qui change entre ces 3 allures : la force du vent apparent et la vitesse du voilier.
 

 

Histoire de VMG

Il est temps d'introduire cette notion barbare qu'est le VMG. Velocity Made Good en anglais que l'on pourrait traduire par Meilleur Gain au Vent.

 

L'idée est de déterminer qui arrivera le premier au bistrot du port lorsqu'il faut tirer des bords pour rentrer.

Facile, me direz vous, le premier qui arrive, c'est forcément celui qui va le plus vite !... Hé ben non, pas toujours. Car, comme aurait pu l'écrire La Fontaine : "Rien ne sert de courir, il faut remonter à point".
 


Prenons l'exemple de 3 voiliers identiques qui se tirent la bourre pour chopper la meilleure place au comptoir du café du port :
 

  • Le premier (le vert) décide de serrer au maximum le vent pour raccourcir son chemin.
  • Le second  (le bleu) abat et profite du vent apparent pour avancer 2 fois plus vite.
  • Le 3ème (le rouge) adopte une allure intermédiaire.

 
Voici leur position une heure après être partis en même temps du même endroit :
 

  • le bleu s'est créé un vent apparent de 10 nœud qui lui permet d'avancer à 6 nœuds soit 2 fois plus vite que le vert
  • le vert n'avance qu'à 3 nœuds car son vent apparent est tellement "dans le nez" que le rendement de ses voiles est médiocre. Mais sa route moins écartée de l'objectif lui permet d'être le plus près du bar.
  • Le rouge bénéficie d'un vent apparent de 9 nœuds qui lui permet d'atteindre une vitesse de 4,5 nœuds. Il n'est ni le plus rapide, ni le plus près de l'objectif.

 


Les 3 voiliers virent de bord en même et refont un bord identique dans l'autre sens : même cap par rapport au vent et même vitesse. Une heure plus tard, ils ont parcouru une distance équivalente à celle de la première heure.

Résultat des courses :
 

  • le rouge arrive le premier et se siffle la chope de bière.
  • Le vert et le bleu arrivent ensuite en même temps

 
Deux morales à cette histoire :
 

  • Ce n'est pas le plus rapide qui gagne à tous les coups
  • Ce n'est pas celui qui remonte le plus le vent qui a tout bon. Le bleu n'est peut être pas arrivé avant le vert mais, au moins, il s'est fait plaisir à débouler à 6 nœuds au lieu de 3.

 


Et notre VMG dans tout cela ?
Il s'agit tout simplement de la "vitesse d'approche de l'objectif" de chaque bateau. On l'obtient en regardant la distance parcourue "en direction de l'objectif" :
 

  • 5 nœuds pour le rouge
  • 4 nœuds pour le bleu et le vert

 
Le rouge se rapproche 25% plus vite de l'objectif que ses petits collègues. Il a donc bien mérité sa bière.
 

 


 

La même à l'envers

 

Ca marche aussi dans l'autre sens !

Une fois nos compères abreuvés, ils décident de retourner jeter l'ancre dans la jolie crique qu'ils avaient quittée 2 heures auparavant :

 

  • le premier (le vert), obstiné, fonce tout droit vers la crique puisque le plein vent arrière lui permet d'y aller droit dessus.
  • le second (en bleu), joue du coup de fouet (voir quelques chapitres plus haut) et parvient à maintenir un cap au sud-ouest
  • le troisième (le rouge) se dit qu'il va encore jouer la carte du compromis qui lui avait réussit précédemment. Il opte pour un cap intermédiaire entre ceux de ses voisins

 

 
Le vert au vent arrière a ouvert ses voiles en grand et en ciseau pour ne pas déventer le foc avec la grand-voile. Son vent vitesse vient annuler une partie du vent réel ce qui lui laisse un vent apparent (dans le dos ) de 2,5 nœuds seulement qui le fait avancer à 2,5 nœuds.

Le bleu, grâce au truc du "coup de fouet", profite d'un vent apparent de 4,8 nœuds qui le propulse près de 2 fois plus vite.

Quant au rouge, son vent apparent n'est que de 2,5 nœuds, tout comme pour le vert, mais son orientation est un peu plus favorable que plein vent arrière et il avance ainsi à 3 nœuds.


Alors, qui va être le premier à jeter l'ancre dans la crique ?
Pour le savoir, il suffit, comme dans l'exercice précédant, de comparer les vitesses d'approche de l'objectif :
 

  • le vert et le rouge s'approchent à la même vitesse de 2,5 nœuds
  • le bleu, lui, s'approche à la vitesse de 3 nœuds

 
Non seulement le bleu est le premier arrivé mais en plus, il se fait plaisir à naviguer à presque 5 nœuds au lieu de se traîner deux fois moins vite comme les autres.

 

Moralité : le plus court chemin n'est pas toujours le plus rapide.

L'exercice consiste donc à trouver le bon compromis entre le cap et la vitesse. Il est parfois bénéfique de prendre un cap moins direct ou de perdre un peu en vitesse si au final, le VGM est meilleur.
 


 

Défier la pétole

Un dernier petit exercice à tester lorsque la pétole s'installe…

 

Car voilà ti pas que notre vent réel joue les timides en s'époumonant à 2 malheureux petits nœuds.
Sur le plan d'eau, tout le monde a jeté l'éponge, roulé ses voiles et mis en route le moteur.

Prenant notre courage à deux mains, on place le bateau au vent de travers. Il fini par décoller à la vitesse extraordinaire de 1 nœud.
Le vent apparent, lui, n'est guère plus important en force que le vent réel.
 


Maintenant que le bateau bouge, on peut le diriger et l'orienter au près, à 45 degrés du vent réel.

Cette fois, le vent apparent profite pleinement de notre petit nœud de vitesse pour se renforcer à 3 nœuds, soit 50% plus fort que le vent réel tout de même.
 


Profitant de ce vent apparent plus fort, le voilier grimpe à 2 nœuds. L'orientation du vent par rapport à la route du bateau oblige à border les voiles au maximum.

Profitant de la vitesse en hausse du bateau, le vent apparent continue de monter et atteint maintenant les 4 nœuds (le double du vent réel).
 


Il nous faut abattre légèrement pour que les voiles ne se mettent pas à faseyer. Notre vitesse finie par se stabiliser à 3 nœuds (le minimum syndical pour éviter que l'équipage ne se mutine) pour un vent apparent de 4,5 nœuds. Pas mal avec un vent réel de 2 nœuds seulement !

Seul hic dans cette histoire, ça ne marche qu'en remontant au près. Comble de l'ironie, il faudra mettre le moteur pour revenir au portant vers son point de départ…
 


 

Fin de la 1ère leçon

 

Ainsi s'achève cette première leçon sur le vent apparent et la manière de jouer avec.

Pour que ces explications restent accessibles aux débutants, j'ai volontairement simplifié le propos (et les chiffres) sans tenir compte d'autres paramètres qui entrent en jeu comme l'influence des vagues, les écoulements d'air laminaires, l'orientation de la poussée vélique, les phénomènes de dérive, etc.

Sachez également que le vent apparent étant généré par la vitesse du bateau, il est d'autant plus important que le bateau est rapide. Ces exercices s'appliquent donc avant tout aux multicoques et aux monocoques rapides comme les sportboats.

Jean-marc Schwartz, mai 2009

Epilogue musclé On a vu que le vent apparent est un instrument aussi ludique qu'utile lorsque le vent est faiblard. Mais son rôle peut s'avérer également essentiel lorsqu'il y a trop de vent...
Essais en vidéo sur EdelTri 22 J'ai essayé ce week-end d'illustrer ce qui se passe entre un bord de largue lancé ou non...

Comments

Nicolas

1 on May 28 2009


Très belle leçon

Merci pour cette pédagogique leçon très compréhensible et bien illustrée
Patrick

2 on May 28 2009


Et maintenant, la parole est à Henri...

... pour mettre en ligne son propos sur l'intérêt du courant pour se générer du vent apparent quand l'anémomètre indique 0 noeuds de vent réél !

(Pour ceux qui ne le saurait pas, Thierry nous a fait un cours théorique le Vendredi et la mise en pratique le Samedi, en nous mettant un wagon dans la pétole :) )
Eric34
37 posts

3 on May 28 2009


Et moi qui m'obstinait...

... à essayer de "décomposer" vent vitesse et vent réel à partir de l'orientation des penons pensant que le réglage correct des voiles se faisait sur la base du vent réel... ben oui j'ai fait mes premières armes sur un 445 !!

ce qui explique aussi que souvent alors que le bateau gazait bien et sachant l'orientation du vent, mon réglage de voile ne me semblait pas logique... mais bon vu que çà avançait pas mieux autrement, tant pis mour "ma" théorie...

alors voilà qui va quand même calmer mes questions métaphysiques

Merci bien JM, là c'est clair, et çà peut permettre de progresser
Yvesc
0 post

4 on May 28 2009


Relation QI vent apparent

Quand le pedago est bon on vraiment l'impression d'être intelligent. Grâce à toi mon QI apparent a gagné au moins 20%. Merci et Bravo
Telled
0 post

5 inspired from yvesc on May 28 2009


Superbe resumé

Je soupconne JM d'être un pedagogue né!! En plus tout ces schemas sont mieux fait que la plupart de ceux que l'on trouve dans la litterature traitant de ce sujet. Bref il a passé pas mal de temps pour l'interet de tous. Bravo!! REste apres la mise en pratique. Pour ma part je pourrai resumer la mise en pratique sous la forme suivant:

"regardez dans la direction ou vous voulez aller et ensuite recherchez votre cap - et le reglage de voile adéquat - qui vous donne la plus grande sensation de vitesse, quitte à tatonner en abattant, loffant par palier". Apres mon impression a toujours ete que le cerveau fait le reste: dans le cas d'une remontée au prés, si on abat de trop, on sent nettement un surplus de vitesse mais on se rend compte tres vite qu'on devie largement du cap visé. Apres si on vient serrer à bloc, on voit nettement son objectif mais on resent tres vite l'impression de se trainer, comparé à un cap un peu plus débridé.

Pour ma part j'ai des années de pratique en competition , non pas sur l'eau mais sur plage ou sur lac gelé (char à voile 2 titres de champion du monde et 3 d'europe en classe monotype, ice boat) et ce concept de vent vitesse est poussé à l'extrème. Ainsi on arrive parfois à faire des bords de descente à 160-165° du vent réel avec un vent apparent proche de 35-40°. C'est possible vu les faibles frottements et les vitesses que l'on peut atteindre (plus de 4 fois le vent réel). Pour illustrer le record recemment battu sur lac sale (203 km/h avec 30 noeuds de vent etabli !!!) http://www.voilesetvoiliers.co...-record-vitesse

remarqué sur les premieres secondes de video l'orientation de la girouette, quasi vent de face alors que je peux vous garantir que le gars est en plein grand largue.

LA contraitement à ce qui se passe sur l'eau, on finit par oublier le reglage de l'incidence du gréément car une fois lancé, on est toujours bordé à bloc. tout se joue alors à la direction. En fait j'avoue que c'est bcp plus facile à sentir qu'avec un voilier sur l'eau, les vitesses etant largement supérieures.
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Jean-claude L
144 posts

6 on May 28 2009


Oh merci ..... !!!!

Quel belle explication .... Enfin je comprend tes remarques didactiques (ironiques / moqueuses / gentilles ??)sur le réglage de mes voiles lors des randos que nous avons faites ensemble ... Avec mon acquit de "LOURD" et les souvenirs des bouquins type Glénans et YL Pinaud, j'ai toujours eu à coeur de ne pas trop border mes voiles et de pas ressembler à ces belles unités que l'on croise en baie de Cannes et qui n'ont qu'un réglage, du près serré au vent arrière ... tout bordé car c'est comme ça que la bôme bouge le moins !! Merci JM, la prochaine fois que nous régattons - amicalement - ensemble, je t'attend au mouillage avec le cidre . Jean-Claude, Tipota sans baille à mouillage
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DIAMBA
6 posts

7 on May 28 2009


Impressionant la réactivité.

On vous laisse 3 jours et on se retrouve avec un manuel pédagogique sur les histoires de Vent apparent et de VMG. Merci. Et Bon VENT DIAMBA
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Philippe ROUARD
151 posts

8 inspired from Diamba on May 28 2009


Allez Jean-Marc...

...tu peux nous le dire maintenant.... T'as pompé quel bouquin ? king king king
Gros Marcel

9 inspired from Philou l'Embrouille on May 29 2009


Tirer des bords de bar en bar

J'ai apprécié l'illustration de la VMG par les trois équipages qui se tirent la bourre pour être le 1er au bar; ça fleure bon l'ambiance "café racers" (Je croyais J-M un peu trop jeune pour avoir eu "vent" de cette époque). Donc je récapitule, pour optimiser sa VMG, il faut une motivation à la hauteur, et pour J-M c'est une boisson alcoolisée! Rappelle-moi la signification de VMG ? la Vinasse me Met la Gerbe ?
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Philippe ROUARD
151 posts

11 inspired from gros Marcel on May 29 2009


Un second Grosmarcel perplexed

Chouette large smile large smile Si on en trouve un troisième, on va pouvoir déposer les statuts d'une assoc' ! ( Et ouais...c'est comme ça...il faut au "MINIMUM" un président, un secrétaire, et un trésorier...)

D'après vous, les copains? Qui peut bien être cet usurpateur d'avatar ?

au "MINIMUM", moi, je verrais bien Patrick CESSOIM...

Ce n'est qu'une hypothèse, pas une accusation king

PHIL tout court
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Patrickm
72 posts

14 inspired from Philou l'Embrouille on May 29 2009


Démasqué?

Quoi? tu m'as reconnu? Faut dire que je n'ai pas encore ni le style, ni le verbe, mais je m'entraîne large smile
Jagard
0 post

10 on May 29 2009


VMG ELECTRONIQUE

Si vous êtes maintenant accro au vmg, sachez que le petit gps de poignet foretrex 201 calcule en temps réel votre vmg pour peu que vous lui ayez dit quel est votre destination. En rando l'interêt est de gagner du temps sans passez son temps sur la table à carte, le meilleur bord apparait en permanence et le meilleur angle par rapport au vent aussi, une fois le premier choisi!! accroché à la barre grâce a son velcro, un coup d'oeil suffit pour faire son choix en permanence, tout ça pour à peu près 200€, sachant qu'il fait bien sûr tout ce que sait faire un positionneur classique: position, vitesse, heure estimée d'arrivée, cap, trace,way points etc etc....
Yvesc
0 post

12 on May 29 2009


QI en hausse mais je reste quand même attaché à mon cerveau reptilien

Dire que comme Mr Jourdain je faisais du vmg sans le savoir.Du penon il me restait que l'image d'un bout de ficelle qui je trouvais allait bien à ma caravelle en bois , mais sans plus.Quand une foultitude d'années plus tard j'ai pris livraison de mon magnum vous comprendrez mon émoi face à cette magnifique girouette offerte par le chantier.Emoi de courte durée car je croyais naïvement qu'elle allait tout me dire (ou vais-je, d'ou viens-je et surtout par quel chemin) en faite elle portait bien son nom d'ou ma déception et sa nouvelle attribution en sortie de cave pour me montrer la sortie les jours de tempête.Depuis j'ai repris la méthode planche à voile j'abats je prends de la vitesse et je remonte progressivement en bordant ma voile dans le lit du vent jusqu'ou je sens que je suis au maximum...Certes tout ça a ses limites car à ce petit jeu j'ai souvent été dépassé par plus rapide que moi.Bref quand on sait qu'on sera jamais le premier au bar il vaut mieux charger le bateau avant de charger le capitaine.
Yvesc
0 post

13 on May 29 2009


QI en hausse mais je reste quand même attaché à mon cerveau reptilien

Dire que comme Mr Jourdain je faisais du vmg sans le savoir.Du penon il me restait que l'image d'un bout de ficelle qui je trouvais allait bien à ma caravelle en bois , mais sans plus.Quand une foultitude d'années plus tard j'ai pris livraison de mon magnum vous comprendrez mon émoi face à cette magnifique girouette offerte par le chantier.Emoi de courte durée car je croyais naïvement qu'elle allait tout me dire (ou vais-je, d'ou viens-je et surtout par quel chemin) en faite elle portait bien son nom d'ou ma déception et sa nouvelle attribution en sortie de cave pour me montrer la sortie les jours de tempête.Depuis j'ai repris la méthode planche à voile j'abats je prends de la vitesse et je remonte progressivement en bordant ma voile dans le lit du vent jusqu'ou je sens que je suis au maximum...Certes tout ça a ses limites car à ce petit jeu j'ai souvent été dépassé par plus rapide que moi.Bref quand on sait qu'on sera jamais le premier au bar il vaut mieux charger le bateau avant de charger le capitaine.
Patrick

23 inspired from yvesc on June 2 2009


Reptile écervelé

J'ai tenté de mettre à profit la théorie (J-M, quel buzz !) acquise la semaine précédente à l'occasion du convoyage de mon Tricat à St Malo pour la Multi-Malo :
  • 35 miles,
  • vent NE 15 noeuds, risées 18 à 20,
  • route à suivre SW.


Mes conclusions : Sans matériel sophistiqué à bord (juste un petit Explorist), il n'y a plus que l'instinct.

Un fois arrivé à St Malo, j'ai observé notre route par rapport à la route directe et il est clair que la direction des vagues a influencé/influé sur mon angle de descente. L'angle de descente est plus proche de la route directe (soit le plein vent arrière) quand les vagues permettait de surfer; sur l'autre bord, il fallait approcher le largue pour atteindre la même vitesse et appuyer davantage le bateau. Et ça, cela ne se calcule pas.

Autre constatation : le compromis cap/vitesse est sans doute plus facile à estimer autour de 3 bouées que sur un parcours de 35 milles, particulièrement quand on peut s'étalonner sur la concurrence.

Mais au final, on s'est fait plus de 4 heures de spi, donc heureux de s'être allongé la route ;)
Fabien

15 on June 1 2009


Belle lecon

Simpas ce petit Tuto Jean-Marc... Mais il va maintenant falloir t'entrainer, tu as un 11.7 à battre... :cool:
avatar
Jmarc S.
Associate, 1871 posts

16 inspired from Fabien on June 1 2009


C'est fait...

13,5 noeuds dimanche... et sûrement plus aujourd'hui, sous GV seule pendant un grain orageux sérieux mais GPS pas branché. 5 planqués dans la cabine pendant que j'étais tout seul à la barre sous un déluge de (grosse) grêle, pas trop la tête à jouer avec le GPS... :confused:

Je pense que j'étais plein vent arrière "réel" mais grand largue "apparent" (pour ceux qui ont tout capté au tuto ;) )
PHIL

17 inspired from Jmarc (Nautical Trek) on June 2 2009


Il marche en crabe, l'Astus 22 perplexed

Y'a pas de doute , mon petit Jean-Marc, pour le tutoriel, il va falloir que tu nous fasses une petite piqure de rappel...

Plein vent arrière "réel" mais grand largue "apparent"... Il y avait donc un fort courant de travers, d'au moins 5 noeuds, que tu aurais essayé de ne pas trop subir en naviguant les deux dérives relevées ?

Trop fort l'artiste !

Tu es sûr que tu étais en Méditerannée, là ?

PHIL
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Jmarc S.
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18 inspired from PHIL on June 2 2009


Recalé...

Effectivement, y'a un bug dans mon explication vu qu'au plein vent arrière, mon vent apparent reste "vent arrière" mais moins fort. :confused:

Remettons un peu d'ordre dans mes souvenirs encore fumants : la GV est débordée au maxi jusqu'à venir contre les haubans. Les penons sont orientés 3/4 arrière donc je suis au grand largue apparent.

A vue de nez, le vent apparent déboule à environ 6 beauforts (entre 20 et 25 noeuds) et je dois glisser à une vitesse entre 12 et 16 noeuds.

Déterminez l'allure du vent réel, sa force et l'age du capitaine. :shocked:

Je ramasse les copies à la fin du cours. ;)
Eric34
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19 inspired from Jmarc (Nautical Trek) on June 2 2009


Hassan Sehef, c'est possible...

Si, si, tu vas plus vite que le vent réel en vent arrière (avec un moteur par exemple) et ta GV se met en position grand largue mais à contre... king king king

j'ai bon chef !?
Gros Marcel

22 inspired from Jmarc (Nautical Trek) on June 2 2009


Là...Le maître botte en touche...et attend qu'on lui renvoie la balle...

Donc, le Maître n'assure pas...

Je note ... king king

La grêle sur le sommet du cräne, et sans couvre-maître, même avec une épaisse chevelure "à la Michel Drucker", ça peut faire des dégâts aux neurônes les plus endurcis...

Nous allons le laisser se dépêtrer de cette ineptie nautico-théorique...

Grosmarcel ( le vrai! celui qui est complètement chauve...)
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Jmarc S.
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24 inspired from Jmarc (Nautical Trek) on June 2 2009


Réponses

J'ai ajouté un dernier chapitre à cet article pour illustrer ce cas particulier...
Telled
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25 inspired from Jmarc (Nautical Trek) on June 2 2009


Qqs videos

La situation de JM illustre bien le fait que parfois il faut mieux abattre en grand pour sauver la mise plutot que de choquer. Le tout depend de sa vitesse. J'ai essaye ce WE d'illustrer ce qui se passe entre un bord de largue lancé ou non.

1° video: on suit au depart un cap au largue par rapport au vent reel, voiles (trop) bordées. Puis lof tout en gardant le meme reglage de voile (au moment ou j'ai tourne le portable). Malgre la faible qualité de la video, je pense que l'acceleration est facile a noter. puis lente abattée jusqu'au moment ou on constate que ca ralentit de nouveau. C'est le cas du bateau "rouge" qui prend un cap identique au "bleu" sur les illustrations de JM (bord de descente au vent)pour ensuite revenir sur son cap initial

2° video

Le meme bord de largue,le meme cap et plus ou moins le meme vent mais cette fois-ci en ayant lancé un maximum sur un bord de bon plein pour ensuite abattre lentement tout en continuant d'accélérer. Comme j'ai pas remonté tout l'elec du tri 22 le loch ne marche pas, mais bon sur le meme bord avec le meme vent, sur le debut de la 1° video le delta de vitesse est flagrant.
Telled
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20 inspired from eric34 on June 2 2009


20-25 noeuds avec l'astus 22

Salut JM,

je suis en train de mettre sur youtube 1-2 videos de ce WE. Memes conditions dans le nord (mais sans averses) : 20-25 noeuds (plutot 15-20 etabli et raffale jusque 25) NE.

Je voulais savoir tu laisses quoi sur l'Astus 22 dans ces conditions? sur l'edel tri 22, il a encaisse ca avec GV haute et juste 2 tours sur le genoi (suppression du recouvrement avec la GV, sinon bizarrement il tire au lof). c'est la premiere sortie un peu plus musclé avec le tri22 et je trouve qu'il a une sacree peche le "grand pere".
PHIL

21 inspired from eric34 on June 2 2009


Un bel hommage à Bruno Carette...

...trop tôt disparu...

Merci Eric de te souvenir de lui...

S'ils ont internet, là-haut, il doit bien rigoler en lisant ton post! ...Mais, bon, j'y crois pô trop en ce moment cry cry

PHIL
Thierryh
31 posts

26 on June 3 2009


J'en ai revé , Jean Marc l'a fait

Bravo pour cet article que j'aurai voulu faire sur trispeedcup . Pris par mon emploi du temps, tu m'a devancé, de toutes façons j'aurai eu du mal a faire aussi bien.
Vinc

27 on June 10 2009


Mieux que les glénans

Nickel les explications, donc si je comprends bien, c'est au largue que le vent apparent est le plus fort, car un vent réel portant "annule" une partie du vent relatif et donc réduit le vent apparent. Par contre je crois comprendre que la vitesse maximal possible s'acquiert au portant (grand largue), est ce que ça veut dire qu'elle n'est possible qu'en utilisant l'inertie du bateau (c'est à dire le moment ou l'on veut gratter encore un peu sur le vent apparent en abattant vers un vent réel portant), et que donc une vitesse "maximale" ne peut durer qu'un moment?

Edited by Votre nomvinc on June 10 2009

Eric34
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28 inspired from vinc on June 10 2009


Aaarrrrrrgggghhh.....

Mais cela n'en finira donc jamais.... :shocked:

je vais m'acheter un jet ski moi tiens puisque c'est çà king king king

@Jmarc: une interro surprise les calmera je pense !!! large smile
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Jmarc S.
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29 inspired from vinc on June 10 2009


Vent apparant et poussée vélique

C'est un peu plus subtil... Lorsque tu remontre au vent (bon plein ou près), c'est là que ta vitesse se transforme "le mieux" en vent apparent additionnel. Par contre, l'orientation de la poussée vélique (la force générée par les voiles) n'est pas optimale. Une bonne partie de cette force est gaspillée et du coup, il n'en reste pas des masses pour la vitesse du voilier.

Lorsque tu es au portant (largue ou grand largue), ta vitesse a tendance à réduire la force du vent. Mais comme l'angle de la poussée vélique est bien meilleur, ce vent, même moins fort, te permet mal grès tout d'avancer plus vite. Et en allant plus vite, tu finis par augmenter la force du vent apparent, etc...
Ribinn

30 on June 24 2009


OK ... sauf quelques approximations

La présentation est remarquable de pédagogie et permet à la plupart de mieux sentir les choses. Cependant, il y a 2 approximations qui méritent correction :

Concernant "défier la pétole", il est suggéré qu'à environ 50° du vent, on peut atteindre la vitesse max par petit temps. Ma connaissance de la physique de la voile est que la vitesse max ne peut pas être atteinte à un angle plus serré que 90° du vent. Pour être plus complet, le cap de la vitesse max se situe entre 90° et 90°+l'incidence min que permet le plan de voilure. Cette dernière situation donne la plus grande vitesse atteignable, à condition que la traînée soit très faible (char sur glace typiquement).

Concernant le coup de fouet, une augmentation de la vitesse pour un meilleur cap suppose un changement de réglage ou de traînée. Allonger la route est une alternative pour atteindre cette vitesse supérieure : elle a l'avantage de rallier plus vite cette vitesse et l'inconvénient de rallonger la route.
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Jmarc S.
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31 inspired from Ribinn on June 25 2009


Approximations... avérées

S'il est vrai que les valeurs des vitesses et des angles illustrés dans les schémas sont approximatives, elles servent avant tout à illustrer des situations... constatées réellement sur l'eau ! large smile

Ce sont donc peut être certaines théories qui sont à corriger... ou tout du moins à nuancer en fonction de l'engin utilisé, de sa capacité à se créer du vent apparent et également des conditions de vent. ;)
Ribinn

33 inspired from Jmarc (Nautical Trek) on Apr. 4 2010


Cap de la vitesse max

Si tu as enregistré ta vitesse max à un angle proche de 50° du vent, je te recommande de prévenir Guinness javascript:dosmilie(';)'). Par exemple, à cette adresse http://www.trifoiler.info/medi...lar_Diagram.jpg on voit que la vitesse max par petit temps est atteinte vers 105° ! A ta disposition pour une démonstration en rapport. ;)
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Jmarc S.
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34 inspired from Ribinn on Apr. 6 2010


Tu n'es pas le premier...

Et surement pas le dernier, à avoir du mal à croire que l'on puisse aller plus vite en remontant au vent qu'en decendant au portant... C'est pourtant ce que l'on a encore constaté en régate il y a 2 jours avec 17 autres collègues en multicoques. Il y avait quelques noeuds de vent seulement et l'on se trainait entre 4 et 5 noeuds à 105 degrés environ du vent réel. Quand ce dernier a fini par basculer au sud (60 à 70 degré environ), on a enfin pu profiter du vent apparent créé par notre vitesse et cette dernière est montée au dessus des 6 noeuds.

Les polaires de vitesses que tu cites en exemple ne correspondent pas à ce que j'appelle du petit temps. Elles sont calculées pour 12 noeuds de vent réel soit force 4 ! Le "petit temps" évoqué dans cet article, c'est force 1 à 2 soit entre 3 et 6 noeuds de vent réel. Si dans ces conditons de vent, tu constates sur un voilier "rapide" que tu vas plus vite à 105 degrés qu'à 60, alors oui, je veux bien une démonstration wink
Thierryh
31 posts

35 inspired from Jmarc (Nautical Trek) on Apr. 6 2010


Les photos, les photos!

Ce qu'on attend avec impatience, c'est les photos de la multimed. Un pro comme toi, tu va pas nous dire que t'en a pas fait :shocked:
Ribinn

36 inspired from Jmarc (Nautical Trek) on Apr. 9 2010


Et si tu mesurais les conditions ?

6 noeuds de vitesse par 4,5 noeuds de vent à 65° du vent, ça donne environ 26° du vent apparent : mieux que la majorité des quillards au prés serré ! Es tu sûr que le vent n'a pas légèrement augmenté en virant au sud ? Avec 6 noeuds de vent, ça fait 32° du vent apparent ! De plus, comme l'explique parfaitement F. Bethwaite, c'est autour de 4 à 6 noeuds que le vent passe de laminaire à turbulent : C'est d'une part 50% de plus, c'est d'autre part souvent 40% supplémentaires dus à un meilleur gradient du vent.

Encore une remarque : je dis que c'est au travers et non au portant qu'un voilier va plus vite.
Ribinn

37 inspired from Jmarc (Nautical Trek) on Apr. 9 2010


Au fait, la démonstration ...

Un texte peut être un peu long et le dessin t'a déjà été transmis par mail ................. ....................... Titre : Le cap pour la vitesse max se situe entre 90° et 105° (sauf lorsque le voilier est en surcharge vélique) - La théorie de l’arc capable : Le texte : La vitesse max suppose un angle de remontée permettant de créer le max de vent apparent (angle beta). La question est donc : pour un beta donné quel est l'angle de remontée qui donne la meilleure vitesse ? Pour un vent donné (W), le lieu de tous les points « iso beta » est un cercle. Le graphe à joindre montre la flèche orange représentant le W, et les flèches verte pour le vent apparent et rouge pour le vent vitesse.

Le point A correspond à point quelconque avec un cap très abattu et une vitesse et un vent apparent non max par comparaisons aux points B et C. Le point B est abattu de 90°+beta : il peut avoir la vitesse maximale sans avoir le vent apparent max. Le point C est plein travers (90°). En ce point, le vent apparent est maximum : il dispose donc du max de puissance pour ce beta. Par contre, sa vitesse est plus faible qu’en B. Il est bien sûr possible d'adopter un cap plus lofé qu'en C mais ce sera avec puissance et vitesse plus faibles.

En théorie, le point B correspond au cap donnant, pour un vent donné, la meilleure vitesse ... à condition d’une faible traînée (moins besoin de puissance). Si la traînée est trop élevée, il faut lofer jusqu'au point C pour trouver de la puissance . Si à 90° du vent, on n'arrive toujours pas au beta min recherché, cela veut dire que la traînée est trop importante ! Bien sûr, il suffit de reprendre le raisonnement en réduisant le cercle qui intercepte le vent (W) et on se retrouve avec un angle entre 90° et 90+le nouveau beta°.

... ouf, c'est difficile sans le dessin !
Clem

32 on Oct. 2 2009


Extra !

Je voyais pas trop comment un bateau pouvait avancer plus vite que le vent, c'est maintenant parfaitement compris ! Un grand merci, votre site est en favoris, je vais lire le reste !
83.203.35.34

38 on Jan. 21


Bravo pour les explications pour néophyte

Je commence à me passionner pour la voile via une course avec VLR, mais pour comprendre c'est parfois difficile. Vos explications alient à la fois la simplicité et la technicité. bravo!

 

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