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3 Magnum 21 à Porquerolles

De Jean-Marc S. (Raz'Motte), mai 2004

"Cette première rencontre méditerranéenne à rassemblé 3 Magnum 21 (Escapade, Bibi et Raz' Motte) lors des 3 jours du week-end de la Pentecôte.

Si l'on compare au grand rassemblement organisé par le chantier Virusboats le même week-end à Quiberon, c'est plutôt léger... mais si l'on considère la flotte des 5 Magnum identifiés (et informés) dans la région PACA, c'est 60% de l'effectif qui a fait le déplacement !

On a bénéficié d'une météo correcte avec du soleil (parfois voilé) et du vent force 2-3 et terminant le lundi après midi à 5-6 beaufort. L'eau à 19 degré permettant quelques baignades (pas toujours volontaires d'ailleurs).

La navigation du samedi a démarrée tardivement à cause d'une mauvaise surprise sur la cale de mise à l'eau. La capitainerie nous informe que l'on ne peut pas mater là à cause de l'aéroport à proximité et qu'il faut mater sur l'eau à l'autre bout du port (j'avais pourtant maté au même endroit la semaine précédente...).
On peut dire que cela ne nous a pas facilité la tache et fait perdre pas mal de temps.
C'était plutôt rageant de devoir se plier à ce règlement alors qu'il y a un poteau d'éclairage d'une douzaine de mètre de haut à proximité immédiate de la cale et qu'il y a des voiliers (maté évidemment) au ponton à quelques mètres de là...

On s'est détendu en allant pique niquer à proximité sur une plage avant de continuer vers la Presqu'île de Giens et Porquerolles.

Alors que j'optais pour tirer des bords au raz de la côte (c'est pas pour rien que le bateau s'appelle Raz' Motte), Marc, accompagné de Ian (qui avait délaissé pour l'occasion son Virus Plus "Tipota") tirait de grand bord vers le large... les 2 options se sont avérées équivalente puisque l'on s'est retrouvé une heure plus tard au même endroit au même moment.
 

On a ensuite taillé sous spi entre les îlots devant Giens pour arriver à notre destination finale : la pointe Prime sur Porquerolles.
Cette petite presqu'île tranquille se situe entre le port de Porquerolles et la Plage d'Argent.

Le temps de monter les tentes igloo sur les trampolines (sauf Ian qui testait l'option de dormir à la belle étoile dans son duvet équipé d'un sur-sac étanche)...


et non retrouvons notre table réservé au restaurant de la plage d'Argent sur la superbe terrasse en bois surplombant la plage maintenant déserte.  l'endroit est magnifique et vraiment paisible.  Le repas n'est pas bon marché mais délicieux.

Les lampes torches sont ensuite indispensables pour rejoindre, par le sentier littoral, nos magnum qui nous attendent à 500 mètres de là.

Mauvaise surprise en débouchant sur notre petite plage : on distingue maintenant nettement les bruits de l'animation nocturne du village... C'est un mélange plutôt cacophonique entre la musique d'un groupe de Jazz sur le port et la sono d'une fiesta sur un bateau au mouillage, le tout entrecoupé régulièrement par le cri tonitruant d'un Tarzan marin.
Mais la mer est calme et le vent bien tombé. Les bateaux sont parfaitement immobile et stables grâces au réserves de flottabilités gonflées puis glissées sous les coques.

Le réveil le lendemain matin est bien plus paisible.  L'une des grosses bouées (moins de 5 euro chaque !) utilisées par Marc pour stabiliser le magnum s'est dégonflée sans que cela nuise au confort de la nuit (La nuit suivante, elle sera même remplacée par la bouée fer à cheval apportée par Ian !)

Le vent se lève à 10 h pour nous permettre de continuer la ballade. Nous partons pour un tours de l'Ile de Porquerolles (une vingtaine de kilomètres).
Au passage, nous assistons à une étrange procédure de départ d'une régate locale.
Les équipages sont sur la plage. Au top départ, ils se jettent à l'eau avec leur annexe et rament comme des forcenés jusqu'à leur bateau mouillé dans la baie (certains le font même à la nage !).
Une fois monté à bord, les voiles sont hissées en vitesse pendant que l'ancre est remonté puis les bateaux s'échappent du mouillage au vent arrière.
Ce qui est vraiment impressionnant, c'est qu'il y a beaucoup de bateau au mouillage (une centaine) et qu'on avait même hésité à y passer au travers avec le Magnum tellement ils sont mouillés proche les uns des autres.
Alors, quand on voit débouler les 30 premiers concurrents à travers le mouillage avec leur bateau d'une douzaine de mètre, cela parait incroyable qu'ils ne se rentrent pas tous dedans.


Nous continuons notre tour de l'Île. La cote sud est vraiment sauvage, voir hostile. c'est une succession de roche et petites falaises. on s'arrête pique niquer sur la seule petite plage que nous trouverons de ce coté.

La partie ouest/ nord-ouest de île que nous atteignons à la fin est beaucoup plus accueillante. on y trouve quelques belles plages ainsi que de nombreuses minuscules plage nichées au fond de petites criques.

On s'arrête à celle du grand Langoustier où les enfant en profite pour "plonger" avec les masques et tuba... mais aucune trace de langouste.

Par contre, les goélands du coin viennent vraiment près pour quémander une part du goûter.

 

Le soir, retour à la Pointe Prime, ou plutôt dans le recoin que forme sa base afin de se protéger du bruit venant du village.
Cette fois, nous irons nous restaurer au village distant d'un kilomètre seulement


Puis arrive René sur son Magnum "Escapade", accompagné d'Armelle. On s'active tous pour les aider à installer leur mouillage et leur tente avant la tombée de la nuit.

Cette deuxième nuit sera bien plus tranquille que la précédente, certains en profiterons pour aller assister au concert / bal organisé sur la place du village. c'est déjà l'ambiance de l'été...

Le lundi, le vent est de nouveau au rendez vous à 10h.  La météo annonce un coup de vent d'ouest à force 6 pour l'après midi. On décide sagement de ne pas tailler vers l'Ile de Port Cros distante d'une douzaine de kilomètres. Il aurait fallut revenir au prés serré et face aux vagues pendant le coup de vent.

On part alors vers les îlots devant la presqu'île de Giens pour pique niquer sur une plage déserte.

Le coup de vent annoncé s'installe pendant le repas rendant le redémarrage plutôt chaud.
Au moment du départ, Escapade s'échappe des mains de René et file droit sur Raz' Motte. Je me jette à l'eau en urgence pour éviter le choc. Heureusement que le Magnum est léger.

Une tentative de départ avec un moteur récalcitrant qui cale se solde également par un retour forcé sur la plage.
Finalement, c'est le départ direct à la voile qui fonctionne le mieux, même si la présence de récifs affleurants et d'îlots juste sous le vent rendent la manoeuvre stressante.

Avec un ris dans la grand voile, on déboule rapidement au grand largue vers Porquerolles sur une houle d'1m50.

Une halte de nouveau à l'abri de la plage du grand Langoustier nous permet de nous remettre de nos émotions ... et bobos (La tête de René ayant rencontré la poulie du palan de grand voile dans un empannage surprise).

Le retour vers Hyères au travers / bon plein sera également musclé et humide... J'ai regretté d'avoir largué ce ris. René qui l'avait conservé allait d'ailleurs plus vite que moi.
Cela n'a visiblement pas gêné Léa et Julie, 5 et 7 ans, qui nous réclament encore plus de vague et d'embruns !

Voilà, fin d'un week-end de 3 jours dont le dépaysement et l'intensité équivaut largement à une semaine de vacance !"

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