Skip to main content Help Control Panel

Escapade aux îles de Lérins en Magnum 21


La "Grande Bleue"

Août 2008, c'est déjà loin… Et pourtant les souvenirs sont là, encore présents.

Ça y est, nous y sommes, devant la Grande Bleue…
Nous arrivons sur la petite cale (1) proche du Palm Beach à Cannes. Il est 7h30 quand nous commençons le montage de Tri Fentus.

Une heure trente plus tard, le bateau est mis à l'eau. Je vais stationner le camion et la remorque sur le parking gratuit (2) (merci Jean-Marc pour la rubrique "cales de mise à l'eau").

A cette heure matinale, même au mois d'août, il n'y a pas grand monde, la vie est belle, nous allons naviguer dans un coin sympa avec un vent chaud, une mer chaude et … Beaucoup de bateaux à moteur. Mais où sont donc les voiliers perplexed

Nous sortons du port au moteur pour mettre la toile, toute la toile parce que le vent est quasi nul. Les vagues des vedettes arrivent de l'arrière et viennent remplir le cockpit.

Heureusement, le coffre est fermé, sinon nous étions bons pour pomper dans la coque centrale une bonne trentaine de litres d'eau.

A force de se faire chahuter par les bus flottants, ma femme commence à se sentir nauséeuse. On change de cap pour partir vers l'Est de l'île Sainte-Marguerite (3), en longeant le fort royal (4) et la côte.


C'est calme et « Tousse lui dessus… » (mon moteur), vient nous épauler par moment, pour longer la pointe du vengeur (5) et passer entre la pointe de la convention (6) et l'île de la Tradelière (7).

Les fonds sont beaux et proches, les têtes de roches affleurent, la dérive remonte… Mais nous passons en douceur au ralenti.

On passe la pointe du Carbonel (8) et on longe la côte sud de Sainte-Marguerite pour trouver un mouillage pour manger.

C'est un p'tit bout de crique (9) qui nous accueille. Par 4 mètres de fond, nous mouillons l'ancre sur un écrin de sable.

Il fait chaud et l'eau limpide nous tend les bras… Rien que pour cela, ça vaut bien les 1350 km de trajet !!!

Vive le thermique !

Nous levons l'ancre en milieu d'après-midi. Le thermique léger est en place et nous longeons la côte au plus prés pour découvrir les eaux turquoises du plateau du milieu.

Il y a du beau monde au mouillage et c'est avec un regard légèrement inquiet qu'ils nous voient slalomer sous voiles entre les coques rutilantes de leurs yachts aux mouillages. C'est triste la vie de millionnaire…

Allez les écrevisses, nous on continue vers la pointe du Dragon (10), puis la pointe du Batéguier (11) pour refaire une halte baignade (12) et remettre le bout de relevage de la dérive (séquence bricolage au couteau suisse…).

Le vent est établi à présent. Nous décidons de reprendre le tour de l'île Sainte-Marguerite par son Est, comme ce matin, mais avec plus de vitesse cette fois-ci.
A présent ça change de décor. Ca file et défile beaucoup plus vite.

Déjà l'île de Tradelière (7) à Tribord. Pas de rase cailloux avec le clapot, on file vers Saint-Honorat (13) et la pointe Saint-Féréol (14) à l'Est de l'île.

Nous logeons la côte nord de « l'île aux moines » où les cigales troublent avec bonheur le calme ambiant. Le port des moines est à Bâbord, puis la chapelle Saint-Sauveur (15) et déjà la pointe du Barbier (16) nous oblige à empanner en direction du monastère fortifié (17) et de l'abbaye (18).

Le vent est régulier en cette fin d'après-midi. Il nous donne envie de continuer encore notre route. Tri Fentus a des ailes et les sensations de vitesse sont très agréables.

Les passes entre Saint-Honorat et l'ile Saint-Féréol (14) sont évitées. Nous reprenons  la direction du plateau du « grand jardin »  et ses eaux turquoises aux sud de Sainte-Marguerite.


Le décor est planté pour notre mouillage de ce soir (19). C'est amarré au corps mort d'une bouée de plage (aucun baigneur) que nous allons manger et dormir.

La météo annoncée pour la nuit est bonne, la mer est calme. Le « grand jardin » a retrouvé sa quiétude, les mangeurs de gasoil encore présents préparent la soirée sur leurs banquettes en alcantara. Nous sommes bien sur nos trampolines… La brise s'éteint, le soleil se couche sur « le massif de l'Esterel », c'est la belle vie.

Couchage "test"

Nous allons remplir nos bouteilles d'eau sur l'île de Sainte-marguerite dans une des nombreuses pompes manuelles (marquées sur les plans d'informations pour touristes).

Retour sur le bateau à la nage, c'est déjà l'heure de l'apéro et du casse-croûte. Sur "la côte", La nuit tombe plus vite qu'en Bretagne, aussi nous préparons notre couchage.

Nous allons tester notre nouvelle solution. L'idée empruntée à Marc (Virus), consiste à combler le cockpit jusqu'au pont du bateau pour avoir une largeur de couchage de presque 1.60 m (largeur entre les haubans).

Pour cela, nous avons écumé les grandes surfaces de sport et les solderies en tous genres, pour retenir la solution de deux matelas gonflables superposés.

Celui de dessous (un modèle de "Décath") étant décalé vers l'arrière du bateau en raison de la présence du puits de dérive.
Le matelas supérieur, plus épais, vient se poser au dessus du puits, juste derrière la poutre avant.

Attention !!! Prévoir un gonflage suffisant pour ne pas avoir un couchage trop souple, voir carrément mou (adepte du couchage sur planche de bois, s'abstenir…).

Ensuite, c'est le jeté de tente version "2 second" (couchage 140 cm), attachée avec des sandows à boules, et l'hôtel est monté.

C'est à peu prés à ce moment que vos voisins sur leurs grosses vedettes commencent à vous ignorer… Quel pied !!!

Les premiers moustiques viennent caresser les jambes de ma Bretonne, c'est l'heure de rentrer dans notre cabine…
Il fait chaud, l'air est moite, le matelas est un peu mou, qu'importe, la journée a été belle.

La nuit nous berce, nous roule au rythme lent d'une houle d'Est, la fatigue fait son travail… la prochaine fois je prends des bouées de flotteur pour stabiliser le bateau.


2ème jour

Notre réveil est matinal mais ensoleillé, la rosée du matin recouvre l'ensemble du bateau, la lumière est belle, les prises de vues aussi… Le photographe ne rechigne pas à se mettre à l'eau à 7 heures du matin, la journée commence bien.

Démontage du « Boat people », dégonflage de notre couchage et déjeuner sur les trampolines, c'est quand même mieux que le Formule 1 !!!


Le vent est faible ce matin. Nous quittons le mouillage vers 9H00 avec regrets.
L'heure du retour a sonné. Nous longeons la pointe du Dragon (10), puis la pointe du Batéguier (11).

D'ici, c'est le retour à la civilisation, le va et vient incessant des vedettes qui nous poussent à prendre la direction de la pointe de la croisette et le petit port du casino.

Il est environ 11 H00 quand nous arrivons à la cale de mise à l'eau (1). Je vais chercher le camion et la remorque sur le parking, rien n'a bougé.

Avec cette chaleur, le démontage est un calvaire. En plus, beaucoup de bateaux mettent à l'eau, il y a des déchargements pour le casino, c'est un joyeux bordel.

Qu'est-ce qu'on était bien sur les îles au calme…

Stef, février 2009

Comments

Tools
* Post a comment
Monitor
Recent pages
Recent files
Recent comments